Alors que Donald Trump va s’adresser à la nation, mercredi soir à 21h locales (jeudi 3h du matin heure française),au sujet de l’Iran, cette information fait écho à celles annoncées la veille. Après avoir déclaré mardi que les États-Unis quitteraient ce pays dans «deux ou trois semaines», qu’un accord soit conclu ou non, et que le détroit d’Ormuz reste bloqué par la République islamique ou non, les réactions à ce nouveau revirement ne se sont pas fait attendre. Les places boursières enregistrent ce jour dans la foulée une forte hausse et le prix du baril de Brent redescend sous la barre des 100 dollars. Autrement dit, sensible au moindre propos de l’homme à la tête d’une puissance économique incontournable, exerçant une influence significative sur les affaires mondiales, aujourd’hui engagée dans une guerre à haut risque, le monde entier retient sa respiration, voire mise sur un changement de cap de la Maison Blanche. Face à cette situation et au caractère imprévisible des décisions qui seront prises, Women eLife s’en tient à un optimisme mesuré, compte tenu des impacts abominables d’une guerre qui outre les considérables dégâts matériels et conséquences économiques auxquels elle donne lieu, entraine d’innombrables pertes humaines pour leur part irréparables et condamnables. Cette actualité conduit votre magazine féminin indépendant ouvert sur le monde, à, revenir sur l’enlèvement à Bagdad, en Irak, de Shelley Kittleson, une journaliste américaine à qui l’on doit de nombreux reportages au Moyen-Orient. Basée à Rome, collaboratrice indépendante pour Al-Monitor, Foreign Policy, Politico et la BBC, elle se rend fréquemment dans la région. Dylan Johnson, secrétaire d’État adjoint aux affaires publiques mondiales, a déclaré être « au courant de l’enlèvement d’une journaliste américaine à Bagdad » et suivre l’affaire de près. Le ministère irakien de l’Intérieur a pour sa part déclaré que les forces de sécurité avaient arrêté un suspect et saisi un véhicule utilisé lors du crime, et qu’elles recherchaient activement des complices présumés dans l’espoir de retrouver Kittleson qui n’était pas en reportage lors de son enlèvement. De source sure, on sait que le gouvernement américain a « agi immédiatement » et « travaille activement, au sein de plusieurs agences et ministères », en sa faveur. Dylan Johnson a précisé qu’un suspect « ayant des liens avec le groupe paramilitaire Kataib Hezbollah, proche de l’Iran et soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement, a été placé en détention par les autorités irakiennes ». Il a par ailleurs mis en garde les Américains, y compris les journalistes, contre tout voyage en Irak. Le Comité pour la protection des journalistes « appelle les autorités irakiennes à tout mettre en œuvre pour retrouver Shelley Kittleson, assurer sa libération immédiate et en toute sécurité, et traduire les responsables en justice », a déclaré Sara Qudah, directrice du Comité pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. La Fondation internationale des femmes dans les médias a tenu à mettre en avant : « Ses reportages courageux ont couvert des zones de conflit à travers le Moyen-Orient » avant d’ajouter : « C’est une journaliste légitime qui ne fait que son travail pour informer le public international.». Selon le National Press Club. « L’enlèvement présumé de la journaliste américaine Shelley Kittleson à Bagdad est alarmant et inacceptable » .Journaliste reconnue pour la qualité de ses reportages, Shelley Kittleson a été enlevée ; un acte qui nous rappelle que les reporters ne sont pas des cibles, mais aussi qu’il constitue une atteinte à la liberté de la presse partout dans le monde. Women eLife qui constate quotidiennement la présence et l’engagement sur les zones de guerre de nombreuses femmes journalistes, forme le vœu d’une libération rapide de cette journaliste de terrain dont le travail pour informer le public international se doit d’être salué.