SOINS INFIRMIERS : UN MÉTIER DONT NOTRE SANTÉ DÉPEND

Ce contenu est réservé aux membres. Vous devez être connectés pour le voir. Pas encore membre ? Rejoignez-nous.
La Journée internationale de l’infirmière qui a lieu en ce 12 mai, permet de souligner l'importance de ce métier au regard des difficultés auxquelles se heurte notre système de soin,...

La Journée internationale de l’infirmière qui a lieu en ce 12 mai, permet de souligner l’importance de ce métier au regard des difficultés auxquelles se heurte notre système de soin, mais aussi l’impérieuse nécessité d’attirer une nouvelle génération de ces soignants.

Des réalités dont on prend conscience lorsqu’on sait que les établissements de santé traversent une crise profonde de recrutement, que des lits ferment faute de personnel et que les équipes hospitalières travaillent sous tension permanente.

Aujourd’hui, les besoins en personnel infirmier sont massifs dans les centres hospitaliers, les cliniques, les EHPAD, les services de psychiatrie ou encore les structures d’hospitalisation à domicile.

Ces besoins sont à la fois permanents et urgents. Les établissements doivent faire face aux absences, aux remplacements, aux pics d’activité, aux congés scolaires, mais aussi à une pénurie structurelle de professionnels.

Autrement dit, notre système de santé qui est par ailleurs confronté aux déserts médicaux dans de nombreuses régions, se doit de tout mettre en œuvre pour accompagner et fidéliser une nouvelle génération de soignants exerçant en l’occurrence l’un de ces métiers qui font tenir une société debout, celui d’infirmière en faisant partie.

Pour Women eLife, magazine féminin indépendant ouvert sur le monde, cette Journée internationale de l’infirmière fournit également l’occasion de rappeler que cette profession constitue l’un des piliers les plus féminisés de notre système de santé.

D’après les dernières données de l’Ordre National des Infirmiers et de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), on dénombrait au 1er mars 2025, 565 553 infirmiers inscrits.

Parmi ces derniers, 87 % sont des femmes (soit environ 492 000 professionnelles) contre seulement 13% d’hommes.

Cette proportion est restée remarquablement stable au cours de la dernière décennie, bien que l’on observe une très légère progression de la mixité dans les nouvelles promotions d’étudiants.

Concernant la part des femmes, on observe quelques nuances en fonction du mode d’exercice :

  • En secteur libéral, la féminisation atteint 87 %.
  • En secteur hospitalier, les femmes représentent environ 85 % des effectifs salariés.
  • Quant aux Spécialisations, certaines branches sont presque exclusivement féminines, comme la puériculture (IPDE), où les femmes représentent plus de 95 % des effectifs.

Toutefois, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé, si l’évolution de la population et de la démographie infirmière se poursuit au même rythme que ces dernières années, il pourrait manquer jusqu’à 80 000 infirmiers et infirmières en France d’ici 2050 pour répondre aux besoins en soins

Sur la base de ce constat, c’est bien la capacité même de notre système de santé à continuer d’assurer des soins de qualité pour tous qui est en jeu.

Alors que les jeunes professionnels recherchent une activité qui ait du sens, leur permette de se sentir utiles, mais aussi de construire un équilibre de vie durable, le parcours professionnel infirmier n’est plus linéaire. Il peut évoluer au fil des étapes de vie, des aspirations personnelles et des compétences développées.

Il est également utile de préciser que pour de nombreux infirmiers et infirmières, l’intérim permet de découvrir différents établissements, différents services et différentes organisations de travail. Il favorise l’acquisition rapide de nouvelles compétences et offre une plus grande souplesse dans la gestion du temps de travail. De plus, il importe de souligner que le travail temporaire intervient également sur des fonctions hautement spécialisées : infirmiers de bloc opératoire, manipulateurs radio, kinésithérapeutes, médecins ou encore personnels spécialisés en soins critiques.

Au-delà des seuls aspects règlementaires, un travail de fond s’impose qu’il s’agisse de l’attractivité des carrières, la reconnaissance des compétences, la rémunération, les perspectives d’évolution et l’accompagnement des professionnels tout au long de leur parcours.

Pour répondre aux défis à venir et leur donner un large écho, il est indispensable de renforcer les liens entre les acteurs du recrutement, les établissements de santé et les écoles de formation. Autant de mesures qui doivent se traduire par des échanges réguliers avec les écoles, des interventions auprès des étudiants, une présence dans les salons dédiés aux métiers du soin, mais aussi par un accompagnement concret vers l’emploi.

Retour à la bibliothèque Women e-Life :

Partager cette chronique :

Formulaire de contact

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *