Women e-life

Formations : Droit Journalisme ( presse écrite,radio,web) Créateur de la première webradio webtv thématique française baptisée AWI Créateur et rédacteur en chef de Women e Life, un webmagazine féminin indépendant ouvert sur le monde Journaliste professionnel depuis 1978 Ecrivain : Des News d'une webradio active ( livre multimédia avec code QR) Auteur du roman " Enfants-soldats : du virtuel au réel" paru aux éditions MaÏa . Animateur radio ( spécialiste revue de presse , interview et débat ) Rédacteur presse écrite ( nombreuses références) Rédacteur Web ( Aghtm News, Webradio webtv AWI, Women-elife) Inventeur : Site -Info ( borne multimédia interactive )- Awi Glucowatch ( montre bracelet lecteur de glycémies)

HOMMAGE À UNE MAJESTUEUSE SOUVERAINE

La reine Elizabeth II, monarque au règne le plus ancien de Grande-Bretagne, figure de proue de la nation et présence dominante sur la scène mondiale depuis sept décennies, est décédée paisiblement chez elle en Écosse jeudi à l’âge de 96 ans. À sa mort, la reine était chef d’État non seulement du Royaume-Uni, mais aussi de l’Australie, des Bahamas, du Belize, du Canada, de la Grenade, de la Jamaïque, de la Nouvelle-Zélande, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Sainte-Lucie, de Saint-Kitts-et-Nevis, de Tuvalu, des Îles Salomon. Îles, Saint-Vincent-et-les Grenadines et Antigua-et-Barbuda. Travaillant avec 15 premiers ministres britanniques tout au long de son règne, à commencer par Winston Churchill, la reine a été chef d’État pour les gouvernements travailliste et conservateur, suivant la tradition royale moderne de rester neutre sur les questions politiques. Sa dernière fonction publique n’est survenue que mardi, lorsqu’elle a nommé Liz Truss Premier ministre – le 15e de son règne. « La mort de Sa Majesté la Reine est un énorme choc pour la nation et pour le monde », a déclaré Truss devant son bureau de Downing Street où le drapeau, comme ceux des palais royaux et des bâtiments gouvernementaux à travers la Grande-Bretagne, a été abaissé. « Contre vents et marées, la reine Elizabeth II nous a fourni la stabilité et la force dont nous avions besoin. Elle était l’esprit même de la Grande-Bretagne – et cet esprit perdurera. »

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GIORGIA MELONI À LA TÊTE DU GOUVERNEMENT ITALIEN : È POSSIBILE ?

Alors qu’en Italie, quatrième économie européenne, les électeurs vont se rendre aux urnes, le 25 septembre, pour élire un parlement allégé, la question concernant l’élection du ou la prochaine Première ministre de ce pays se pose sur fond de sondages d’opinion. Le parti Fratelli d’Italia que dirige Giorgia Meloni, enregistre en effet une notable progression, passant de 4 % des voix en 2018 à près de 25 %  des intentions de vote aujourd’hui. À 45 ans, cette jeune femme a beau déclarer avoir pris ses distances avec les origines néofascistes de son parti, en affirmant que la droite italienne « a remis le fascisme à l’histoire », son admiration pour le leader nationaliste hongrois, Viktor Orbán, mais aussi son opposition aux droits des homosexuels et sa volonté de voir la marine refouler les migrants, notamment, ne font pas illusion. Un seul point d’avance la séparant du parti démocrate (PD) d’Enrico Letta, sa coalition tripartite obtiendrait un total d’environ 48 %, contre environ 29 % pour l’alliance de centre-gauche. Autrement dit, la possibilité qu’elle devienne la prochaine cheffe du gouvernement italien est dans tous les esprits. La coalition centrodestra (centre-droit), dominée par les Frères d’Italie, axée sur la promotion de la famille italienne traditionnelle, et la Ligue populiste, témoigne de la possible domination d’une coalition conservatrice dirigée par le parti d’extrême droite de Giorgia Meloni, dont la détermination à réduire l’immigration et la volonté de limiter l’influence de l’UE, tireraient l’Italie vers une droite dure. Sur la question clé du jour, inflation et coût de la vie, cette coalition propose de réduire la TVA sur les biens essentiels et l’énergie, de renégocier le plan de relance européen de l’Italie pour tenir compte de la flambée des prix et d’encourager les employeurs à offrir des chèques énergie aux travailleurs. Des réductions d’impôts à tous les niveaux, supprimant le régime controversé de lutte contre la pauvreté du «salaire des citoyens», l’augmentation d’autres prestations sociales et des pensions de retraite, ainsi que le souhait de réformer le pacte de stabilité de l’UE ou encore d’introduire des élections directes pour le président italien figurent également au programme. Si Meloni déclare que l’Italie poursuivra en cas de victoire à l’élection son soutien à l’Ukraine, il paraît évident qu’une coalition d’extrême droite ne manquerait pas de soulever des questions sur la politique italienne, compte tenu des liens antérieurs de Salvini et Berlusconi avec le Kremlin de Vladimir Poutine. Face au ralentissement de la croissance et à la hausse de l’inflation, certains observateurs italiens jugent néanmoins que Giorgia Meloni ne dispose pas de l’expérience et la crédibilité qu’avait Mario Draghi qui a démissionné de son poste le mois dernier, surtout lorsqu’il s’agit de gérer une économie italienne en panne et le très haut niveau d’endettement de l’Italie. Mais en jouant sur l’indignation, à travers des discours anti-élites et la mise en avant de sa propre histoire, la dirigeante de Fratelli d’Italia pourrait parvenir à séduire voire convaincre une partie importante de l’électorat. D’autant que l’effondrement d’une coalition de centre-gauche en août quelques jours après sa formation, lorsque le parti centriste Action s’est retiré, laissant le PD dans une alliance appelée PD-IDP, composée de quatre listes de plusieurs petits partis de gauche, pro-européens et verts lui donne l’avantage. Quant æu M5S, dirigé par l’ancien premier ministre Giuseppe Conte, il court seul, après s’être scindé en deux lorsque l’ancien dirigeant Luigi Di Maio est parti pour former son propre parti, Engagement civique (Impegno Civico), le soutien du M5S étant passé de 32 % aux élections de 2018 à environ 10 %. Après l’élection, le 6 septembre, de la conservatrice Liz Truss à la tête du gouvernement britannique, celle de Giorgia Meloni représentante d’une extrême droite en Italie, le 25 septembre, n’irait pas sans provoquer quelques remous au sein d’une Union européenne qui ne manque pas de dossiers brûlants.

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WITH LIZ TRUSS BRITISH PRIME MINISTER DO NOT BE FOOLED BY APPEARANCES (actualisé le 7/09/2022)

Pour Women eLife, l’élection de Lizz Truss au poste de Première ministre du Royaume-Uni, n’est pas réellement une surprise. Toutefois, en ce jour tout sourire, quoi de plus normal, la politique que va conduire cette femme ne doit pas faire illusion. En battant son rival Rishi Sunak par 81 326 voix contre 60 399 lors d’un scrutin des membres du parti, elle confirme disposer des qualités requises. Après avoir exercé en tant que ministre des Affaires étrangères, elle prend aujourd’hui la succession de Boris Johnson dont elle a toujours respecté la ligne politique. Cette nouvelle cheffe du gouvernement d’une Angleterre fortement teintée de Brexit, se doit désormais de transformer sa victoire électorale en succès et espoirs auprès des sujets de sa gracieuse majesté. Car les défis à relever en matière de politique intérieure sur le plan économique, social et environnemental, mais aussi géopolitique, sont immenses. De sa fermeté et de sa volonté, on ne peut douter. Women eLife qui s’est fait l’écho de cette femme aussi ambitieuse que déterminée lors de plusieurs chroniques ne peut aujourd’hui que vous inviter à retrouver ces dernières = La première mise en ligne le 21 décembre 2021 titrée :  » L’art d’entrer au 10 Downing street par un « Truss » de souris » demeure consultable en cliquant sur ce lien : https://www.women-elife.fr/index.php/2021/12/22/lart-dentrer-au-10-downing-street-par-un-truss-de-souris/ La seconde, publiée le 21 juillet dernier et intitulée :  » Liz Truss prochaine première ministre britannique : why not ? » également consultable par ce lien https://www.women-elife.fr/index.php/2022/07/11/liz-truss-prochaine-premiere-ministre-britannique-why-not/ ne laissait, selon nous, planer aucun doute quant à sa possible élection. L’occasion pour votre magazine féminin indépendant ouvert sur le monde de démontrer la pertinence de ses enquêtes et analyses qui ont souvent un train d’avance sur de nombreux évènements ayant trait à l’actualité politique, économique, sociale et environnementale, à l’échelle nationale et internationale, sans parler de la présence de femmes, notamment dans ces différents domaines. De quoi justifier l’acronyme de Women eLife : WEL ! QUE FAUT-IL RETENIR DE LA PREMIÈRE DÉCLARATION DE LIZ TRUSS ? Chronique actualisée le 7 septembre 2022 La nouvelle première ministre britannique a exposé hier soir les priorités de son gouvernement dans un discours télévisé devant le 10 Downing Street. Considérée comme un faucon de la politique étrangère, Liz Truss a promis d’adopter une ligne dure contre des pays comme la Russie et la Chine. «Nous sommes maintenant confrontés à de graves vents contraires mondiaux causés par la guerre épouvantable de la Russie en Ukraine et les conséquences du COVID. … Unis avec nos alliés, nous défendrons la liberté et la démocratie dans le monde », a-t-elle déclaré. La Première ministre a annoncé vouloir augmenter les dépenses de défense à 3% du PIB, ce qui, selon le groupe d’analystes du Royal United Services Institute (RUSI), coûtera 180 milliards de dollars supplémentaires. Elle s’est également engagée à continuer d’apporter une aide militaire et humanitaire à l’Ukraine, la Grande-Bretagne ayant jusqu’à présent promis de mettre au pot environ 3,8 milliards de dollars. L’armée ukrainienne bénéficie d’ores et déjà d’un fort soutien public en Grande-Bretagne. Concernant la Chine, Liz Truss qui a été précédemment ministre des Affaires étrangères, se montre plus belliciste que Boris Johnson. Il est vrai qu’elle a été étroitement impliquée dans la décision d’interdire à la société de télécommunications chinoise Huawei de s’impliquer dans le réseau 5G britannique, pour des raisons de sécurité nationale. Selon la Première ministre, la Chine constitue une menace pour le Royaume-Uni. En politique intérieure, Liz Truss qui s’est engagée à réduire les impôts, sait devoir relever de multiples défis qui vont occuper, aux dires des observateurs, 90% de son temps. Confrontée à une économie dans une mauvaise passe qui se traduit notamment par des grèves, la crise des services de santé et d’importants risques de troubles sociaux , la Première ministre s’engage à aider les Britanniques à survivre à une crise énergétique déclenchée par la guerre en Ukraine. Les prix du gaz et de l’électricité devraient en effet être multipliés par huit dans les mois à venir. À ce titre, la BBC a rapporté mardi que Truss prévoyait de dépenser jusqu’à 150 milliards de dollars pour geler les factures d’énergie au cours des 18 prochains mois, en offrant des prêts aux sociétés énergétiques. De plus amples détails sont attendus plus tard cette semaine. Concernant l’accord clé sur le Brexit que Johnson a signé avec l’Union européenne et qui a empêché la nécessité d’une véritable frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, Truss s’est engagée à faire adopter une législation outrepassant le protocole d’Irlande du Nord, en dépit de la procédure judiciaire entamée à ce sujet par l’Union européenne contre le gouvernement britannique, Alors que les tensions liées au Brexit, dont elle défend le principe, persistent, Liz Truss estime que tout différend entre les 27 nations européennes et la Grande-Bretagne ne ferait qu’aggraver la situation de l’économie britannique déjà bien mal en point. Quoi qu’il en soit, les innombrables missions que va devoir remplir la Première ministre britannique nécessitent qu’elle parvienne rapidement à des résultats tangibles, le parti conservateur qu’elle représente ayant touché son plus bas niveau de popularité dans les sondages depuis plus d’une décennie.

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SPÉCIALISTE D’ ALZHEIMER ANTONELLA SANTUCCIONE : UN CERVEAU AU SERVICE DES FEMMES

Sachant que le cerveau est un organe essentiel, il n’est pas surprenant que cette femme médecin spécialisée en pathologie clinique, en neurosciences et en troubles psychiatriques, se soit vue décerner, jeudi dernier à Zurich, le prix Veuve Clicquot. Cofondatrice et directrice générale du Women’s Brain Project, cette femme médecin d’origine italienne, également spécialiste d’alzheimer, est à la tête d’une équipe qui s’attache à étudier les spécificités féminines dans les maladies du cerveau. Autant dire que ses travaux de recherche méritent d’être récompensés pour plusieurs raisons. Alors qu’aujourd’hui en France, plus de 900 000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer, 60% sont des femmes. Et partout dans le monde, la même tendance est observée. Déjà autrice de plusieurs publications scientifiques, parmi lesquels « Sex and Gender Differences in Alzheimer’s disease » et « Una Bambina Senza Testa » qui deviendra une série télévisée, ce n’est pas la première fois que le Dr Antonella Santuccione Chadha retient l’attention et se trouve primée. Depuis 2018, elle figure parmi les 100 meilleures femmes d’affaires en Suisse et en 2019, elle a été élue femme de l’année en Suisse par le magazine « Women in Business ». En 2020, elle a reçu le World Sustainability Award pour son implication dans l’avancement de la médecine de précision. Elle a également reçu le prix « Premio Medicina Italia » pour sa contribution à la gestion de la pandémie de COVID 19. En 2021, elle a été reconnue parmi les « Femmes pour l’innovation » par l’Université de Bâle et a reçu le prix de l’Ambassade d’Italie pour sa contribution à la coopération entre la Suisse et l’Italie. Vice-présidente d’Euresearch, Antonella Santuccione Chadha intervient entre autres en qualité de conseillère scientifique pour plusieurs start-up et institutions scientifiques. Découverte en 1906 par Aloïs Alzheimer, l’affection éponyme entraîne une disparition progressive des neurones dans les régions du cerveau qui gèrent certaines capacités, comme la mémoire, le langage, le raisonnement ou encore l’attention. Or force est de constater que les hommes et les femmes ne sont pas égaux en ce qui concerne les risques de contraction de cette maladie : fréquence, gravité, symptomatologie, parcours de diagnostic et même réponse aux traitements. Comme le souligne le docteur Santuccione Chadha: » Notre mission est d’identifier clairement ces différences et de les exploiter pour des solutions adaptées au sexe et au genre, ainsi que d’apporter de la précision aux nouvelles technologies, pratiques cliniques et politiques pour les maladies cérébrales et mentales ». C’est d’ailleurs ce qui rend incontournable le Women’s Brain Project (WBP). Cette organisation internationale à but non lucratif basée en Suisse exploite le génie d’une équipe mondiale de scientifiques. Issus de diverses disciplines, ces experts travaillent avec les patients et les soignants pour la mise en œuvre du sexe et du genre dans la médecine de précision, de la science fondamentale aux nouvelles technologies. Si la maladie d’Alzheimer apparaît plus souvent avec l’avancée en âge des individus, elle n’est pas pour autant une conséquence normale du vieillissement. Généralement, la maladie d’Alzheimer apparaît en corrélation avec plusieurs facteurs de risque. À ce titre, Antonella Santuccione Chadha explique comment l’intelligence artificielle (IA) aide les chercheurs à mieux comprendre les biais dans les ensembles de données, les applications pratiques de la prise de conscience des différences de sexe et de genre, et leurs efforts pour aider les décideurs politiques, les universités et l’industrie pharmaceutique. Bien que les principales causes identifiées de la maladie d’Alzheimer, soient identifiées (sédentarité, maladies cardio-vasculaires, solitude), une étude internationale précise que chez les femmes, la dépression à la chute du taux d’œstrogènes après la ménopause et les complications liées à la grossesse expliquent le déclenchement de cette maladie qui évolue en plusieurs stades. Grâce aux importants travaux de recherche qui sont menés à l’initiative d’une spécialiste de la maladie d’Alzheimer, les mystères qui entourent cette prévalence chez les femmes seront très certainement élucidés et les solutions destinées à améliorer le traitement des patients, hommes et femmes, apportées. .

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QUI EST MARIA ZAKHAROVA ?

Cette jeune femme de 46 ans dont l’image comme les déclarations ne sont quasiment jamais reprises dans les médias occidentaux, n’est autre que la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. Connue pour sa participation à des talk-shows politiques à la télévision russe et pour ses commentaires sur des questions politiques sensibles sur les réseaux sociaux, ses déclarations lors de conférences de presse sont à l’instar de la dernière en date devant les journalistes dûment accrédités, toujours frappées du sceau poutinien. Née à Moscou dans une famille de diplomates, cette femme au profil de communicante de talent, est diplômée de la Faculté de journalisme international du MGIMO dans le domaine de l’orientalisme et du journalisme, son apprentissage ayant été effectué Maria à l’ambassade de Russie à Pékin. En l’entendant déclarer aujourd’hui que la Russie avait fait tout son possible pour empêcher le scénario violent de la crise ukrainienne, on est pris d’un hoquet. Alors que le secrétaire du Conseil de la sécurité nationale et de la défense, Alexeï Danilov a déclaré plus tôt cette semaine, que le régime de Kiev n’avait jamais eu l’intention de mettre en œuvre les accords de Minsk », Maria Zakharova a enfoncé le clou en reprenant ces propos avant d’ajouter que les autorités ukrainiennes n’avaient dès le départ aucune intention de mettre en œuvre ce plan. Rompue au langage Kremmlin, cette diplomate qui fait partie des plus citées a connu jusqu’ici une évolution de carrière qui témoigne de son engagement personnel proche du pouvoir. Après avoir travaillé entre 2003 à 2005 au Département de l’information et de la presse du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, elle a ensuite été, de 2008 à 2011, attachée de presse de la Mission permanente de la Fédération de Russie auprès des Nations Unies à New York. Et en 2015, par ordre du ministère des Affaires étrangères, elle allait être nommée directrice du Département de l’information et de la presse, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste. Ses propos n’ont jamais été anodins concernant la fameuse opération spéciale menée par la Russie en Ukraine. En juin 2019, lorsque Maria Zakharova avait rendu hommage à ceux qui sont morts sur le front occidental de la Seconde Guerre mondiale estimant que le débarquement de Normandie n’aurait pas permis de vaincre l’Allemagne nazie sans l’intervention de l’armée russe. En 2021, en évoquant un exercice militaire de l’OTAN appelé Defender-Europe qu’elle allait dénoncer comme étant l’un des plus grands exercices militaires dirigés par l’OTAN en Europe depuis des décennies. Le 16 février 2022, Zakharova allait même ridiculiser les prédictions des médias occidentaux d’une invasion imminente de l’Ukraine par la Russie lorsqu’elle avait demandé par moquerie l’agenda de Vladimir Poutine. En juin dernier, elle dénonçait une fausse nouvelle faisant partie d’une campagne lancée par Washington pour justifier les activités biologiques militaires des États-Unis dans l’espace post-soviétique afin de détourner l’attention internationale de leur véritable nature non transparente et inconvenante, au regard des obligations internationales de Washington, y compris celles de la Convention sur les armes biologiques et à toxines (BTWC) Le métier de porte-parole est certainement le plus contraignant qui existe, surtout lorsque la mission consiste à relayer les messages du pouvoir en place. Déjà soumis à des règles strictes en démocratie, il est évident qu’en autocratie, tout homme comme toute femme occupant cette fonction très exposée, ne peut être que la voix de son maître.

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PLUS GRANDE VULNÉRABILITÉ DES FEMMES FACE À L’INFLATION GALOPANTE

Telle est l’information que livre le baromètre Bonial réalisé par OpinionWay. Avec une inflation de l’ordre de 6%, la poussée de fièvre des prix de nombre de produits rend cette rentrée 2022 plus morose que les précédentes, en dépit de l’impact négatif qu’a pu avoir précédemment la crise sanitaire au long cours qui a laissé un goût amer en termes de conditions de vie. Il n’est donc pas surprenant de constater que parmi les mesures gouvernementales, le blocage des prix de l’énergie soit le plus plébiscité par les Français. Jugée utile par 81% d’entre eux, cette mesure devance le chèque énergie (69%), le chèque alimentaire de 100 euros (63%) ou encore la remise à la pompe (61%). Actuellement, 85% des Français éprouvent un sentiment négatif concernant leur pouvoir d’achat, ce qui traduit une hausse de 4 points par rapport au mois de juin dernier. Lors de l’étude qui a été réalisée, 31% des personnes interrogées déclarent avoir des difficultés à assurer leurs dépenses jusqu’à la fin du mois tandis que 34% affirment que leur pouvoir d’achat ne leur permet pas de vivre décemment. Mais là où le bas blesse encore davantage, c’est lorsqu’on constate que seulement 45% des femmes interrogées déclarent continuer à se faire plaisir dans leurs achats contre 60% des hommes. En dehors des écarts de rémunérations entre les sexes, encore importants, une enquête de l’INSEE précisait, il y a peu, que les femmes ont plutôt en charge les dépenses liées au foyer et aux enfants, tandis que les hommes gèrent le patrimoine et les dépenses exceptionnelles. Une tendance qui s’explique en raison d’une sensibilité plus importante des femmes à l’évolution des prix, notamment alimentaires. Lorsqu’on examine les postes dépenses les plus sacrifiés, les produits d’hygiène arrivent en tête pour 53% des personnes sondées, devant les cadeaux pour les proches (50%) et les produits alimentaires (49%). Un autre facteur important rend les femmes plus vulnérables à la baisse du pouvoir d’achat. En France, 1 famille sur 4 est monoparentale et 82% d’entre elles concerne des femmes. De plus, elles doivent s’occuper en moyenne de 1,8 enfant contre 1,6 pour les pères qui élèvent seuls les enfants. En matière d’épargne, on ne peut être surpris que 47% des hommes affirment être en capacité de mettre de l’argent de côté, contre 39% des femmes. Les craintes relatives au pouvoir d’achat trouveront-elles dans les propos d’Elisabeth Borne, Première ministre, qui a estimé ce jeudi que le pic d’inflation devrait être passé au cours de l’année 2023, de quoi s’apaiser. Il est vrai que l’Insee faisait état la veille d’un léger ralentissement de la hausse des prix en août et que outre le bouclier tarifaire, la baisse de 30 centimes du prix des carburants à la pompe est bel et bien entrée en vigueur ce 1er septembre.

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EN INDE DES FEMMES SE MOBILISENT POUR AVOIR ACCÈS À L’EAU COURANTE

Alors qu’un tiers du Pakistan qui s’étend sur 796 095 km² est actuellement sous les eaux en raison des inondations dues aux pluies de mousson qui affectent 33 millions d’habitants et ont provoqué la mort d’au moins 1 136 personnes, l’Inde qui subit également les graves conséquences du réchauffement climatique doit faire face à d’autres défis liés notamment à l’accès à l’eau. C’est la raison pour laquelle des femmes habitant dans l’État aride du Rajasthan, voisin du Pakistan, au nord de l’Inde, également touché par le réchauffement climatique ont mené combat pour obtenir l’accès à l’eau au robinet dans leurs maisons. Il est vrai qu’en 2018, un rapport de l’Institut national pour la transformation de l’Inde (NITI) Aayog, un groupe de réflexion gouvernemental, soulignait qu’environ 200 000 Indiens meurent chaque année en raison d’un accès insuffisant à l’eau potable. Compte tenu des difficultés rencontrées pour se procurer de l’eau , Suraj Prajapati, 36 ans, mère de deux enfants et un groupe de plus de 10 autres femmes de son quartier sont entrées en croisade afin d’ obtenir que des mesures soient prises pour répondre à l’indispensable besoin d’accès à l’eau au robinet. Fort heureusement pour ces femmes, leurs revendications rejoignaient un projet du Premier ministre Narendra Modi. En août 2019, conscient de la situation, ce dernier avait annoncé un plan visant à raccorder tous les ménages ruraux à l’eau courante d’ici 2024, un objectif majeur de son deuxième mandat. Dans le cadre de la mission dénommée Jal Jeevan, et en partenariat avec l’UNICEF, les femmes ont finalement bénéficié de l’adduction en eau chez elles en 2020 . Elles font depuis partie des nombreux ménages couverts alors que le gouvernement à lancé de nombreuses opérations pour respecter son engagement. Selon les données du gouvernement fédéral, plus de 52 % des 191 millions de ménages indiens avaient accès à l’eau du robinet au 30 août 2021, contre seulement 16 % en août 2019, lorsque Modi a annoncé son intention d’engager les travaux destinés à fournir de l’eau courante aux maisons rurales. Trois des 28 États du pays ont déjà raccordé tous les ménages à l’eau du robinet, et 15 autres ont atteint plus de la moitié de leur objectif. Seul le Rajasthan, accuse du retard, seul un quart de ses 10 millions de foyers ruraux bénéficiant du raccordement au réseau. À Karansar, l’un des nombreux villages voisin qui n’a pas encore accès à l’eau courante, les femmes et les jeunes filles passent encore des heures à transporter des jerricans et pots. Ce besoin d’accès à l’eau courante peut nous sembler superflu dans nos pays développés. Et que des femmes se mobilisent en Inde autour de cette question nous surprendre. Pourtant, si le réchauffement climatique n’empêche pas d’avoir de l’eau aux robinets dans nos pays développés, chacun doit être conscient des conséquences du réchauffement climatique. Canicule, manque de précipitations, baisse du niveau des nappes phréatiques et des cours d’eau, fonte des glaciers, désertification… sont autant de phénomènes qui exigent d’entreprendre une meilleure gestion des ressources en eau, sources de vie ! Si la situation que subissent Pakistan, Inde et nombre de pays d’Afrique en proie à la désertification et autres catastrophes naturelles n’a rien de comparable avec ce que nous connaissons aujourd’hui et nous vaut quelques restrictions en termes d’usages de l’eau sur le plan domestique : agriculture, industrie, loisirs, refroidissement des centrales nucléaires dépendent de cette ressource. Le changement climatique que nous ne pouvons plus ignorer a valeur d’avertissement.

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LES ÉMIRATS ARABES UNIS AUX DEUX VISAGES

Lorsqu’on voit ces visages épanouis de femmes émiraties et qu’on prend connaissance de ce qui suit, on a très envie de croire au miracle. Surtout quand une information émanant d’Aurora50, cofondée par Sheikha Shamma bint Sultan bin Khalifa Al Nahyan et Diana Wilde en 2020, témoigne de l’engagement de leur association basée aux Émirats arabes unis, pour atteindre l’équilibre entre les sexes dans le monde du travail. Nommée par l’Atlantic Council Global Energy Center à la tête du Women Leaders in Energy and Climate Fellowship, Sheikha est la première femme à détenir ce rôle majeur. De plus, la récente Journée de la femme émiratie organisée en collaboration avec la Fondation pour le développement de la famille, l’Union générale des femmes et l’Emirates Heritage Club, Qasr Al Watan, est venue confirmer le rôle essentiel joué par les femmes dans le cheminement vers le succès des Émirats arabes unis. Selon un rapport, les sociétés cotées des Émirats arabes unis comptent 20 % de femmes travaillant en leur sein. Quant au nombre de femmes présentes dans les conseils d’administration, ce dernier est passé de 3,5 % à 8,9 % en deux ans. L’occasion pour Aurora50 de mettre en lumière 11 femmes à connaître, certaines exerçant en qualité de vice-présidente ou de présidente au sein du conseil d’administration de sociétés cotées des EAU. Ces femmes ont d’ailleurs été désignées cette année pour rejoindre le Forum mondial de l’énergie du Conseil de l’Atlantique à Abou Dhabi qui aura lieu en janvier 2023. Il s’agit de l’une des réunions annuelles les plus importantes des leaders mondiaux de l’énergie et du climat, avant la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 28) qui se tiendra également aux EAU l’année prochaine. Au vu de ces informations, tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si une autre information reprise notamment par The Guardian, quotidien britannique, n’était pas venue polluer ces excellentes nouvelles. En cause, le cas de Salma al-Shehab, une doctorante de 34 ans à l’Université de Leeds et mère de deux enfants, qui a été reconnue coupable et condamnée, le 9 août, à 34 ans de prison en Arabie saoudite dès son retour de vacances. Des documents judiciaires révèlent qu’elle a été condamnée pour le crime présumé d’avoir suivi les comptes Twitter d’individus qui « causent des troubles publics et déstabilisent la sécurité civile et nationale ». Elle est également accusée d’avoir retweeté des tweets postés par des dissidents en exil. Shehab a déclaré à un tribunal saoudien qu’elle avait été victime d’abus et de harcèlement pendant sa détention, mais aussi avoir été soumise à des interrogatoires après avoir reçu des médicaments qui l’épuisaient. Les accusations portées contre cette jeune femme ne seraient pas sans lien avec la rencontre du prince héritier Mohammed ben Salmane et le président Biden le mois dernier à Djeddah, sur fond de recrudescence des attaques répressives contre quiconque ose critiquer le prince héritier ou le gouvernement saoudien pour des abus bien documentés, déclarent certains observateurs Les lois saoudiennes sont conçues afin de donner aux autorités le pouvoir de détenir des individus pour des lois antiterroristes vaguement définies telles que « trouble à l’ordre public » et « atteinte à l’unité nationale ». Selon des groupes de défense des droits de l’homme et de proches, la communauté internationale devrait faire pression sur les autorités saoudiennes pour la libération inconditionnelle de Salma al-Shehab, annuler sa condamnation et libérer toutes les autres personnes actuellement détenues dans le royaume pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux. Cet autre visage d’un grand pays limitrophe aux 7 pays membres de l’EAU appelé Arabie saoudite que dirige le prince Mohammed bin Salman (MBS) jette une ombre au tableau, surtout à l’heure où ce dernier est confronté à bien des défis qui ne pourront être relevés qu’avec le concours des femmes saoudiennes et le respect de leurs droits.

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UNE VÉRITABLE ESPIONNE PEUT EN CACHER D’AUTRES

C’est un sujet en or qui retient l’attention en raison d’une petite expérience vécue hier sur la plage de Deauville. Alors que nous discutions à deux de sujets privés mais aussi de politique, d’économie, de la guerre en Ukraine notamment, au milieu de nombre de personnes allongées ou assises non loin sur le sable, l’une d’elles que nous ne distinguions que de dos, avait semble-t-il de grandes oreilles. Restée discrète, elle en vint au bout d’un certain temps à nous entreprendre, à notre grand étonnement, sur quelques-uns des sujets les plus banals abordés au cours de notre conversation dont elle avait clairement capté quelques clés. Sans sombrer dans la paranoïa, cette situation amusante de prime abord, permet de se rendre compte que l’espionnage peut avoir lieu n’importe où, sans parler de photos prises à votre insu, susceptibles d’être exploitées via les réseaux sociaux. Quoi qu’il en soit, elle apporte un éclairage saisissant sur cette chronique qui ouvre la grille de programme de rentrée et permet un arrêt sur image de ce qui relève d’un roman d’espionnage, met en scène une jeune femme, mais n’a rien d’une fiction. L’enquête menée pendant 10 mois par le collectif d’investigation Bellingcat, Der Spiegel, The Insider et La Repubblica, a en effet de quoi vous tenir en haleine en matière d’espionnage. Maria Adela Kuhfeldt Rivera, une séduisante jeune femme que beaucoup pensaient être une créatrice de bijoux à succès avec une histoire colorée et une vie personnelle chaotique, cache en réalité bien son jeu. Car Maria Adela soi-disant née le 1er septembre 1978 dans la ville de Callao au Pérou, d’un père allemand et d’une mère péruvienne, s’appellerait en réalité Olga Kolobova et serait née en 1982. Alors qu’elle s’installe à Naples en 2013 et ouvre une bijouterie vendant des bibelots bon marché appelée « Serein », elle grimpe rapidement dans la jet set napolitaine. Elle intègre le siège du conseil d’administration de la branche locale d’une organisation de philanthropes internationale, le Lions Club, dont faisaient également partie des membres du JFC Naples, un commandement militaire de l’OTAN. Ensuite, elle se lie d’amitié avec plusieurs d’entre eux et aurait eu une relation amoureuse avec un officier. De l’aveu même de ses proches, Maria Adela avait une « vie amoureuse tumultueuse ». Quoi qu’il en soit, l’enquête révèle également les contacts qu’elle aurait eus avec du personnel et des officiers belges, italiens et allemands de l’OTAN, mais aussi de nombreux cadres supérieurs de la marine américaine. Mais en réalité, Maria Adela n’est autre qu’une espionne, une vraie ! L’histoire de cette mystérieuse mondaine vaut le détour lorsqu’on apprend qu’il s’agit en réalité d’une espionne russe infiltrée du GRU (Direction générale des renseignements de l’État-Major des forces armées russes). Après avoir soudainement disparu de la vie mondaine napolitaine en 2018, elle serait partie pour Moscou avec seulement son chat, sans en informer personne et ne serait jamais revenue. Deux mois plus tard, un énigmatique post Facebook en italien semble faire croire qu’elle a été traitée pour un cancer. Mais depuis le début, de passeports en passeports, de voyages et séjours, y compris à Paris, tout n’est que couvertures. Nous ne reviendrons pas ici sur tous les épisodes de son passionnant périple d’espionne qu’il vous est possible de découvrir à la lecture de l’enquête idoine. Un jour blonde, un autre brune, parfois rousse, nous ne savons où se trouve aujourd’hui Olga Kolobova. Peut-être l’avez-vous croisée sans savoir qu’elle était en mission. Les révélations concernant cette espionne russe témoignent qu’en marge des très préoccupantes cyberattaques, l’espionnage à l’ancienne reste de mise. N’allez surtout pas en déduire que les espionnes de tout pays sont systématiquement de jolies femmes au grand pouvoir de séduction. À moins que « L’espionnage pour les Nuls » puisse vous être d’un quelconque secours ! Surtout si vous recherchez un beau métier à suspens garanti, plein d’avenir.

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WEL UN SIGNAL DE RENTRÉE VA SE FAIRE ENTENDRE

Women eLife prépare son cartable de rentrée. Dès la semaine prochaine, de nouvelles chroniques épistolaires, audio et vidéo, viendront rythmer la ligne éditoriale de votre magazine féminin indépendant ouvert sur le monde qui a déjà signé quelque 1.800 news depuis son inscription en classe Web sur Internet, en 2017 ! Mettre l’accent sur les idées, projets et actions de filles et femmes, dans de multiples domaines, à l’échelle nationale et internationale, reste inscrit au programme. Pour peu que vous souhaitiez faire partager vos visions, expériences et challenges sur ce média, n’hésitez pas à nous le faire savoir, soit en consultant notre page Facebook, soit en adressant directement un mail à patrick@women-elife.fr auquel nous ne manquerons pas de répondre. Ce que vous voulez faire savoir dans le cadre d’un féminisme averti, visant à répondre aux attentes économiques, sociales, juridiques, technologiques, environnementales… actuelles et futures au sein de la société, ou encore se singularise par son pouvoir créatif dans le domaine artistique, nous saurons nous en faire l’écho. À très vite !

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