Women e-life

Formations : Droit Journalisme ( presse écrite,radio,web) Créateur de la première webradio webtv thématique française baptisée AWI Créateur et rédacteur en chef de Women e Life, un webmagazine féminin indépendant ouvert sur le monde Journaliste professionnel depuis 1978 Ecrivain : Des News d'une webradio active ( livre multimédia avec code QR) Auteur du roman " Enfants-soldats : du virtuel au réel" paru aux éditions MaÏa . Animateur radio ( spécialiste revue de presse , interview et débat ) Rédacteur presse écrite ( nombreuses références) Rédacteur Web ( Aghtm News, Webradio webtv AWI, Women-elife) Inventeur : Site -Info ( borne multimédia interactive )- Awi Glucowatch ( montre bracelet lecteur de glycémies)

ELIZABETH HOLMES A T’ELLE FAIT FAUSSE ROUTE EN PROMETTANT UNE INNOVATION SANTÉ ?

Il n’est pas question aujourd’hui pour Women eLife de prendre la défense d’Elizabeth Holmes, jugée par un tribunal fédéral pour 11 chefs d’inculpation de fraude en janvier 2022 et finalement reconnue coupable de quatre chefs d’inculpation. Sa condamnation, le 18 novembre 2022, à plus de 11 ans de prison pour avoir fraudé les investisseurs de Theranos, la startup qu’elle a fondée en 2003, nécessite toutefois de revenir sur le parcours et les intentions « louables » de cette jeune Américaine. L’histoire de son succès, puis de sa chute, ne peut être que source d’inspiration pour le 7ᵉ art. Le réalisateur américain Adam McKay, ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisqu’il prévoit de réaliser un long métrage retraçant le parcours de cette businesswoman portée aux nues, puis déchue, dans lequel Jennifer Lawrence devrait l’incarner. Elizabeth Holmes qui a aujourd’hui 38 ans, a dès son plus jeune âge, eu l’intention de révolutionner le secteur médical et ainsi de changer le monde. À neuf ans, elle écrivait à son père : ‘Ce que je veux vraiment dans la vie, c’est découvrir quelque chose de nouveau, quelque chose que l’humanité pensait impossible. » En 2003, elle n’a que 19 ans lorsqu’elle abandonne l’Université de Stanford pour créer et diriger l’entreprise Theranos, une start-up qui va parvenir à lever 945 millions de dollars auprès d’une liste impressionnante d’investisseurs. De congratulations, elle n’a pas manqué lors de sa phase ascensionnelle. Présente dans les médias, voire en couverture de magazines réputés, à l’instar de Fortune et du New York Times Style Magazine en 2014, elle va bénéficier de l’appui de pontes de la Silicon Valley. On la verra souvent aux côtés de nombreuses personnalités du monde des affaires dont le magnat des médias Rupert Murdoch, le fondateur d’Oracle Larry Ellison, la famille Walton de Walmart et la famille milliardaire de l’ancienne secrétaire à l’Éducation Betsy DeVos, mais aussi de personnalités politiques : Bill Clinton et Joe Biden.   Sur la base des documents disponibles à l’époque, sa nomination pour le Prix de l’inventeur européen a été proposée en 2014 et sa sélection en tant que finaliste annoncée en avril 2015. Par curiosité, Women eLife a examiné les très nombreux brevets dans lesquels le nom d’Elizabeth Holmes figure. Avec le concours des ingénieurs et des scientifiques de son entreprise, Theranos (une contraction des termes « thérapie » et « diagnostic »), la femme d’affaires projetait de lancer sur le marché « l’iPod de la santé ». Cette invention devait prendre la forme d’un « mini laboratoire » capable de tester l’hémoglobine d’un patient en quelques instants après avoir simplement recueilli quelques gouttes de sang au bout du doigt – et devait à terme trouver sa place dans chaque foyer américain. Le système devait permettre de : détecter des pathologies le plus tôt possible, d’assurer un meilleur suivi des individus médicamentés, adapter un traitement dès que possible en fonction de la réaction des patients. Un service mis à la portée de tous, et pas seulement de ceux en mesure de supporter le coût financier d’analyses sanguines souvent hors de prix aux États-Unis – et fournies dans des délais pas forcément satisfaisants. Holmes a constitué des équipes brillantes chargées de développer son produit révolutionnaire – en attirant des ingénieurs et collaborateurs venants de géants de la tech comme IBM ou Apple. Après des années de recherches et de tests, Theranos signa en 2013 un partenariat avec le groupe Walgreens, une chaîne de pharmacies qui disposait à l’époque de plus de 8000 magasins aux États-Unis. Aujourd’hui âgée de 38 ans, Holmes a lancé Theranos en 2003 à l’âge de 19 ans et a rapidement abandonné l’Université de Stanford pour consacrer 100% de son temps à sa start-up. Jusqu’au jour où elle a affirmé avoir inventé une technologie capable de tester avec précision et fiabilité toute une série d’examens en utilisant seulement quelques gouttes de sang prélevées par une piqûre au doigt. Toutefois, Elizabeth Holmes a eu beau porter fréquemment un col roulé noir emblématique qui invitait à des comparaisons avec le défunt PDG d’Apple, Steve Jobs, son profil de jeune inventrice d’une géniale innovation santé à la tête d’une start-up, a brusquement tourné court. Les suspicions ont commencé avec la publication d’un article dubitatif du New Yorker. Ensuite, en 2015, une enquête du Wall Street Journal de 2015, a révélé que Theranos n’avait effectué qu’environ une douzaine des centaines de tests qu’elle proposait à l’aide de son appareil de test sanguin exclusif, et que la méthode comme les résultats étaient d’une précision douteuse. En réalité, son entreprise s’appuyait sur des appareils fabriqués par des tiers provenant de sociétés traditionnelles de tests sanguins. En dehors du style de vie dispendieux d’Elizabeth Holmes, plusieurs questions restent en suspens à l’issue du détournement de 700 millions de dollars par Theranos et de sa condamnation à 11 ans de prison. Était-elle vraiment convaincue de pouvoir améliorer le secteur médical ? A t’elle eu véritablement l’intention d’arnaquer les investisseurs de Theranos ? A t’elle eu conscience de mettre en danger la santé de certains patients en leur fournissant des analyses sanguines inexactes ? Peut-on tolérer qu’une entreprise pharmaceutique travaille dans l’opacité la plus totale ? Lors du procès, les 16 millions de pages de documents qui ont été examinées par les juges ont elles permis d’apporter des réponses à toutes ces questions ? Car en dehors du détournement avéré de fonds dont a été accusé Elizabeth Holmes, on est conduit à s’interroger sur un autre aspect de cette affaire : le culte du secret pratiqué par les entreprises du secteur pharmaceutique n’étant pas une révélation. Surtout lorsqu’on sait les innombrables difficultés et autres multiples étapes incontournables auxquelles doit répondre tout projet innovant dans le secteur de l’industrie pharmaceutique (médicaments et équipements) aux États-Unis comme dans tous les pays, avant de pouvoir être validé et commercialisé. De plus, on ne peut ignorer l’âpre concurrence à laquelle se livrent les grandes entreprises de cet important secteur d’activité. On est en droit de douter que toute la lumière ait été faite sur l’intérêt que pouvait présenter une solution révolutionnaire

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QUAND LES FÉMINICIDES S’ENCHAÎNENT À L’ACTUALITÉ

Ça se passe en France ! Alors que le collectif #NousToutes et l’ensemble des associations féministes et organisations syndicales appellent toutes celles et ceux qui veulent en finir avec les violences sexistes et sexuelles à manifester ce samedi 19 novembre 2022 à Paris et partout en France, l’annonce ce même jour du meurtre d’une adolescente de 14 ans dans Lot-et-Garonne trouve un sinistre écho. Enlevée vendredi à la sortie de son collège à Tonneins (Lot-et-Garonne), le corps de la jeune fille, dont la disparition avait été signalée par ses parents, a été retrouvé à Gontaud-de-Nogaret, à quelques kilomètres au nord de la ville. L’homme d’une trentaine d’années qui a avoué être l’auteur de ce crime odieux a été placé en garde à vue. Women eLife qui a déjà signé de nombreuses chroniques pour dénoncer entre autres les violences physiques et morales dont sont victimes de trop nombreuses filles et femmes, n’imaginait pas qu’un tel évènement vienne noircir davantage une actualité déjà morose en ce week-end de novembre 2022. Force est de constater au vu des informations communiquées par les mouvements féministes que la mobilisation de la société s’impose pour lutter contre un fléau qui sous ses différentes formes, témoigne de l’impérieuse nécessité d’ouvrir les yeux et de condamner les propos et actes répréhensibles. Chaque année, pas moins de 225 000 femmes sont victimes de la violence de leur conjoint ou ex-conjoint. Un tiers des femmes sont victimes de harcèlement sexuel au travail. 80 % des femmes handicapées sont victimes de violences. 85 % des personnes trans ont déjà subi un acte transphobe. 69 % des femmes racisées sont victimes de propos discriminants au travail. À cela s’ajoute le fait que les femmes grosses ont 4 fois plus de risque d’être discriminées au travail. Comment taire une autre sinistre réalité, lorsqu’on sait que 6,7 millions de français·es ont subi l’inceste, et que des patient·es sont violé·es dans cabinets gynécologiques ou des maternités. Ces chiffres alarmants ne sont pas les seuls éléments avérés à prendre en considération. Le thriller allemand, réalisé par Lars Becker, intitulé : « Victime du silence », diffusé hier soir sur la chaine ARTE, illustre parfaitement la situation à laquelle se heurtent les femmes victimes d’actes de violence qui portent plainte ou saisissent la justice pour faire valoir leurs droits. L’histoire rapportée dans ce film illustre le manifeste imbroglio auquel les femmes qui portent plaintes se trouvent confrontées. « Avocate spécialisée dans les violences sexuelles, Annabelle Martinelli est appelée par une femme qui subit depuis deux ans des violences conjugales. La victime, Doreen Markowitz, s’est déjà retrouvée à l’hôpital à la suite de coups de son mari. Craignant ses représailles, elle n’a pas osé dévoiler au personnel médical les circonstances qui l’ont amenée là : officiellement, il s’agissait d’une tentative de suicide. Annabelle demande immédiatement qu’une protection policière soit mise en place pour sa cliente et lui trouve une place dans un foyer de femmes. Pendant ce temps, les enquêteurs Victory Acheampong et Branko Dragovic découvrent au domicile conjugal des preuves de maltraitance. » Or, en France, les institutions rejettent massivement la parole des femmes qui portent plainte. Aux violences dénoncées s’ajoute la violence institutionnelle. Absence d’enquêtes, blâme des victimes, discrédit de la parole des enfants, déqualification des viols, classements sans suite, peines dérisoires. Partout en France, tous les jours, des milliers de victimes de violences masculines voient leur parole niée ou décrédibilisée, jusqu’à être humiliées et attaquées. Women eLife confirme apporter son plein soutien aux légitimes revendications de femmes, mais aussi d’hommes, conscients du caractère inadmissible et révoltant de cette situation, qui manifestent aujourd’hui et après-demain, pour que  » Plus jamais ça ! ».

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UN MAGAZINE FÉMININ INDÉPENDANT OUVERT SUR LE MONDE FAIT APPEL À VOTRE SOUTIEN

Créé en 2017, Women eLife s’adresse aujourd’hui à vous afin de recueillir vos opinions sur les différents sujets abordés dans le cadre de sa ligne éditoriale, mais aussi vous inviter à nous apporter votre soutien. La notable progression de l’audience de ce magazine féminin indépendant ouvert sur le monde, composée à 97,4% de filles et femmes, françaises et étrangères, démontre que notre approche journalistique originale, constitue un solide encouragement à poursuivre dans cette voie. La mise en valeur d’idées, projets et actions de femmes au sein de la société, sans aucuns tabous, dans tous les domaines, à l’échelle nationale et internationale, se doit d’être promue. Les initiatives individuelles comme collectives dont il est question, sont démonstratives d’un féminisme qui regarde les réalités en face et fait entendre sa voix. De plus, ces dernières sont autant de sources d’inspiration propres à stimuler chez nombre de filles et femmes, quel que soit leur profil, milieu social, lieu et conditions de vie, situation personnelle et professionnelle, l’envie d’aller de l’avant, de briser le plafond de verre. Qu’il s’agisse de chroniques, interviews et reportages déclinés sous la forme épistolaire comme de podcasts audio ou vidéo, nous vous sommes reconnaissants de nous faire part de vos remarques, critiques et suggestions en cliquant sur ce lien. Fort d’une détermination et d’une passion sans failles qui guident la rédaction de ce média, sans ne jamais dépendre d’une quelconque influence commerciale ou politique, Women eLife a véritablement besoin de votre aide pour poursuivre sa mission en contribuant à vous informer au mieux, autrement.

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« FEMMES, VIE, LIBERTÉ  » AFGHANES & IRANIENNES MÊME COMBAT

Tamana Ayazi, journaliste et cinéaste afghane a décidé de montrer au monde ce qui est en jeu pour les femmes afghanes, suite à la privation de leurs droits fondamentaux par les talibans. Son documentaire centré sur la vie d’une femme afghane éminente, fait écho à la privation de liberté dont sont victimes les femmes iraniennes. Le tournage de son film documentaire a débuté en janvier 2020. Il a ensuite été bloqué par des mois de restrictions liées au COVID-19. Puis ce fût le retour au pouvoir des talibans qui ne lui a pas permis de terminer son projet, dont elle a confié le tournage final à son co-réalisateur qui a pu se rendre en Afghanistan mi-2022. Présenté en première au Festival international du film de Toronto, le 9 septembre dernier, le documentaire de 90 minutes, « In Her Hands », déjà évoqué sur Women eLife, donne entre autres un aperçu de la vie de Zarifa Ghafari, la première femme maire de Maidan Shahr, une petite ville frappée par l’insurrection à moins de 50 kilomètres au sud de Kaboul, la capitale afghane. Exilée en Allemagne, Tamana Ayazi est toutefois retournée en Afghanistan en février 2022 pour évaluer la situation des femmes sous le régime taliban. Sur place, elle n’a pu que constater : « La situation s’aggrave jour après jour ». En supprimant les acquis des droits des femmes, en fermant les écoles secondaires pour les filles et en rayant les femmes de la vie publique et leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, le régime a dernièrement interdit l’accès des femmes aux parcs publics et aux installations sportives, alléguant que l’interdiction avait été prononcée parce que les femmes ne portaient pas correctement le hijab islamique. Depuis la prise du pouvoir par les talibans l’an dernier, les femmes afghanes manifestent pour leur droit à l’éducation et à l’emploi. Alors qu’une frontière de 921 kms sépare les deux pays, lorsqu’en Iran des femmes sont descendues dans la rue après la mort de Mahsa Amini, leurs sœurs afghanes ont immédiatement commencé à surveiller d’aussi près que possible les manifestations de l’autre côté de la frontière. Les femmes afghanes avaient, elles aussi, commencé à manifester une semaine après que les talibans ont pris le contrôle de Kaboul le 15 août 2021, malgré le grave risque d’affronter les combattants islamistes extrémistes. Toutefois, force est de constater que contrairement aux manifestations iraniennes, celles souvent tout aussi dramatiques qui se déroulent en Afghanistan, n’ont pas réussi à attirer l’attention des médias et à entrainer un mouvement de solidarité à l’échelle internationale. Pourtant, les protestations des femmes en Afghanistan se poursuivent. À la suite de l’attaque du 1er octobre contre un centre éducatif du quartier Dasht-e-Barachi de Kaboul, de l’extermination de 50 jeunes femmes, pour la plupart des étudiantes, des manifestations de femmes et de filles ont éclaté dans plusieurs villes afghanes, dont Kaboul, Mazar-e-Sharif, Herat et Bamiyan. Comment expliquer ce soutien géo-sélectif, lorsqu’il est question de défendre les droits de toutes les filles et femmes ? Tout en saluant la sympathie et les soutiens internationaux pour les femmes afghanes, Tamana Ghafari ne se fait néanmoins pas d’illusions lorsqu’elle déclare que le plaidoyer dans les capitales occidentales à lui seul n’apportera pas de changement durable en Afghanistan. Selon elle: »Un changement durable doit venir de l’intérieur » Une aspiration qui se heurte pour les femmes à bien des réalités en Afghanistan comme en Iran. À moins que les Afghanes comme Iraniennes ne parviennent à s’organiser aux côtés d’hommes sensés et tournés vers l’avenir, pour que s’impose une révolution pacifique résolument tournée vers l’avenir, en gardant à l’esprit le slogan : » Femmes, Vie, Liberté »

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ÊTRE UNE FEMME VIEILLISSANTE À FORTE PERSONNALITÉ PEUT ÊTRE UN RÉEL ATOUT

Vous n’allez pas en revenir ! Cette information met du baume au cœur à toutes les femmes angoissées par leur vieillissement aux effets look jugés dévastateurs. Elle fait également écho à celle relative au passage du cap des 8 milliards d’habitants sur terre communiquée aujourd’hui par l’ONU qui n’a pu vous échapper. Car, c’est un fait, l’augmentation progressive de la durée de vie est bien l’un des facteurs qui explique la croissance démographique particulièrement spectaculaire depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Histoire de vous démontrer que l’arrivée au grand, voire au très grand âge, ne doit pas être un motif d’inquiétude, y compris si la nature ne vous a pas gâtée dès le départ, vous allez vous rendre compte que ce que vous considérez être des défauts marquants, peuvent se transformer en atouts. Le cas d’Anabel Graetz, une Américaine, a de quoi vous rassurer. Non, vieillir n’est pas un handicap. Le vieillissement peut même devenir bénéfique à tous points de vue, pourvu qu’on sache vivre avec et mettre à profit les caractéristiques d’une véritable personnalité. Anabel Graetz a toujours travaillé dans le domaine des arts. Consciente de disposer d’un visage intéressant et inhabituel, sa récente réussite a de quoi vous convaincre. Grâce à son faciès, elle a tout d’abord remporté son premier rôle à l’écran à l’âge de 62 ans – dans un court métrage sur la sécurité incendie avec Tom Bosley, mieux connu pour avoir joué Howard Cunningham dans la série télévisée Happy Days. Il n’en fallait pas plus pour l’encourager à persévérer dans l’univers cinématographique où sa carrière connaît un succès grandissant. Ce réconfort sur le plan professionnel a eu sur elle une autre conséquence appréciable. Cet été, à l’âge de 80 ans, Graetz a pour la première fois de sa vie – grâce à ses « cachets » – été en mesure de régler toutes ses dettes, ce qui la conduit à déclarer : « Je gagne plus d’argent que jamais », avant d’ajouter : « Cela ressemble à un tout nouveau monde. » Cette situation pour le moins originale a le grand mérite de démontrer à toutes les femmes qui s’emploient à vouloir conserver leurs traits et fraîcheur de jeunesse, via chirurgie esthétique et autres botox et silicone, que tout cela est finalement peine perdue. En 2019, Anabel Graetz a joué le rôle de Cat Lady dans Free Guy, avec Ryan Reynolds. C’était son premier rôle dans un grand film. Et cela s’est avéré être un blockbuster. Le film a rapporté plus de 330 millions de dollars. De là à en déduire que la réussite s’accroche avant tout à la personnalité remarquable, quel que soit l’âge, il n’y a qu’un pas. Prenez-en de la graine lorsque Annabel déclare aujourd’hui : « J’ai le genre de visage que les réalisateurs aiment vraiment présenter », « J’ai un visage intéressant. Il ne ressemble pas à tout le monde. De plus, il est très expressif. » Quelle belle leçon ! Voilà comment on devient star !

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MASIH ALINEJAD PORTE-PAROLE DES DROITS DES HOMMES ET FEMMES EN IRAN

Women eLife n’avait a priori pas besoin de recourir à cet évènement pour illustrer son plein soutien au légitime soulèvement populaire qui agite l’Iran. Toutefois, cette photo prise dimanche dernier, lors de la rencontre entre Emmanuel Macron et la journaliste, militante iranienne Masih Alinejad, se doit de figurer en bonne place. Largement diffusée et commentée dans la presse et sur les réseaux sociaux, elle témoigne de l’appui du président de la République française qui a salué, lors de sa rencontre avec quatre militantes iraniennes, la «révolution qu’elles sont en train de conduire» dans leur pays. Face à cette démonstration, l’Iran a immédiatement vivement réagi en qualifiant de «regrettables et honteuses» les déclarations du chef de l’État. Pour bien comprendre à quel point les manifestations organisées depuis plus de deux mois dans de nombreuses villes d’Iran, sont révélatrices d’un indispensable besoin de changement de régime, il faut en venir à ce qui le justifie. Masih Alinejad, en exil à New-York, est en l’occurrence le visage international et la voix des femmes en colère en Iran qui sont battues, emprisonnées et même tuées pour avoir enlevé leur foulard obligatoire et montré leurs cheveux. En dépit de la violente répression de la part des autorités, elle estime que la révolution pacifique en cours marque en réalité le début de la fin pour la République islamique. C’est la raison pour laquelle lors de son passage en France, elle est venue demander au président de la République française de se tenir du bon côté de l’histoire en déclarant : « arrêtez de serrer la main des religieux iraniens, arrêtez de traiter avec l’Iran. » Un message qui s’adresse à tous les dirigeants occidentaux. La fleur épinglée au-dessus de son oreille gauche sur sa chevelure faite de boucles en tire-bouchon est un signe pour ne pas dire un signal qui en dit long. Alors que plus de 42 millions de femmes en Iran sont forcées de se couvrir la tête en public depuis la révolution de 1979 qui a renversé le Shah, rien ne semble pouvoir arrêter la vague actuelle de protestations contre le régime de Téhéran qui a éclaté en septembre après la mort de Mahsa Amini, une femme kurde de 22 ans, détenue par la police des mœurs iranienne, connue pour l’application brutale de la loi sur le port obligatoire du hijab. La critique du statut des droits de l’homme en Iran, en particulier des droits des femmes en Iran est la préoccupation première de Masih Alinejad qui a acquis une véritable notoriété. Tout d’abord en remportant plusieurs prix, dont le prix des droits de la femme du Sommet de Genève pour les droits de l’homme et la démocratie 2015, le prix Omid de journalisme de la Fondation Mehdi Semsar et un prix d’excellence médiatique AIB « Highly Commended ». Elle a publié un livre en 2018 intitulé « The Wind in My Hair » qui traite de ses expériences en grandissant en Iran, où elle dénonce le fait que les filles « sont élevées pour garder la tête basse, pour être aussi discrètes que possible et pour être douces ». En 2019, elle a poursuivi le gouvernement iranien devant un tribunal fédéral américain pour harcèlement contre elle et sa famille. Depuis lors, des filles et des femmes iraniennes descendent dans la rue avec le slogan « les femmes, la vie, la liberté », défiant ouvertement les mollahs qui dirigent l’Iran. Elles brûlent des foulards, coupent leurs cheveux – interdit par certaines autorités islamiques – défient les forces de sécurité armées et tentent de faire entendre leurs revendications. À 45 ans, Masih Alinejad est une épine dans le pied du régime iranien, et des mollahs, qu’elle qualifie de « religieux ignorants ». Aujourd’hui, malgré une répression sanglante, la « révolution des femmes » ne montre aucun signe d’essoufflement. Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU indique que les forces de sécurité ont jusqu’ici tué 300 personnes, environ 14 000 manifestants hommes et femmes ont été arrêtés, dont 1 000 ont été inculpés de crimes, certains passibles de la peine de mort.  » Femmes, Vie Liberté » ne doit pas rester qu’un slogan. Il doit s’inscrire comme un incontournable fondement d’une démocratie en Iran.

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REGARD OBJECTIF SUR L’EXPOSITION « ELLES X PARIS PHOTO »

Aujourd’hui dimanche, vous allez avoir dés votre réveil le bon déclic ! Mais attention, ne perdez pas un instant. Pas question de marquer un long temps de pause au risque de rester dans le flou. Si vous voulez saisir le dernier jour de l’exposition Paris photo qui se tient au Grand Palais éphémère, au Champ-de-Mars, Place Joffre, 75007 Paris, votre temps de réflexion doit passer à la vitesse supérieure. La première foire internationale dédiée au médium photographique, poursuit en effet son engagement en faveur des femmes photographes avec un programme initié en 2018 en partenariat avec le ministère de la Culture et bénéficiant du soutien de Women In Motion, baptisé « Elles x Paris Photo ». Objectif : zoomer sur des femmes artistes et leur contribution à l’histoire de la photographie. La très modeste photo d’une rose prise en ce curieux automne, dans un jardinet normand, par le rédacteur en chef de Women eLife pour illustrer cette chronique, n’est qu’un clin d’œil à l’une des œuvres de Laure Albin-Guillot: Magnolia, 1930 Vintage Works, qui se trouve exposée. Elle ne reflète en rien ce que les prises de vue et créations artistiques récurrentes, passées comme contemporaines, sauront vous faire voir tout au long de votre visite. Federica Chiocchetti, directrice du Musée des Beaux Arts de Locle, écrivaine, éditrice et conférencière spécialisée en photographie et littérature, historique et contemporaine, est la commissaire de « ELLES X PARIS PHOTO ». Sans revenir sur toutes ses actions et récompenses, elle a été incluse en 2016 parmi les « 16 femmes commissaires qui font bouger les choses » par Artnet. Ses recherches sur les femmes dans la photographie ont été présentées sous de multiples formes par L’Uomo Vogue, Fotomuseum Winterthur, 10×10 Photobooks, London Art Fair et The Photographers’ Gallery. En dehors des nombreuses photos dont certaines vous ferons inévitablement flasher, votre magazine féminin ouvert sur le monde ne peut se priver de vous livrer quelques informations qui donnent un aperçu de la présence féminine dans l’univers de la photographie qui fait visiblement des émules. Loin des clichés « parité », en 2022-2223, on retient notamment que 54% des étudiants en écoles de photographie sont des femmes. En 2021, sur 44 prix photo, 19 ont été attribués à des femmes et 41% des acquisitions photographiques des collections publiques étudiées étaient des œuvres féminines. Vous qui cherchez à vous offrir une vision panoramique des talents de femmes photographes, tout en disposant d’une profondeur de champ qui vous assure un net aperçu du 0 à l’infini, vous savez où vous rendre, sans plus tarder.

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À QUOI BON ?

La campagne de publicité lancée dernièrement sur Facebook afin de promouvoir Women eLife auprès de filles et femmes souhaitant disposer d’un média véritablement indépendant ouvert sur le monde, mais aussi faire un don pour nous encourager à poursuivre dans cette voie, conduit aujourd’hui Patrick Gorgeon, rédacteur en chef à s’adresser directement à vous. Sa chronique en podcast audio peut-être écoutée en cliquant ci-dessous. NB: Women eLife permet aux femmes du monde entier de bénéficier d’un accès ouvert à des informations de qualité et véridiques, quelle que soit leur capacité à payer. Néanmoins, chaque contribution, grande ou petite, alimente notre journalisme et soutient notre avenir. Pour nous encourager à faire toujours plus et mieux, nous vous invitons à soutenir Women eLife à partir de 1 € seulement – cela ne prend qu’une minute. Si vous le pouvez, pensez à nous soutenir avec un montant régulier chaque mois. Pour faire un don cliquez sur l’image lien figurant ci-dessous. Avec nos très sincères remerciements

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GOOD NEWS : KATHY HOCHUL DÉMOCRATE EST ÉLUE GOUVERNEURE DE NEW-YORK

Kathy Hochul, fût déjà la première femme à occuper le poste de gouverneur à New York, en succédant à Andrew M. Cuomo après la démission de ce dernier en août 2021, accusé de harcèlement sexuel. Son élection mardi avec 52,8% des voix face à son adversaire républicain Lee Zeldin qui n’a obtenu que 47 %, est le résultat du travail remarquable qu’elle a accompli durant 14 mois, mais aussi des actions qu’elle compte mener et ont été mises en avant dans son programme. L’approche nouvelle et collaborative de la gouvernance qui singularise sa ligne de conduite a pour objectif de répondre aux attentes et besoins des New-Yorkais. Elle reflète chez cette femme de 64 ans, une réelle ambition qui a de quoi séduire. En tant que gouverneure, Kathy a déjà pris des mesures décisives pour apporter une aide immédiate aux familles ouvrières de la classe moyenne et aux petites entreprises, repousser la pandémie et accélérer la reprise économique de New York. De plus, elle a réaffirmé la position de New York qui revendique un rôle de leader national dans la défense des droits des femmes et la lutte contre le changement climatique. Son audacieux programme a pour objectif de promouvoir une plus grande équité et d’élargir les opportunités pour chaque New Yorkais. Une orientation qui impose de se doter des moyens destinés à rendre les logements plus abordables, à aider les petites entreprises, tout en renforçant la sécurité publique et en menant la lutte pour la justice, la dignité et l’égalité pour toutes et tous. Cette démocrate sait de quoi elle parle. New-Yorkaise depuis toujours, Kathy est née et a grandi dans une famille catholique irlandaise de cols bleus à Buffalo de huit enfants, ce qui lui a inculqué une profonde passion pour le service public. Et lorsque le magazine Politico lui a récemment posé la question : « que verront les électeurs si Kathy Hochul devient gouverneure de New-York pour encore quatre ans ?, elle a répondu : « Ils verront tout d’abord une vision audacieuse mise de l’avant dans notre discours sur l’état de l’État. L’objectif de base est que nous allons faire tout notre possible pour faire de l’État de New York un endroit où les gens veulent vivre, veulent venir, peuvent se permettre de vivre, peuvent trouver un emploi, où ils peuvent construire des affaires et élever leur famille. Donc, tout ce que nous faisons passe par le cadre de ce qui va atteindre ces objectifs. » Kathy Hochul mesure les difficultés rencontrées en matière de logements à New-York. Car les réalités montrent l’ampleur du problème. Le coût du logement a augmenté de 57 % au cours des sept dernières années. Les loyers enregistrent une hausse de 27% à 57% à New York. Elle parle d’une tragédie lorsqu’elle constate que les jeunes qui sont élevés, éduqués dans cette ville et veulent vivre dans le quartier où ils ont grandi – Long Island, Westchester, ne peuvent pas se permettre d’y résider. D’où son plan très ambitieux développé avec des experts nationaux pour vraiment construire une coalition autour de toutes les différentes façons qu’il est possible d’imaginer pour promouvoir la construction de logements. Elle estime les besoins à environ 500 000 à un million d’unités au cours des 10 prochaines années dans tout l’État. Pour ce faire, elle a conscience de la nécessité d’être beaucoup plus créatif et de commencer par rattraper les autres villes et régions dans la construction de logements. Kathy Hochul affirme également vouloir se battre pour la sécurité sociale et l’assurance-maladie, protéger les personnes âgées et les agriculteurs. En soulignant le rôle majeur que jouent les femmes qui l’entourent pour mener à bien sa politique, elle déclare également vouloir se concentrer à la fois sur la sécurité publique, le droit à l’avortement et la sécurité des armes à feu. À en juger par ses actions passées et celles à venir, force est de reconnaitre que Kathy Hochul est bien démocrate et qu’elle n’a pas volé son mandat de gouverneure de New-York.

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LA PARITÉ ENTRE HOMMES ET FEMMES DANS L’UNIVERS DE L’INVENTION RESTE À CRÉER

Telle est la conclusion qu’il est possible de tirer de l’étude que vient de publier l’Office européen des brevets (OEB) au sujet de la place des femmes dans l’univers des inventions. De quoi justifier que cette chronique démarre avec un jeu qui vous évitera de vous creuser la tête, Women eLife ayant la délicatesse de vous fournir, sans plus attendre, les bonnes réponses. Sans être exhaustif compte tenu du nombre de femmes inventrices dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler, prenons quelques exemples. Melitta Bentz a inventé en 1908 le filtre à café et obtenu un brevet pour son idée révolutionnaire. Josephine Cochrane a pour sa part inventé le premier lave-vaisselle automatique à succès commercial en 1886 en utilisant sa connaissance approfondie des systèmes hydrauliques. Catia BastioliCatia Bastioli a trouvé en 2007 un moyen de développer des plastiques biodégradables. Katalin Karikó a développé un moyen de modifier l’acide ribonucléique messager pour une utilisation sûre dans le corps humain, ouvrant la voie à son utilisation dans le COVID-19 et d’autres vaccins, ainsi que des thérapies prospectives pour le cancer et les maladies cardiaques. Cette sélection arbitraire d’inventrices, ne peut toutefois masquer une réalité que révèle l’étude de l’OEB, en constatant que les femmes ne représentent que 13,2 % des inventeurs européens déposant des demandes de brevets. La part des femmes inventrices en Europe est inférieure à celle enregistrée aux États-Unis (15%), en Chine (26,8%) et en Corée du Sud (28,3%) Alors qu’en France, seulement un inventeur sur six est une inventrice, ce qui place notre pays en 13e position, les pays européens qui affichent la plus forte proportion de femmes inventrices sont la Lettonie, le Portugal, la Croatie, l’Espagne et la Lituanie. L’Allemagne, le Liechtenstein, le Luxembourg et l’Autriche occupent le bas du classement. Le secteur de la chimie rassemble le plus grand nombre de femmes inventrices ; les universités se distinguent par un taux de femmes inventrices supérieur à celui des entreprises privées. Comment expliquer les causes probables et parfois «complexes» de ces disparités de genres dans l’univers de l’invention, synonyme d’innovation et de progrès ? Bien que le taux de femmes inventrices en Europe,, ait progressé au cours des dernières décennies, en passant de seulement 2 % à la fin des années 1970 à 13,2 % en 2019, un fort écart entre les sexes subsiste. Ce que déclare Claude Grison à qui l’on doit une méthode utilisant les plantes pour extraire les éléments métalliques des sols pollués, puis utilise ces éléments comme « écocatalyseurs » pour fabriquer de nouvelles molécules destinées aux industries chimiques, pharmaceutiques et cosmétiques est significatif : «On constate un manque de femmes dans les sciences dures comme les mathématiques, la physique, l’informatique… Alors que c’est là où il y a le plus d’inventions !». Cette inventrice française, lauréate du Prix de l’inventeur européen 2022, reconnaît la conséquence d’une tendance de fond lorsqu’elle précise: » Les femmes n’occupent pas forcément des postes à responsabilité majeure, n’ont pas un tempérament naturel à s’imposer, vivent dans des normes socio-culturelles qui ne leur donnent pas vraiment confiance… En additionnant tout cela, oui, il est difficile aujourd’hui d’être une femme et d’innover», Quoi qu’il en soit, pour António Campinos, Président de l’OEB :  » L’étude qui a été réalisée apporte un nouvel éclairage sur la contribution des femmes à l’innovation technologique et sur les lacunes à combler pour exploiter pleinement le potentiel des femmes inventrices en Europe. Elle montre que même si des progrès ont été réalisés au cours des dernières décennies, des efforts restent à faire pour une plus grande inclusivité dans le domaine des brevets. Promouvoir les femmes dans les sciences et l’innovation reste un défi majeur pour l’Europe, alors même qu’il s’agit d’un élément clé de sa durabilité et de sa compétitivité futures. » Sans vous demander d’inventer, à l‘instar de VantVeerPromoLaura van ‘t Veer, un test génétique du cancer du sein, ou encore d’utiliser, comme Sumita Mitra, la nanotechnologie pour mettre au point une charge dentaire à base de nanomatériaux qui offre une résistance à l’usure et une esthétique améliorées, bien d’autres inventions salutaires dans de multiples domaines restent possibles. A défaut d’incarner une Hedy Lamarr, inventrice du Wi-Fi, Mesdemoiselles, Mesdames, c’est à vous de jouer !

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