Women e-life

Formations : Droit Journalisme ( presse écrite,radio,web) Créateur de la première webradio webtv thématique française baptisée AWI Créateur et rédacteur en chef de Women e Life, un webmagazine féminin indépendant ouvert sur le monde Journaliste professionnel depuis 1978 Ecrivain : Des News d'une webradio active ( livre multimédia avec code QR) Auteur du roman " Enfants-soldats : du virtuel au réel" paru aux éditions MaÏa . Animateur radio ( spécialiste revue de presse , interview et débat ) Rédacteur presse écrite ( nombreuses références) Rédacteur Web ( Aghtm News, Webradio webtv AWI, Women-elife) Inventeur : Site -Info ( borne multimédia interactive )- Awi Glucowatch ( montre bracelet lecteur de glycémies)

JANIS JOPLIN NE SE CONTENTAIT PAS DE « SMOKER »

Elle savait avant tout chanter et faire vibrer en chacun chacune, de multiples sentiments d’amour et de révolte pour qu’explose au grand jour quelques vérités sur le way of life. Nous étions dans les années 60 où tous les espoirs étaient permis. Dans ce  » Get it while you can  » autrement dit « Récupère le tant que tu peux », Janis Joplin exprimait à sa façon le refus d’être abandonné. Surnommée la « Mama Cosmique » ou « la reine de la soul psychédélique » mais aussi « Pearl » en raison de son boa rose et de ses colifichets tape-à-l’œil qui témoignaient une personnalité excentrique hors du commun, elle a imposé un style et surtout son timbre de voix si original et envoutant qui a résonné à l’échelle mondiale. Pearl a été le nom de son dernier album enregistré à l’automne 1970, avec le Full Tilt Boogie Band et le producteur de Phil Ochs et des Doors, Paul A. Rothchild. Le lendemain même de l’enregistrement de Me and Bobby McGee, l’un des titres qu’elle n’aura jamais entendu gravé sur vinyle, elle est découverte, le 4 octobre 1970, morte d’une overdose d’héroïne dans sa chambre d’hôtel. Elle n’avait alors que 27 ans. Sans excuser les erreurs qu’elle a pu commettre durant sa courte existence, Women eLife a estimé utile de faire découvrir ou redécouvrir cet immense talent féminin qui a marqué le son de l’époque « Woodstock ».

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JILL ET BRIGITTE DEUX PREMIÈRES DAMES VISIBLEMENT SI PROCHES

Lors de la rencontre entre Joe Biden, président des États-Unis et Emmanuel Macron, président de la République française qui s’est rendu outre Atlantique pour resserrer les liens entre les deux pays, les épouses de ces derniers se sont trouvées côte à côte. Et cette photo met en évidence une ressemblance qui ne se limite pas à leur seule apparence physique. À tel point, qu’on se demande, avec humour, si la First lady n’a pas pu repartir au bras d’Emmanuel pour rejoindre l’Élysée, et Brigitte être restée avec Joe à la Maison Blanche. Il est vrai que toutes deux appartiennent à la même génération, Jill Biden ayant 71 ans et Brigitte Macron 69 ans. En offrant à son hôte, la musique originale du film de Claude Lelouch  » Un homme et une femme », notre président devait avoir une idée en tête dans la série: qui se ressemble s’assemble ! La photo des deux premières dames conduirait quasiment à entonner un autre classique :  » Nous sommes deux sœurs jumelles, nées sous le signe des … » De plus, la ressemblance entre ces deux femmes ne s’arrête pas là, l’enseignement constituant un autre point commun. Lors d’une rencontre avec un groupe d’élèves américains, Brigitte Macron a expliqué que si elle enseignait le français, le latin et le théâtre, avant d’épouser son mari, elle enseigne désormais à des adultes à la recherche d’un emploi dans son pays. Quant à Jill Biden, elle continue à enseigner dans un collège communautaire depuis son arrivée à la Maison Blanche, après avoir confié cette semaine à un groupe d’élèves de septième qu’elle n’était pas toujours sûre de pouvoir gérer les deux emplois. « L’enseignement est ma passion, j’enseigne l’anglais et j’adore ça », a déclaré Jill Biden en réponse à une question de l’un des écoliers du Planet Word Museum, qui est dédié à la langue. C’est pourquoi, elle continue à enseigner au Northern Virginia Community College, deux jours par semaine. Et affirme :  » Chaque jour est une aventure, je me sens juste inspiré d’aller travailler tous les jours. » Brigitte Macron a avoué qu’elle n’était pas tout à fait à l’aise pour parler en anglais. Elle a plaidé pour la valeur de la poésie, qu’elle a décrite comme « une langue universelle ». Pour faire valoir ce point, elle a partagé avec les étudiants une parabole sur deux hommes aveugles mendiant de l’argent. Elle n’a pu échapper à la question d’une étudiante concernant sa garde-robe. L’occasion pour elle de décrire en plaisantant son designer incontournable Nicolas Ghesquière de Louis Vuitton comme « l’autre homme de sa vie ». Elle a néanmoins ajouté être en dehors des grandes occasions, toujours en jean et en tee-shirt. De chansons, il a également été question. Jill a admis ne pas connaître certaines des chansons préférées des enfants, mais son visage s’est illuminé lorsque l’un des étudiants a mentionné « I Will Always Love You » de Whitney Houston. À la fin de la visite, Brigitte Macron s’est de nouveau excusée pour ses difficultés avec l’anglais et a lu une note préparée : « Chère Jill : Merci beaucoup d’avoir planifié une telle visite, je suis vraiment ravie que nous puissions partager ce moment ensemble, car il y a un sentiment de connexion; nous partageons tous les deux un engagement à vie envers l’éducation, cela signifie vraiment beaucoup. Nous sommes amis. » Pour éclairer un week-end, ce n’est pas beau tout ça ?

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L’ENTREPRENEURIAT FÉMININ A LE VENT EN POUPE

Toujours curieux d’en savoir plus sur les idées, projets et actions des femmes, dans de multiples domaines, à l’échelle nationale et internationale, Women eLife constate que de nombreux Forums sont organisés pour mettre en avant l’entrepreneuriat féminin. L’occasion de rappeler que se déroule actuellement la 17e édition du Women’s Forum Global Meeting au Palais Brongniart à Paris et en ligne, alors que la 4ᵉ édition du Forum Femmes & Challenges à l’échelle de la région Normandie se tiendra le 8 décembre au Havre. Qu’il s’agisse de rassembler des femmes déjà à la tête d’une entreprise ou projetant de devenir dirigeante, ces dernières se présentent comme des actrices de changement, conscientes qu’il est temps d’agir pour l’égalité des sexes ! Le moment est donc particulièrement bien choisi par Bpi France qui apporte dans sa dernière enquête sur l’entrepreneuriat féminin de très intéressantes précisions concernant plus particulièrement les profils des dirigeantes de PME et ETI et des défis qu’elles doivent relever face au poids du genre. Sans entrer dans le détail de cette enquête qui a été menée auprès de 37 000 dirigeant(e)s de PME-ETI, quelques informations révélatrices de l’ambiance méritent d’être retenues. Alors que les femmes représentent 49% de la population active, elles sont en moyenne une sur dix à la direction des PME-ETI (hors TPE). Autrement dit, seuls 12% des dirigeants de PME de plus de 10 salariés et d’ETI sont des femmes. L’âge médian de la femme dirigeante est de 50 ans, contre 54 ans chez les hommes dirigeants. Les dirigeantes possèdent des entreprises de plus petite taille en comparaison avec leurs homologues masculins (77 % de PME-ETI de moins de 50 salariés, hors TPE). En revanche, elles sont positionnées sur tous les secteurs d’activité, y compris ceux réputés « masculins » (industrie, BTP), dans des proportions néanmoins inférieures à celles des dirigeants. Si de nombreuses dirigeantes de PME-ETI ont créé leur entreprise, une sur trois a accédé à la fonction en reprenant l’entreprise familiale. C’est une différence majeure avec les dirigeants, davantage positionnés sur la reprise externe (un chef d’entreprise sur cinq) et moins présents sur la reprise familiale (un chef d’entreprise sur dix). On peut néanmoins anticiper une féminisation de la reprise externe, au regard des prochains départs à la retraite de nombreux dirigeants de PME. Il est surprenant de constater que les dirigeantes sont une majorité (61 %) à considérer comme facile l’accès au financement. Une proportion comparable à celle des dirigeants (67 %). En réalité, les difficultés de financement ne sont pas tributaires du genre, mais de la taille et de l’âge de l’entreprise, de l’ancienneté des dirigeant(e)s et de la voie d’accès à la direction d’entreprise (fondateur(trice), repreneur(e) familial(e), repreneur(e) externe). Les difficultés de financement sont ainsi plus aiguës pour les entreprises de petite taille, jeunes, dirigées par un(e) chef(fe) d’entreprise moins expérimenté(e) et qui a fondé son entreprise. Contrairement à une idée répandue, seulement 7 % des dirigeantes de PME-ETI officient dans les secteurs des services à la personne et 5 % dans la santé. L’industrie est en effet le deuxième secteur investi par les cheffes d’entreprise et le BTP le quatrième. À titre d’exemple, le BTP arrive en quatrième position, avec 12 % des entreprises dirigées par des femmes. Comme leurs homologues masculins, les dirigeantes de PME-ETI privilégient l’emprunt bancaire qui constitue la principale source de financement en termes d’investissements pour 58 % des dirigeantes (chiffre identique pour les dirigeants). En second lieu, 28 % des dirigeantes citent l’autofinancement (31 % pour les dirigeants). La levée de fonds n’est évoquée que par 6 % des dirigeantes de PME-ETI comme principale source de financement, là encore un chiffre identique aux dirigeants. En revanche, l’enquête ne permet pas d’apprécier le niveau de risque des projets, à travers le poids de la dette (plus le projet sera risqué, plus on réduira la part de dette). Par ailleurs, les dirigeantes n’échappent pas à l’inégal partage des tâches domestiques et familiales. Ces dernières demeurent essentiellement féminines, y compris dans les couples au sein desquels les femmes ont une position professionnelle plus favorable que leur conjoint. Ainsi, si pour la majorité des dirigeant(e)s de PME-ETI en couple, les conjoints sont soutenants (ils se montrent compréhensifs et s’adaptent volontiers aux contraintes professionnelles), mais l’écart entre les genres se creuse en matière de gestion familiale. Les dirigeantes bénéficient moins que leurs homologues masculins de l’aide de leurs conjoints, plus souvent à temps plein. Et, de façon mécanique, les difficultés sont plus aigües pour les femmes à la tête de familles monoparentales. Une autre phénomène qui fait écho aux rassemblements de cheffes d’entreprise évoqués au début de cette chronique est intéressant à noter. Et c’est peut-être ce qui distingue nettement l’approche des réseaux entre hommes et femmes dirigeants. Les dirigeantes participent aux réseaux d’entrepreneurs autant que leurs homologues masculins : 56 % des dirigeantes et 52 % des dirigeants appartiennent à un réseau d’entrepreneurs. Toutefois, ces dernières s’inscrivent dans des réseaux à la fois mixtes et non mixtes, contrairement aux dirigeants qui ne se posent pas la question. Face à la solitude du genre, l’impression de « devoir se battre deux fois plus que les hommes », la recherche de réseaux féminins répond à un besoin d’échanger avec des paires pour rompre l’isolement, mais aussi pour renforcer leur « empowerment » et leur visibilité dans le monde professionnel. De l’avis du CESE , ces réseaux d’entrepreneures, en plein essor, sont décisifs pour accompagner les dirigeantes dans un écosystème où elles sont en minorité. Mais surtout, les jeunes générations aspirent à plus de sens, d’engagement (notamment en matière de climat) et de confiance. Dans ce contexte, les femmes, fortes de leurs soft skills, semblent toutes prédisposées à incarner le dirigeant de demain. Ce n’est pas une fatalité si les femmes dirigeantes ne sont pas les chantres de l’hypercroissance. Les motivations qui les animent coïncident, plus facilement, avec les objectifs d’une croissance durable et qualitative. À bon entendeur !

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MANIFESTATIONS EN IRAN : WOMEN eLIFE PERSISTE ET SIGNE !

En apprenant aujourd’hui que les autorités iraniennes ont arrêté les deux acteurs à l’origine d’une vidéo virale où un groupe de personnalités du cinéma et du théâtre se tient silencieusement sans foulard en solidarité avec le mouvement de protestation, Women eLife réagit sans plus tarder. L’agence de presse américaine Human Rights Activists News Agency a en effet annoncé que l’actrice et réalisatrice Soheila Golestani, qui est apparue sans son foulard dans la vidéo, et le réalisateur masculin Hamid Pourazari, qui est également apparu en bonne place, ont tous deux été arrêtés. Une information qui a été confirmée par l’éminente dramaturge iranienne Naghmeh Samini sur son compte Instagram. En revanche, aucune précision n’a été apportée concernant le sort des neuf autres femmes et des cinq hommes qui ont participé à cette digne manifestation visant la défense des droits des femmes en Iran. En tant que magazine féminin indépendant ouvert sur le monde, Women eLife confirme son plein soutien aux acteurs de cette séquence qui s’opposent à l’obligation faite aux femmes en Iran de porter le foulard (hidjab). Auparavant, l’Iran a arrêté deux acteurs de premier plan, Hengameh Ghaziani et Katayoun Riahi, qui ont exprimé leur solidarité avec le mouvement de protestation et ont retiré leur foulard en public dans un acte apparent de défi. Tous deux ont été néanmoins libérés sous caution, selon nos informations. Avant le début du mouvement de protestation déclenché par la mort d’Amini, des personnalités du cinéma iranien avaient déjà protesté contre le régime des mollahs, au pouvoir depuis la révolution islamique de 1979. Actuellement, les réalisateurs primés Mohammad Rasoulof et Jafar Panahi sont toujours en détention après leur arrestation au début de cette année. Nos pensées vont aux filles, femmes et hommes qui aspirent légitimement à vivre libres dans leur pays pour qu’un nouvel Iran résolument tourné vers l’avenir voit le jour.

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MANQUE DE FEMMES ET VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION METTENT LA CHINE AU PIED DE LA MURAILLE

Alors que le pouvoir tente de mettre fin à une répétition des manifestations liées au profond malaise provoqué au sein de la société chinoise par la politique du zéro COVID et les mesures de stricts confinements récurrentes à travers la démonstration de force massive des services de sécurité, peut-être faut-il ouvrir les yeux. Plusieurs facteurs concernant l’état de santé de la Chine ne peuvent échapper à la curiosité. Avec une population estimée à 1 448 471 000 d’habitants, ce pays qualifié de géant démographique aux pieds d’argile, devenu la deuxième puissance mondiale, se trouve confronté à trois autres problèmes majeurs : Après une croissance de 11,2 % de sa population entre 2000 et 2019, ce pays est confronté à un ralentissement rapide de la croissance démographique. Autre fait notable, la Chine affiche une proportion exceptionnellement élevée d’hommes dans sa population, avec plus de 106 hommes pour 100 femmes. Conséquence directe, dans ce pays le plus «masculin» au monde, le vieillissement de la population s’accélère fortement et veut que la proportion des 65 ans ou plus double d’ici 25 ans. Cette situation s’explique en raison de l’instauration en 1979 de la politique de l’enfant unique, en vigueur jusqu’en 2015. De plus, le développement progressif des techniques d’échographie ont fait beaucoup de tort au genre féminin, les parents préférant bien souvent donner naissance à un fils (les « enfants-empereurs »). En Chine, 35 années de politique de l’enfant unique ont causé la disparition de millions de filles par avortements sélectifs ou infanticide. À terme, si la proportion de filles par rapport aux garçons se maintient ainsi, c’est tout un pan de la population qui ne pourra pas être renouvelé. Des études montrent déjà que 94% des célibataires de 28 à 49 ans en Chine sont des hommes qui, pour la plupart, n’ont pas terminé leurs études secondaires. Or, cette masculinisation trop importante de la société chinoise présente des risques en matière de violence et de crime. L’augmentation des mariages par correspondance, qui veut que beaucoup de Chinois se tournent vers l’étranger et notamment la Birmanie pour trouver une femme, constitue également un motif d’inquiétude. Pour des raisons socio-économiques, il faut aussi s’attendre à un ralentissement du taux de natalité en Chine d’ici vingt à quarante ans. Or le vieillissement de la population risque d’entraîner un net ralentissement de l’économie de ce pays qui bien qu’encore très dynamique, laisse percevoir des signes d’essoufflement. En Chine, un assouplissement de la politique de l’enfant unique, notamment dans les campagnes, pourrait permettre de rétablir un semblant d’équilibre des sexes dans le pays. Cependant, il faudra attendre une vingtaine d’années avant que les premiers effets de ces politiques se fassent sentir. Toutefois, en raison de la crise sanitaire qui dure depuis 3 ans, le nombre de naissances ne cesse de diminuer en Chine. Et en l’état actuel, rien ne laisse percevoir d’améliorations à court comme à moyen termes. En marge des indéniables atouts dont dispose la Chine : forte progression de son PIB; bond des échanges commerciaux en tant que premier exportateur mondial de marchandises; rôle de plus en plus important sur le marché mondial des matières premières ( métaux et terres rares); forte croissance des géants du numérique; investissements considérables en matière de R&D, mais aussi dans l’électrique : une voiture vendue sur cinq est aujourd’hui à moteur électrique et certaines villes remplacent tous leurs bus par des bus électriques, Women eLife s’arrête sur la place et le rôle des femmes au sein de la société chinoise. À ce titre, les actions conduites par Shen Yueyue, vice-présidente du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale et présidente de la Fédération panchinoise des femmes, sont révélatrices du féminisme made in China. Alors que la population se concentre surtout en zone rurale, même si l’exode massif vers la capitale Pékin ou les pôles industriels que sont Shenzhen ou Shanghai est de plus en plus important ces dernières années, les actions entreprises pour promouvoir la place et le rôle des femmes au sein de la société chinoise ne peuvent être masquées. Les tâches fondamentales de la La Fédération des femmes de toute la Chine (ACWF), visent en effet à établir des liens avec les femmes et de les servir, tandis que ses principales responsabilités sont de représenter et de protéger les droits et les intérêts des femmes, et de promouvoir l’égalité des sexes et le développement global des femmes. Shen Yueyue en appelle d’ailleurs à la contribution des femmes pour contenir l’épidémie de COVID, stabiliser l’économie et assurer la sécurité du développement. Dans un village du comté de Sishui à Jining, Shen a salué les efforts déployés par une équipe de femmes volontaires qui fournit des soins et une assistance aux enfants laissés pour compte en milieu rural, aux enfants migrants et aux enfants dans le besoin sous la direction de la fédération locale des femmes. Elle a exhorté les fédérations de femmes au niveau des comtés à diriger les fédérations de femmes au niveau des villages dans la promotion de la participation des femmes sans qualifications particulières, à toute sorte de travaux. Dans un autre village de Sishui, Madale Shen s’est entretenue avec des villageoises et des membres du comité exécutif de la fédération des femmes du village au sujet de leurs revenus et de leurs projets d’avenir. Elle espère que les membres des comités exécutifs des fédérations de femmes à la base guideront davantage de femmes vers un rôle à jouer pour garantir la sécurité alimentaire, augmenter les revenus, promouvoir la revitalisation rurale. Elle a exhorté les fédérations de femmes à accroître leur sens des responsabilités, à attacher une grande importance à la protection des droits et des intérêts des femmes, à accorder une attention particulière aux femmes ordinaires, en particulier celles qui en ont besoin, et à consolider le sentiment d’épanouissement, de bonheur et de sécurité des femmes et des enfants. Elle a évidemment précisé suivre les recommandations du Parti communiste chinois, afin d’approfondir la réforme des fédérations féminines et mettre en œuvre le travail d’orientation, de service

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FÉMINISME MADE IN CHINA

En Chine, l’égalité hommes-femmes a été érigée au rang de cause nationale sous Mao Zedong, lorsqu’il a été président de la République populaire de Chine (1949- 1976) Toutefois, comme l’explique Zhao Zhijin, journaliste pour CGTN, une chaîne de télévision d’information internationale chinoise francophone, faisant partie de la Télévision centrale de Chine qui dépend du Parti communiste chinois, le combat est loin d’être gagné. Alors que les confinements stricts et la politique du zéro covid provoquent de nombreuses manifestations qui se heurtent aux forces de l’ordre et au refus d’accéder aux revendications, Women eLife se penche sur le féminisme made in China sous Xi Jinping. Précisons d’emblée que l’élan du mouvement #MeToo dans le monde entier, n’est pas resté sans écho en Chine. Il était une réponse aux problèmes culturels et systémiques liés au genre et au pouvoir en Chine. Ses fondations ont été construites pendant des décennies, avec de nombreuses années de débat et de plaidoyer pour l’égalité des genres qui ont finalement jailli en une formidable force à travers la société. #MeToo a été mené principalement par des jeunes, parmi lesquels d’innombrables femmes anonymes à la recherche d’opportunités qui leur permettraient de réaliser le « rêve chinois » ultime : transformer la Chine en un pays où règne l’égalité des genres. En Chine, chaque succès du mouvement #MeToo a été remporté par celles et ceux qui ont eu le courage d’assumer les coûts de la prise de parole et de défier la censure. L’exposition #MeToo organisée pour la première fois en 2019 en Chine, n’était pas faite pour plaire au pouvoir. Lors de sa tournée à travers la Chine, elle a été confrontée à de nombreuses interdictions. Cependant, la défense des femmes et la volonté de les promouvoir au sein de la société ne sont pas totalement absentes en Chine. Madame Shen Yueyue est présidente de la Fédération des femmes de toute la Chine (ACWF). Fondée en avril 1949, cette organisation qui compte 8.700.000 membres, unit les femmes de tous les groupes ethniques et de tous les horizons en Chine, et lutte pour leur émancipation et leur développement. En tant qu’organisation populaire sous la direction du Parti communiste chinois (PCC), elle sert de pont reliant le parti et le gouvernement aux femmes et de pilier social important du pouvoir d’État. Ses tâches fondamentales sont d’établir des liens avec les femmes et de les servir, tandis que ses principales responsabilités sont de représenter et de protéger les droits et les intérêts des femmes, et de promouvoir l’égalité des sexes et le développement global des femmes. Pour encourager les femmes à s’adapter aux enjeux de la croissance économique chinoise, participer à l’entrepreneuriat et à l’innovation généralisés, l’ACWF a lancé en 2015 la campagne « Women’s Actions for Entrepreneurship and Innovation » visant à améliorer les compétences des femmes en matière d’entrepreneuriat et d’innovation, à accroître services et créer un environnement sain. L’ACWF a organisé des formations pour plus de 5,5 millions de femmes. Elle a aidé des millions de femmes à créer leur propre entreprise ou à trouver un emploi. Au cours des cinq dernières années, l’ACWF a décerné à 5 966 équipes avancées et conféré à 2 998 femmes le titre de « Women Pacesetters for Achievements » au niveau national. Un grand nombre de femmes de divers domaines ont été formées comme modèles pour leur professionnalisme, leurs compétences professionnelles exceptionnelles et leur esprit d’entreprise. Ces efforts ont joué un rôle actif dans le développement économique et social. La contribution des femmes pour contenir l’épidémie de Covid-19, stabiliser l’économie et assurer la sécurité du développement fait bien partie du programme. Mais avant d’aller plus loin, il n’est pas inutile de prendre connaissance des quelques informations que livre Zhao Zhijin dans la séquence vidéo consultable ci-dessous.

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L’IVG EN PLEINE NAVETTE PARLEMENTAIRE

Voté jeudi à l’Assemblée nationale par une large majorité de députés (337 voix pour, 32 contre), le texte de compromis concernant l’inscription du droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution, n’est pas encore gravé dans le marbre. Il doit encore subir une nouvelle étape qui se traduit par des discussions entre les deux assemblées du Parlement communément appelé « navette ». Autrement dit, le texte voté à l’Assemblée nationale doit désormais être examiné par le Sénat qui a pour missions de voter la loi, contrôler l’action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques (article 24 de la Constitution). Or le Sénat s’est toujours montré réfractaire à l’adoption de cette mesure. Malgré la présence de 122 femmes sénatrices qui occupent 35,1 % des sièges, contre 25 % lors des élections de 2014, les hommes demeurent largement majoritaires avec 226 sièges (64,9 %) L’augmentation du nombre de femmes au Sénat s’explique pour deux raisons. L’une est due en partie aux obligations paritaires pour les listes de candidature, même si les femmes sont rarement en tête de liste. L’autre est liée à l’interdiction du cumul des mandats en place depuis 2017, qui a permis de libérer des sièges de sénateurs dont quelques-uns ont été investis par des femmes. Les organes exécutifs du Sénat, c’est-à-dire les postes de pouvoir, témoignent de la parité puisque sur huit postes de vice-président, quatre sont occupés par des femmes. En revanche, la présidence du Sénat n’a jamais été occupée par une femme. Par ailleurs, sans entrer dans le détail de la complexe procédure législative ( nouvelle lecture – lecture définitive… ) le texte portant sur l’inscription du droit à l’interruption volontaire de grossesse peut se réaliser spontanément ou après intervention d’une commission mixte paritaire (CMP). Cependant, le bicamérisme de la Ve République n’est pas totalement égalitaire et admet, dans la plupart des matières, la prééminence de l’Assemblée nationale, élue au suffrage universel direct. C’est pourquoi, en cas de désaccord entre les deux chambres, le Gouvernement dispose de la possibilité de faire statuer l’Assemblée nationale en dernier ressort. Quoi qu’il en soit, lorsque l’Assemblée nationale est appelée à statuer en lecture définitive, elle ne peut que reprendre soit le texte élaboré par la commission mixte paritaire (s’il y en a un), soit le dernier texte voté par elle, modifié le cas échéant par un ou plusieurs des amendements adoptés par le Sénat. De plus, un événement récurrent mérite d’être noté au passage. Mardi 29 novembre, l’Assemblée nationale rendra hommage à Simone Veil en accueillant un buste à son effigie dans le jardin des Quatre-Colonnes. Offerte par la Fondation pour Strasbourg, l’œuvre de l’artiste Sissy Piana honorera la mémoire de cette femme exceptionnelle dont le courage et la détermination ont habité l’hémicycle. En 1974, le sujet de la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse avait été abordé par le Président Giscard d’Estaing. Face au problème de l’avortement clandestin, Simone Veil, ministre de la Santé et Européenne convaincue, avait été chargée de faire adopter le projet de loi. L’inscription du droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution serait lui rendre hommage.

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SOPHIE ADENOT ACCOMPLIT SON RÊVE D’ASTRONAUTE

Il y a tant d’étoiles filantes dans tous les univers que la désignation d’une militaire française comme astronaute à l’Agence spatiale européenne (ESA) ne passe pas inaperçue dans l’espace médiatique. Alors qu’Amélie de Montchalin députée, secrétaire d’État aux Affaires européennes, ministre de la Transformation publique, ministre de la Transition écologique dont le parcours a été stoppé net par sa défaite aux élections législatives de 2022 dans l’Essonne, vient d’être nommée ambassadrice auprès de l’OCDE, on ne peut manquer de saluer la magnifique ascension de Sophie Adenot, dans un tout autre domaine. A 40 ans, cette jeune femme a sans nul doute été inspirée durant son enfance par ce qu’écrivait Antoine de Saint-Exupéry : « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité. » Elle devient en effet la première astronaute française depuis Claudie Haigneré, qui fit un séjour à bord de la station Mir en 1996. Pour parvenir à remporter cette consécration, elle n’a pas ménagé ses efforts. Tout d’abord en devenant ingénieure avec son diplôme de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace, puis lieutenante-colonelle de l’armée de l’air, avant d’être la première femme pilote d’essai d’hélicoptères avec 3 000 heures de vol à son compteur. Il s’agit bien d’une double performance lorsqu’on sait que pas moins de 23.000 candidats, étaient inscrits sur la rampe de lancement pour faire partie du quinté spatial européen gagnant. Composée de trois hommes et deux femmes, la présence au sein de la promotion d’une autre femme, la Britannique Rosemary Coogan, 31 ans, scientifique au CNES (le Centre national d’études spatiales) apporte la claire démonstration que ce secteur de pointe ne fait plus du genre un critère de choix. Face à l’âpre concurrence à laquelle se livrent Américains, Chinois, Russes notamment, pour assurer leur place dans l’Espace et la conquête d’autres planètes, cette confirmation d’une présence européenne, témoigne des enjeux de la conquête spatiale. Alors qu’au terme de difficiles négociations, les vingt-deux États membres, rassemblés pendant deux jours à Paris, ont décidé d’accorder une enveloppe de 16,9 milliards d’euros à l’Agence spatiale européenne pour les trois prochaines années, il n’est pas inutile de préciser à quoi doit notamment servir cette contribution. 2,7 milliards d’euros permettront de financer les programmes d’exploration spatiale; 2,7 milliards seront destinés à l’observation de la Terre notamment pour mesurer et surveiller le changement climatique; 2,8 milliards d’euros seront consacrés aux lanceurs spatiaux, comme les évolutions des fusées Ariane-6 et de Vega-C. Elon Musk et Jeff Bezos qui mettent des milliards de dollars dans la grande aventure spatiale de ce XXIe siècle, ne doutent plus, depuis déjà un certain temps, que des femmes disposant des solides compétences requises et habitées par l’esprit de conquête, auront un rôle majeur à jouer pour atteindre les objectifs.

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FANAS DE FOOT ET ÉPRISES DE LIBERTÉ LES IRANIENNES PROCHES D’UN TIR AU BUT

Sous réserve que leur légitime mouvement revendicatif prenne de l’ampleur au cœur de la société iranienne, leur victoire sur le terrain politique n’a rien d’impossible. Alors que l’équipe de football iranienne jouait son premier match de la Coupe du monde 2022 au Qatar, face а l’Angleterre, lundi 21 novembre, le fait que les onze joueurs iraniens soient restés muets lorsque l’hymne national iranien a retenti dans le stade, n’est pas le seul évènement à retentissement planétaire qui mérite d’être retenu. L’Iran est en effet l’un de ces pays où le foot déclenche une passion populaire gigantesque, surtout autour des deux clubs phares, Esteqlal et Persépolis. Les matchs déclenchent toujours des scènes de liesse dans les rues des grandes villes et villages. Et ce qui s’est produit au tout début du mondial de football illustre à merveille la capacité que peut avoir le sport de dribler la doctrine dépassée du pouvoir en place et de marquer les esprits au niveau national et international. Bien qu’interdites de stade depuis la révolution islamique en 1979, les mollahs jugeant que les femmes doivent être protégées de la vision du corps des hommes, ces dernières sont en Iran très nombreuses à être passionnées de foot. Alors que les Iraniennes se montrent plus déterminée que jamais à affronter le pouvoir sur le terrain politique, notamment en brûlant leur hidjab et en se coupant les cheveux, avec leur slogan « Femme, Vie, Liberté », on se prend à imaginer possible une tout autre victoire sur fond de mobilisation de grande ampleur de la société iranienne. Suivant l’expression consacrée en football, les tirs au but sont presque toujours utilisés dans les compétitions à élimination directe, afin de décider quelle sera l’équipe qualifiée pour le tour suivant ou celle qui remportera la compétition. Et les Iraniennes et Iraniens se trouvent visiblement à ce moment décisif. Le sujet prend une dimension forte vu que le pays est secoué depuis trois mois de manifestations, menées par les femmes qui se heurtent à une violence policière et aux menaces récurrentes d’emprisonnement. Depuis fin septembre, lors de leurs matchs de préparation de la Coupe du monde, les footballeurs iraniens, avaient déjà exprimé leur solidarité avec les manifestantes. Toutefois, cette image forte ne peut suffire pour que la révolution en marche en Iran, atteigne les objectifs qu’elle se fixe. Bien que le slogan « Woman Life Freedom » arboré aussi bien par des femmes que des hommes, envoie un signal de déqualification des Mollahs, ces derniers sont prêts à user de toutes sortes de stratagèmes pour se maintenir au pouvoir. Il appartient donc désormais aux manifestants de s’organiser et de disposer d’un profil de leader en mesure de rassembler celles et ceux qui aspirent à devenir les acteurs et actrices du nouvel Iran. La partie n’est pas gagnée d’avance, mais on est en droit d’émettre l’espoir d’une possible victoire à venir.

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UNE IDÉE CINÉMA AVEC « THE WOMAN KING »

Ce film américain réalisé par Gina Prince-Bythewood et écrit par Dana Stevens, depuis peu sorti en France, a de quoi vous attirer en salle obscure. Projeté pour sa première mondiale au Festival international du film de Toronto le 9 septembre 2022, « The Woman King » a reçu un avis très favorable de la part des critiques. La performance de Viola Davis, actrice principale oscarisée qui incarne Nanisca la Miganon (Fon, langue béninoise) ou la générale Agojié, fondatrice du premier régiment d’Amazones, gardiennes de la cour, tout comme la mise en scène ont été saluées. Ce long-métrage retrace d’une façon romancée un épisode marquant de l’histoire du royaume béninois du Dahomey des années 1800, alors que les Agojie, une unité de guerriers entièrement composée de femmes a protégé ledit royaume ouest-africain du XVIIe au XIXe siècle. Inspiré d’événements réels, sur fond de commerce d’esclaves, le film met en avant cette armée de féroces guerrières qui comptait quelque 6 000 membres, sous le règne du roi Ghézo. Autant dire que l’actuelle Reine mère Ahantoun Dajan Agbangbè Adjahonon Akaba d’Abomey, légitimement et légalement reconnue par l’État béninois a très certainement apprécié « The Woman King ». Afin de vous permettre de situer où se déroule ce film d’action, peut-être faut-il rappeler que la République du Bénin (ex Dahomey) est située sur le golfe de Guinée, limitée au nord par le Burkina-Faso et par le Niger, à l’est par le Nigéria et à l’Ouest par le Togo. Protectorat en 1884, puis colonie française du Dahomey, le Bénin a accédé à l’indépendance complète le 1° août 1960, sous la dénomination de république du Dahomey, avant de prendre en 1975 son nom actuel. Women eLife qui tient à ménager le suspens ne vous en dira pas plus. Pour un féminisme guerrier. Car outre la bande-annonce consultable ci-dessous, ce film mérite, sans nul doute, d’être vu au cinéma, sur grand écran !

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