Il y a dix ans déjà, un attentat ignoble était commis par des fanatiques au nom d’un islamisme radical en plein coeur de Paris. Frappé de plein fouet, Charlie Hebdo allait perdre dans des conditions atroces de nombreux membres de son équipe de journalistes et dessinateurs qui mettaient avec grand talent, au grand jour, nombre de situations absurdes dont la transcription caricaturale venait dénoncer avec humour des situations et comportements aussi critiquables que condamnables. Cet évènement dramatique allait ensuite donner lieu à plusieurs actions terroristes qui une fois de plus n’allaient faire que d’innocentes victimes dans des lieux publics fréquentés à l’instar de l’hypermarché cachère de Cachan, ou encore du Bataclan, une salle de concert parisienne réputée qui allait être prise d’assaut par des terroristes auteurs d’ un massacre en masse. Plus tard, d’autres actes tout aussi ignobles, toujours guidés par un extrémisme religieux, allaient entraîner la mort d’individus dans des conditions atroces qu’on peine encore aujourd’hui à imaginer. L’hommage à celles et ceux qui ont perdu la vie dans ces diverses circonstances épouvantables, se doit d’être rendu pour que jamais on oublie. Il doit aussi s’inscrire en une mémoire ineffaçable, afin que ceux qui n’ont pas vécu ou connu ces actes criminels aveugles, ouvrent les yeux sur ce qui demeure aujourd’hui une menace. Ce rappel des faits conduit également à constater que dans nombre de pays sous l’emprise de guides religieux inspirés par un fanatisme extrême et aveugle, des filles et femmes se voient toujours interdire de vivre et privées de leurs droits. Ce qui leur est imposé en termes de tenues, de conditions de vie, d’exercice de professions, de mobilité, de soumission au diktat… dépasse l’entendement. Or, en ce XXIe siècle, rien ni personne ne peut plus priver toute société de l’indispensable ouverture sur le monde qui doit se traduire par une manifeste volonté de partage de savoirs, de cultures et de progrès. Et là encore un dessin qui n’a rien de caricatural, met en relief à travers un slogan sans frontières, la parfaite légitimité des revendications exprimées par des filles et femmes qui aspirent à ne plus être discriminées, emprisonnées, torturées voire tuées. Le combat que ces filles et femmes mènent pour la reconnaissance de leurs droits mérite plus que jamais d’être soutenu ! Car c’est bien de l’avenir de l’humanité à l’échelle du globe terrestre dont il est question.