AU SRI LANKA LE MANQUE DE LEADERSHIP FÉMININ ENTRAVE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE

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Le phénomène relatif à la  sous représentativité des femmes dans  de nombreux métiers et secteurs d’activité, observé en république socialiste démocratique du Sri Lanka, un État insulaire de 65 610 km2 , situé au sud-est de l'Inde et à l'est des Maldives,...

Le phénomène relatif à la  sous représentativité des femmes dans  de nombreux métiers et secteurs d’activité, observé en république socialiste démocratique du Sri Lanka, un État insulaire de 65 610 km2 , situé au sud-est de l’Inde et à l’est des Maldives, qui compte environ vingt-deux millions d’habitants, n’est pas un cas particulier. En réalité, tous les pays sont confrontés à cette situation dont le caractère s’avère préoccupant aujourd’hui et risque fort de prendre de l’ampleur dans un proche avenir, notamment sur le plan social et économique. D’où l’impérieuse nécessité de s’atteler aux défis à relever pour qu’il en soit autrement.

Consciente des problèmes posés, Harini Amarasuriya, Première ministre du Sri Lanka depuis le 24 septembre 2024, a fait part de son inquiétude. Cette femme politique reconnue pour son travail d’universitaire et de chercheuse en anthropologie sociale a précédemment été conduite à traiter de sujets essentiels. Il s’est agit des inégalités de genre et du rôle des femmes dans les mouvements sociaux, des questions de classe et d’emploi, de la protection de l’enfant et des failles du système d’éducation srilankais, mais aussi du lien entre activisme politique et intimité, des dynamique de mondialisation et développement. En 2019, elle allait rejoindre à sa création le Pouvoir populaire national (JJB), coalition du JVP et de multiples organisations politiques, syndicales, féministes et écologistes. Elle prendra ainsi la tête Collectif féminin progressiste interne à l’alliance et fera campagne en faveur d’Anura Kumara Dissanayaka qui remportera l’élection présidentielle cette année . À l’issue des élections législatives de 2020, elle se verra confier le seul siège obtenu par ce mode de scrutin, afin de favoriser la représentation politique des femmes. Aussi, sa perception de ce qui doit être fait pour pallier la représentativité féminine dans tous les domaines, prend elle une nouvelle dimension depuis sa nomination de Première ministre du gouvernement srilankais.

Au Sri Lanka, malgré les progrès significatifs réalisés dans le domaine de l’éducation, l’augmentation des inscriptions à l’université et les résultats scolaires plus élevés des femmes, force est de constater que leur présence aux postes de direction et de décision dans les entreprises reste extrêmement faible. Dans un rapport de 2019, l’Organisation internationale du travail (OIT) révélait que seulement 12 % des femmes sri-lankaises occupaient des postes de décision officiels, un résultat en totale inadéquation avec leurs résultats scolaires.

De plus, les récentes recherches menées par l’OIT, indiquent que la contribution économique des femmes au Sri Lanka a diminué d’environ 30 % ces dernières années. Aussi Madame Amarasuriya est-elle amenée à réagir. Elle souligne que la participation des femmes au tissus économique du Sri Lanka relève d’une responsabilité collective qui ne dépend pas uniquement des efforts et de l’engagement constants de la part du gouvernement. Elle met en évidence le rôle majeur qui revient au secteur privé comme public pour garantir à toutes les femmes la possibilité de s’épanouir et d’être valorisées où qu’elles soient et quoi qu’elles fassent. En un mot, il importe de garantir l’inclusion des femmes de tous horizons, aussi bien dans les centres urbains que les zones rurales.

‘Il est vrai qu’à l’instar de ce qu’on observe dans de nombreux pays, y compris en France, les femmes demeurent sous-représentées dans des secteurs clés tels que la technologie, la finance et l’industrie manufacturière. Autant de domaines dans lesquels, elles seraient en mesure d’apporter une contribution significative pour peu qu’on leur en donne l’occasion. L’adoption d’un discours plus progressiste sur les relations de genre pour assurer l’inclusion des femmes de tous les horizons paraît donc devoir s’imposer.

C’est donc à juste titre que la première ministre srilankaise fait valoir dans ses déclarations que l’ implication des femmes est fondamentale pour stimuler une croissance économique inclusive et un développement durable. Elle en veut pour preuve ce qu’elles sont en mesure d’apporter en termes d’idées et de solutions innovantes, à même de transformer les industries et les communautés afin de contribuer à l’épanouissement de la société sri-lankaise.

De précédentes chroniques réalisées ces dernières années toujours consultables sur Women eLife, apportent la démonstration que les défis que doit relever la république socialiste démocratique du Sri Lanka, en faveur d’une plus grande inclusion des femmes dans le leadership économique ne sont pas isolés. Dans les temps à venir, il sera sans nul doute particulièrement intéressant de savoir quels pays et secteurs d’activité ont le mieux su placer l’inclusion en critère de modèle économique gagnant/gagnante. Et pour peu que les résultats et performances induites s’avèrent exemplaires voire atteignent des records, l’inclusion deviendra un modèle du genre, un modèle à suivre.

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