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Un espace dédié à toutes les formes d’expression artistique et aux diverses disciplines sportives, mettant en lumière les créations culturelles et les performances du moment.

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« CACHEZ CE SEIN QUE JE NE SAURAIS VOIR SUR TAPIS ROUGE » AU FESTIVAL DE CANNES

Non, il ne s’agit pas d’un remake du Tartuffe de Molière qui, il y a près de quatre siècles, à travers cette célèbre réplique, fustigeait déjà cette hypocrisie sociale qui, sous prétexte de morale et de bienséance, prétendait régenter le corps des femmes.
Cette réplique fameuse, où Tartuffe s’offusque à la vue d’un simple décolleté, alors qu’il brûle intérieurement de désir coupable, n’a rien perdu de son acuité. Elle résonne aujourd’hui de manière troublante alors que, pour sa 78ᵉ édition, le prestigieux Festival de Cannes rappelle à l’ordre ses invitées féminines : pas de seins visibles, pas de robes trop dénudées sur le tapis rouge.

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« LUMIÈRE PÂLE SUR LES COLLINES » UN FILM SÉLECTIONNÉ QUI DONNE À RÉFLÉCHIR

Cette année encore, le 7eme Art ne pourra faire l’impasse sur plusieurs sujets d’une actualité brûlante, qu’il s’agisse entre autres des guerres qui de l’Ukraine, à Gaza en passant par le Soudan, agitent la géopolitique, ni de ces autres violences au sein de la société, qu’illustre la condamnation de Gérard Depardieu pour agressions sexuelles, prononcée tribunal correctionnel de Paris,  le jour de l’ouverture de la 78e édition du Festival de Cannes. L’occasion de mettre une fois de plus à l’honneur un cinéma exigeant et porteur de mémoire, parmi les œuvres qui font partie de la sélection, C’est d’ailleurs ce qui conduit Women eLife  à mettre un coup de projecteur sur  « Lumière pâle sur les collines » un film de Kei Ishikawa, qui sera présenté le 15 mai, dans la section Un Certain Regard. Adapté du tout premier roman de Kazuo Ishiguro, A Pale View of Hills, le film suit Etsuko, une femme japonaise désormais installée en Angleterre, qui replonge dans les souvenirs de son enfance, dans les années qui ont suivi bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. À travers ce personnage hanté par les fantômes de son passé et de ceux qu’elle a laissés derrière elle, Kei Ishikawa signe un film tout en pudeur et en mélancolie, où les paysages calcinés et les âmes égarées témoignent du prix humain et moral de la guerre. Alors que le climat géopolitique mondial est marqué par une recrudescence des tensions nucléaires et que plusieurs grandes puissances n’hésitent plus à brandir la menace atomique comme ultime outil de dissuasion, le film offre un rappel salutaire de ce que signifie réellement l’arme nucléaire, au-delà des stratégies et des doctrines militaires. À travers la douleur silencieuse de ses personnages et la beauté tragique de ses images, réalisateur japonais Kei Ishikawa, interroge indirectement notre époque : que reste-t-il des leçons de Nagasaki, quand le spectre de la bombe plane à nouveau sur le monde ? De plus, dans son film, les femmes portent le poids des silences et des drames d’un monde qui, même au bord de l’abîme, refuse de les entendre. Etsuko, qu’incarne magnifiquement Suzu Hirose, est de ces héroïnes discrètes, que l’Histoire oublie et que le cinéma — quand il est grand — rend à leur dignité. À travers ses souvenirs de Nagasaki, au lendemain de l’attaque nucléaire, c’est une jeunesse fauchée et une maternité meurtrie qui nous sont données à voir. Ce film ne brille pas seulement la beauté plastique des images ou la délicatesse de l’adaptation du roman de Kazuo Ishiguro. C’est ce qu’il raconte, à demi-mot, sur les femmes dans l’histoire et sur le monde d’aujourd’hui. Car pendant qu’Etsuko tente de survivre dans une ville calcinée et de composer avec les blessures invisibles, les hommes de pouvoir continuent, dans le monde réel, de jouer avec la menace atomique comme on manie un vieux jouet dangereux. Le récit nous murmure que derrière chaque bombe, ce sont des mères, des sœurs, des amantes et des filles qui sont condamnées à vivre avec les cendres. Et ce constat, terriblement actuel, résonne d’autant plus fort que, dans le climat géopolitique du moment, les arsenaux nucléaires redeviennent des arguments qu’on agite dans les discours et qu’on cache à peine derrière le vernis diplomatique. La force de « Lumière pâle sur les collines »  est de nous rappeler qu’avant d’être une « dissuasion stratégique », l’arme nucléaire a d’abord été un massacre de civils, de femmes surtout, souvent reléguées à la marge des récits officiels. Et qu’aujourd’hui encore, ce sont elles qui portent la mémoire des villes rasées et des familles éteintes. En mettant en scène une résilience féminine sur fond de désastre, Kei Ishikawa offre à Cannes un film où la mémoire et la géopolitique se croisent, et où les voix des femmes ne demandent qu’à être entendues. Bien que ce film ne puisse prétendre changer le monde en proie à un extrême climat de tension, « Lumière pâle sur les collines » se veut plus qu’un simple film de mémoire. Il interroge la capacité des sociétés à panser leurs blessures et à tirer des enseignements du passé, dans un contexte international où la logique de l’escalade nucléaire semble redevenir un levier diplomatique. Avec un casting impeccable — Suzu Hirose, Fumi Nikaidō et Yō Yoshida — et une mise en scène sobrement bouleversante, Kei Ishikawa signe un film qui rappelle que derrière chaque détonation et chaque menace nucléaire, ce sont des vies ordinaires, des familles, des enfants, qui s’effacent à jamais. En choisissant de présenter ce film dans la section Un Certain Regard, le Festival de Cannes donne à voir des personnages, et entendre des voix singulières et courageuses, capables de lier mémoire historique et inquiétudes contemporaines. Lumière pâle sur les collines offre un miroir sombre et nécessaire face aux menaces et défis auxquels notre époque se trouve confrontée.

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TESLA BOYCOTTÉ & BYD BOOSTÉ

Women eLife dont le rédacteur en chef reste un passionné d’automobiles, d’innovations en tous genres,  mais aussi de jazz et soul,  ne peut s’empêcher de sourire en constatant que Erykah Badu a déclaré avoir vandalisé sa propre Tesla, ajoutant ainsi son nom à la vague croissante de protestations contre Elon Musk, propriétaire de l’entreprise.  Pour comprendre ce qui vaut un sourire narquois, il suffit de se reporter à la chronique du 24 février 2025 intitulée : « STELLA LI  AUX COMMANDES DE BYD : L‘ELECTROMOBILITÉ DANS LA PEAU ».  Le constructeur automobile chinois, vient de dépasser Tesla en trombe sur le circuit mondial des véhicules électriques avec un chiffre d’affaires de 777 milliards de yuans, soit environ 107 milliards de dollars pour l’année 2024. Mais le plus beau, ne s’arrête pas là. Après  quinze ans d’un long silence,  Erykah Badu, chanteuse américaine, revient avec un nouvel album, produit par The Alchemist, l’un des beatmakers les plus influents, dont vous trouverez l’un de ses derniers titres sur Youtube en cliquant sur ce lien https://youtu.be/Np21rH7Ldto?si=yqhG3IK-3JOC7_a1 Bien que nous ne disposions pas de la preuve formelle de son acte destructeur sur sa Tesla, Erykah Badu dont le premier album Baduizm, sorti en 1997, lui a valu le titre de « Reine de la Neo Soul », s’associe désormais au mécontentement suscité par les décisions destructrices prises dans de nombreux secteurs par Musk et la nouvelle administration Trump.  Une forme de #Metoo qui démontre que les femmes ont, dans tous les domaines, le pouvoir de dire Non ! Surtout, lorsqu’elles estiment qu’il y a abus de la part d’un homme qui, en dépit de indéniable son génie et pouvoir, en vient à commettre des erreurs qui finissent par résonner à l’échelle planétaire et génèrent ce qu’on peut appeler : une belle leçon.

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KIRSTY COVENTRY REMPORTE LA COURSE À LA PRÉSIDENCE DU CIO

Il aura fallu attendre 131 ans pour que le Comité international olympique (CIO), élise une femme à sa tête.
Dans  cette course à la présidence, Kirsty Coventry, nageuse, double championne olympique zimbabwéenne, faisait face à sept hommes candidats. Et c’est avec 49 des 97 voix des membres du CIO, qui lui confèrent une majorité immédiate qu’elle est devenue la femme la plus influente du sport mondial.

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SHIORI ITÔ INCARNATION DU #METOO MADE IN JAPAN

Le soleil levant a beau être omniprésent dans la culture et les arts japonais, « Black Box Diaries », a tout d’abord été un livre avant de devenir un film sorti hier en salles en France. Bien que proscrit au Japon, sa nomination aux Oscars témoigne que ce qu’il donne à voir et à comprendre concernant les viols, les dépôts de plaintes, les pressions exercées au plus haut niveau, les failles du système judiciaire, et l‘embarras au sein de la société japonaise.

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