Art & sports

Un espace dédié à toutes les formes d’expression artistique et aux diverses disciplines sportives, mettant en lumière les créations culturelles et les performances du moment.

Arts & sports
Women e-life

RETOUR SUR UN COMBAT DE BOXE FÉMININE HISTORIQUE QUI OUVRE DES HORIZONS

Si vous doutiez que les femmes sachent boxer, le combat qui s’est déroulé, vendredi 12 juillet, au Golden Square Garden, envoie dans les cordes une idée qui ne tient pas le ring. C’est en effet devant une foule de plus de 19 000 personnes, répartie presque à parts égales entre fans irlandais et portoricains, qu’a eu lieu dans cette salle mythique, le premier programme de boxe 100% féminin. L’occasion de porter à votre connaissance l’existence d’un club très apprécié, baptisé  » Hook Boxing Club », situé à Versailles dans les Yvelines.

Accéder à la chronique »
Arts & sports
Women e-life

COCO GAUFF AMÉRICAINE DE 21 ANS REMPORTE ROLAND GARROS 2025

À l’issue de la finale particulièrement haletante qui a opposé ce samedi sur terre battue, Coco Gauff à la numéro un mondiale biélorusse, Aryna Sabalenka et s’est soldée par un (6-7, 6-2, 6-4), Women eLife retient sa respiration avant de monter au filet pour vous en dire plus.
Elle est loin sa première défaite en finale à Roland-Garros, intervenue en 2022, alors qu’elle n’avait que 18 ans.
Car , Coco Gauff a remporté ses deux finales de Grand Chelem suivantes et affiche désormais un bilan de 10 victoires pour 3 défaites en finales.

Accéder à la chronique »
Arts & sports
Women e-life

LE COMBAT DE JAFAR PANAHI POUR LES FEMMES IRANIENNES À TRAVERS SON CINÉMA

Le fait que «  Un simple accident » réalisé par Jafar Panahi, un réalisateur, scénariste iranien, ayant débuté  sa carrière comme assistant réalisateur pour Abbas Kiarostami, autre géant du cinéma iranien, ait remporté la Palme d’or au Festival de Cannes, est plus qu’une nouvelle victoire qui crève l’écran pour ce cinéaste dissident.
Considéré comme l’un des plus grands cinéastes du XXIe siècle pour sa liberté d’expression et son courage, Jafar Panahi incarne un cinéma politique, humaniste et audacieux, le plus souvent réalisé dans des conditions périlleuses.

Accéder à la chronique »
Arts & sports
Women e-life

FÉMINISME ET MASCULINISME RÉVÉLÉS EN UNE BD QUI MET LES POINTS SUR LES I

Et si les hommes aussi se posaient enfin les bonnes questions sur leur rapport au genre, aux autres et à eux-mêmes ? Pour mieux comprendre ce qui distingue deux courants de pensée relatifs, d’une part au féminisme, et d’autres part au masculinisme, de premières précisions s’imposent. Le féminisme est un mouvement social et politique qui revendique l’égalité des droits entre les femmes et les hommes. Il lutte contre les discriminations et violences sexistes, et cherche à déconstruire les stéréotypes de genre pour permettre à chacun·e de vivre librement, sans assignation ni hiérarchie. Le féminisme ne cherche pas à dominer les hommes, mais à rééquilibrer une société historiquement inégalitaire. Le masculinisme, au contraire, désigne un ensemble de discours et mouvements qui prétendent que les hommes seraient aujourd’hui victimes d’un système devenu féministe et oppressif à leur encontre. Ce courant va de simples revendications sur des sujets spécifiques (comme la garde d’enfants, ou l’image des pères divorcés) à des positions beaucoup plus radicales qui défendent la suprématie masculine en termes de revenus à compétences égales notamment, et rejettent les avancées féministes. C’est tout l’enjeu de Mecs in Progress, une bande dessinée sensible et percutante signée Lauraine Meyer, parue chez Steinkis Éditions. Dans son essai graphique, reflet de réalités qui apparaissent au grand jour, l’autrice met en scène Selma, Jim et Dédé, trois amis qui se lancent dans un parcours de remise en question collective. Leur objectif : comprendre comment les dynamiques sexistes se construisent et se perpétuent, et surtout comment s’en libérer pour devenir les hommes qu’ils souhaitent être. À travers des discussions franches, des maladresses touchantes et des prises de conscience progressives, ils explorent les nouvelles masculinités. Leurs échanges abordent autant les comportements de groupe que les attitudes dans le couple ou les stéréotypes intériorisés. Avec à la clé deux questions : Qu’est-ce que ça veut dire aujourd’hui être un « mec bien » ? Peut-on se dire féministe et reproduire malgré soi des schémas sexistes ? Lauraine Meyer, déjà remarquée pour son ton mordant et ses dialogues qui sonnent juste, signe ici un récit aussi drôle qu’émouvant. Elle interroge sans juger, offre des pistes de réflexion sans jamais tomber dans le discours moralisateur. Ce qui frappe dans Mecs in Progress, c’est la sincérité des personnages, leur envie de comprendre, de faire mieux, et de déconstruire les réflexes qu’on leur a appris. La BD s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes. Elle rappelle que le féminisme n’est pas un combat réservé aux femmes et qu’il implique aussi de repenser la place et le rôle des hommes dans cette transformation collective. Car déconstruire les modèles virils, c’est aussi leur permettre de se libérer de carcans pesants et d’accéder à des formes d’expression plus justes et apaisées. À l’heure où les masculinités se redéfinissent lentement dans les débats publics, Mecs in Progress offre un regard intelligent et salutaire sur cette mutation. Un ouvrage à lire, à offrir et à débattre, pour mieux avancer ensemble. Dans Mecs in Progress, Lauraine Meyer prend le contre-pied du masculinisme : ses personnages masculins ne se considèrent pas comme des victimes, mais s’interrogent sur leur rôle dans une société qu’ils souhaitent plus égalitaire. La bande dessinée s’inscrit donc pleinement dans une démarche féministe inclusive et bienveillante, où hommes et femmes déconstruisent ensemble les mécanismes sexistes. Women eLife, magazine féminin indépendant ouvert sur le monde, animé par un homme journaliste, ne pouvait manquer l’occasion de vous faire un dessin sur ce mouvement de fond qui agite la société, et tend à faire bouger les lignes dans quasiment tous les pays du globe. Surtout, lorsque la consultation des diverses chroniques de ce magazine féminin, qui se passent de tout propos féministe ou masculiniste, visent tout simplement à promouvoir l’indispensable harmonie en termes d’idées, projets et actions, entre hommes et femmes, condition sine qua none d’une société en mesure d’avancer de concert dans le cadre d’un respect mutuel.

Accéder à la chronique »
Arts & sports
Women e-life

QUAND LE FESTIVAL DE CANNES DONNE À VOIR UNE MORT QUE LE MONDE DOIT ENTENDRE

En émettant, lors d’interviews, le vœu que son film documentaire  « Put Your Soul on Your Hand and Walk » projeté lors de la 78e édition du Festival de Cannes, interpelle et reste gravé dans les mémoires, la réalisatrice franco-iranienne, Sepideh Farsi, a bien compris à quel point certains évènements et témoignages, ne doivent à aucun prix s’effacer voire disparaitre au fil du temps. Alors que jusqu’ici plus de 200 journalistes sont morts dans l’exercice de leur métier, à Gaza, territoire bombardé sans relâche par l’armée israélienne, Fatma Hassouna, photoreporter, est l’héroïne de ce documentaire projeté au Festival de Cannes. Elle y raconte sur place cette guerre épouvantable qui a déjà fait plus de 51.000 innocentes victimes civiles. Mais, cette jeune femme palestinienne de 25 ans surnommée « l’œil de Gaza » dont les photos ont été publiées dans plusieurs médias internationaux, parmi lesquels The Guardian, a été tuée avec sa famille à Gaza, sous les bombes israéliennes, le 15 avril 2025. Sepideh Farsi, déjà réalisatrice de plusieurs films à l’instar de « Filles d’Iran« , un court métrage composé d’images de manifestations de caméras anonymes et dédié non seulement aux Iraniennes, à sa fille, mais à toutes les voix unifiées par un même combat ou encore Red Rose (2014) qui retrace le fossé entre deux générations et deux révolutions, partageait pourtant avec Fatma Hassouna, le même objectif, y compris celui d’être toutes deux présentes au Festival de Cannes. Bien avant que ce dernier n’ait lieu, l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion). expliquait dans un communiqué « avoir visionné et programmé un film où la force de vie de cette jeune femme tenait de l’ordre du miracle ». Il s’agissait bien de « Put Your Soul on Your Hand and Walk ». Empêchée de se rendre à Gaza, Sepideh Farsi a pu obtenir puis réunir les témoignages de Fatma Hassouna recueillis par téléphone et visio. Et le résultat est sans appel ! Grâce à ce documentaire, le sort des Palestiniens a bien été projeté et salué à Cannes. Autrement dit, deux vœux semblent accomplis. Celui de Sepideh Farsi qui a déclaré : « J’entends parfois dire que les festivals doivent rester artistiques, apolitiques. Mais pourquoi établir une telle ligne de démarcation ? Quand il s’agit de parler d’un génocide, cette séparation me semble absurde. (…) C’est une guerre contre une population civile qui n’y est pour rien. Ce film existe pour donner un visage et une voix, aux victimes palestiniennes.«  Mais aussi celui de Fatma Hassouna qui écrivait dans un post Facebook : «Si je meurs, je veux une mort bruyante. Je ne veux pas être une simple nouvelle, ou un numéro dans un groupe. Je veux une mort que le monde entendra, un impact qui restera dans le temps, et une image intemporelle qui ne peut pas être enterrée par le temps ou le lieu.» 

Accéder à la chronique »