Il aura fallu attendre 131 ans pour que le Comité international olympique (CIO), élise une femme à sa tête.
Dans cette course à la présidence, Kirsty Coventry, nageuse, double championne olympique zimbabwéenne, faisait face à sept hommes candidats. Et c’est avec 49 des 97 voix des membres du CIO, qui lui confèrent une majorité immédiate qu’elle est devenue la femme la plus influente du sport mondial.
Après la confirmation par le président sortant Thomas Bach, de sa victoire lors de la 144e session du CIO, en Grèce, Kirsty Coventry s’est déclarée particulièrement fière d’être la première femme présidente du CIO, et aussi la première Africaine.
Elle a émis le vœu que son élection représente une source d’inspiration pour beaucoup.
Reconnaissant qu’avec son élection le plafond de verre a été brisé, elle s’est dite pleinement consciente de ses responsabilités en tant que modèle.
Kirsty Coventry a également tenu à affirmer : « Le sport a un pouvoir inégalé pour rassembler, inspirer et créer des opportunités pour tous, et je m’engage à ce que nous exploitions pleinement ce pouvoir. L’avenir du Mouvement olympique est prometteur, et j’ai hâte de m’y mettre. «
Auparavant ministre des Sports d’un gouvernement zimbabwéen soumis à des sanctions britanniques, qui visent à « encourager le gouvernement zimbabwéen à respecter les principes et les institutions démocratiques ainsi que l’État de droit », son élection donne lieu à diverses appréciations. Certains estiment qu’elle suivra la ligne tracée par son prédécesseur alors que d’autres s’interrogent sur le degré de démocratie et de réformes qu’elle mettra en œuvre.
Toujours est-il que Kirsty Coventry prendra ses fonctions lorsque le président sortant Thomas Bach quittera officiellement ses fonctions le 23 juin, Journée olympique, après avoir atteint le maximum de 12 ans de mandat.
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