Avant d’aborder ce passionnant sujet, puis de décliner une suite en podcast, quelques précisions s’imposent.
Tout d’abord, soyez toutes et tous rassurés ! N’allez surtout pas croire que le secteur du luxe, même celui qui donne dans le prêt-à-porter, fait grise mine ou que les grandes marques, dont les noms ne vous sont pas inconnus, menacent de péricliter faute de clientèle.
Non, tout va très bien, Madame la marquise ! Et ce bien que certaines difficultés puissent poindre, qu’il s’agisse d’un manque de main-d’œuvre qualifiée, de turbulences économiques, ou encore d’embrouilles commerciales dans le style droits de douane, susceptibles d’en contrarier la santé.
En réalité, ce qui justifie aujourd’hui l’inquiétude de ces grandes maisons, figures de proue de groupes internationaux dont les produits classés luxe se veulent d’une qualité irréprochable, ce sont avant tout les copiages sans vergogne de leurs créations. Ces reproductions, qualifiables de contrefaçons, proposées à des prix défiant toute concurrence via le commerce en ligne, alimentent une concurrence déloyale, même si elles s’adressent à un public au pouvoir d’achat restreint.
Blâmer ces industries à gros tirage, qui cherchent à saper ce que les maisons de couture de renom — devenues emblèmes du luxe made in France — s’efforcent de préserver, se justifie pleinement.
D’autant plus que la qualité des produits n’est, au final, en rien comparable !
Et c’est précisément là qu’il devient intéressant de mentionner l’émergence d’un créneau intermédiaire, en plein essor.
L’occasion de mettre l’accent sur ces femmes, françaises ou étrangères, qui ont amorcé depuis quelques années un mouvement porteur d’une réflexion inspirée.
Qu’il s’agisse de relancer des modes de production respectueux des conditions de travail, de favoriser le recyclage des déchets textiles ou de promouvoir une consommation plus responsable, les défis sont immenses. Surtout lorsqu’on sait que tout déchet textile ne peut, loin s’en faut, prétendre à une seconde vie.
D’où l’intérêt de mettre en lumière le talent et le savoir-faire de ces créatrices qui s’engagent à défier les enseignes commerciales de produits bas de gamme, souvent vendus en ligne à prix cassés.
Leurs engagements, fondés sur le principe de produire moins mais mieux, méritent d’être salués.
Le plus souvent, ces femmes choisissent de créer leur propre marque, incarnant un nouveau paradigme dont elles deviennent les véritables orfèvres.
Women eLife dévoilera prochainement, à travers un fil podcast, les noms et les parcours de celles qui redonnent un sens et une âme à la mode.
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