CONTRE LA FAST FASHION : DES FEMMES RELÈVENT TROIS DÉFIS : QUALITÉ, PROXIMITÉ, DURABILITÉ

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L’affaire Shein relative à la vente en ligne de poupées à caractère pédopornographique a fait grand bruit et n’a pas manqué de choquer, même si cette entreprise de commerce en...

L’affaire Shein relative à la vente en ligne de poupées à caractère pédopornographique a fait grand bruit et n’a pas manqué de choquer, même si cette entreprise de commerce en ligne – comme d’autres objets de vives critiques – a supprimé de son catalogue nombre de produits bannis.

Car la tendance fast fashion, dont plusieurs plateformes usent voire abusent, s’est heurtée pour Shein notamment à un vigoureux mouvement de protestation, cette fois en raison de sa présence physique dans l’enceinte du BHV, l’un des fleurons du commerce parisien en France. 

Cette séquence à scandale a également permis de remettre au-devant de la scène un courant de fast fashion aux multiples effets pervers, qui semble pouvoir tout emporter sur son passage. Surtout en ce premier jour de la COP30 au Brésil qui fait de la déforestation l’un de ses axes majeurs de discussions, et donnera lieu à bien d’autres débats de fond sur tout ce qui contribue à détruire des ressources essentielles pour l’humanité.

On ne peut toutefois nier que face à un pouvoir d’achat en berne, et les difficultés économiques rencontrées par nombre d’individus et ménages, cette alternative permette à nombre d’entre eux d’obtenir satisfaction dû t-elle être de courte durée en raison de son mode de fabrication.

Mais cette mode à bas coût, séduisante en apparence, repose sur un système désastreux : surproduction, main-d’œuvre exploitée, vêtements jetables. Un cycle de gaspillage dont les conséquences environnementales sont désormais visibles à grande échelle.

Derrière collections à prix cassés, renouvelées à un rythme infernal, les géants du commerce en ligne, notamment chinois, deviennent les acteurs d’un modèle économique à la fois socialement injuste, écologiquement désastreux et économiquement précaire. Un modèle qui cause un grave préjudice aux filières qui aspirent au respect d’authentiques valeurs qui sont autant de repères fiables sur tous les plans. 

Face à un modèle de production ultra-rapide et déshumanisé pratiqué par de nombreuses plateformes de vente en ligne, des femmes conscientes du caractère désastreux de telles pratiques réagissent en prônant des valeurs qui vont à l’encontre d’une gabegie aux dégâts conséquents. 

En France, en Europe, comme sur d’autres continents, des femmes inventent des modes de production, de distribution et de consommation plus durables appelés : économie circulaire, slow fashion, upcycling, transparence des chaînes d’approvisionnement… Ces entrepreneures, créatrices et militantes redéfinissent la beauté, la qualité et ce qui confère au vêtement une qualité qui le rend durable. Alors que la mode représente 10 % des émissions mondiales de CO₂, autrement dit plus que le transport aérien et maritime réunis, l’orientation en faveur de la qualité et durabilité mériterait de s’appliquer à bien d’autres biens de consommation. 

Derrière chaque vêtement durable, il y a souvent une femme qui a choisi de créer autrement avec sens, patience et respect.

De ces femmes françaises et étrangères qui agissent pour contrer les effets néfastes de la fast fashion et valoriser des savoir-faire reconnus, il sera question sur Women eLife dans une prochaine chronique. 

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