Compte tenu du climat actuel sur le plan politique, géopolitique, économique, financier, social et environnemental, braquer son projecteur sur la COP 30 qui va se dérouler à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre, présente un double intérêt.
Cette 30eme conférence annuelle des Nations unies pour le climat, permet tout d’abord de constater que investir “vert” ne suffit plus et qu’il s’agit désormais d’investir “avec sens”. Telle est du moins l’exigence que les femmes actrices de la finance verte, porteuses de projets à impact social et environnemental mettent en lumière. Une démarche que confirme une enquête menée par Initiative France, 69 % des Françaises estimant que l’impact écologique, social et sociétal de leur entreprise est au moins aussi important que l’enjeu économique. Autrement dit, ces femmes ne sont plus spectatrices. Elles deviennent des catalyseurs de changement, dans des sphères traditionnellement masculines.
Des énergies renouvelables à l’économie circulaire, en passant par les infrastructures durables, leur présence transforme les règles du jeu et questionne les logiques du court terme, en privilégiant la durabilité, l’éthique et l’inclusion.
La démarche entrepreneuriale de ces femmes ne repose pas uniquement sur la seule question d’équité. Elle appelle également une diversification des perspectives en termes de financement de leurs projets et actions qui constitue un levier de performance. Car les études montrent que l’« investissement avec prisme genre » (gender-lens investing) peut réduire le risque et améliorer les rendements.
À la veille de la COP 30, Women eLife, magazine féminin indépendant ouvert sur le monde estime judicieux de prêter attention à ces femmes qui, derrière les chiffres, construisent un modèle d’investissement capable de répondre à l’urgence climatique et à la justice sociale. La chronique en podcast vous invite à entrer dans leur univers : celui de la finance verte et féminine.

NB: Selon la dernière enquête de l’Ifop, les Français continuent à considérer que la lutte contre le dérèglement climatique (33 %) sera le domaine qui verra le plus de changements dans les prochaines années suivi la santé (32 %) et la sécurité des personnes et des biens (29 %). Cet enjeu progresse chaque année comme question à traiter prioritairement pour l’avenir (+8 points en 2 ans). Les 18–24 ans et les plus de 65 ans affichent le même taux de préoccupation (34 %) quant à la lutte contre le dérèglement climatique, signe que le sujet traverse l’ensemble de la société.
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