LANCEMENT EN GRANDE-BRETAGNE D’UNE CAMPAGNE SUR LA SEXUALITÉ EN MESURE DE FAIRE ÉCOLE

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En cette veille de week-end, Women eLife se met à l'heure britannique. L'occasion pour votre magazine féminin d'aborder un sujet qui demeure tabou chez nos voisins comme en France....

En cette veille de week-end, Women eLife se met à l’heure britannique.

L’occasion pour votre magazine féminin d’aborder un sujet qui demeure tabou chez nos voisins comme en France.

Et c’est là que l’initiative prise par Samantha Niblett, députée de South Derbyshire avec le lancement d’une campagne pour encourager une discussion « ouverte et saine » sur la sexualité retient l’attention. Âgée de 46 ans, cette Britannique qui milite dans ce sens depuis 2024, a obtenu qu’un débat à la Chambre des communes sur l’éducation sexuelle tout au long de la vie, puisse se tenir au début de l’automne. 

Toutefois, sa campagne n’attendra pas cette période puisque par une association avec Cindy Gallop de MakeLoveNotPorn – un site de vidéos pour adultes qui propose une alternative à la pornographie hardcore – cette dernière visant à sensibiliser et à informer sur la sexualité en Grande-Bretagne, avec le slogan « Oui, du sexe, s’il vous plaît, nous sommes britanniques » démarrera dès l’été 2026. Une sorte de détournement brillant de la célèbre pièce de théâtre/film No Sex Please, We’re British.

Cette campagne à but pédagogique soutient que l’éducation sexuelle tout au long de la vie est essentielle pour la santé publique, l’égalité et la sécurité. Elle met l’accent sur l’éducation au consentement, au respect et aux relations saines afin de prévenir les abus et les violences.

Elle vise également à sensibiliser le public à l’impact des différentes étapes de la vie, telles que l’accouchement, la ménopause, le stress et les troubles de l’érection, ainsi que des problèmes de santé et des handicaps, sur la satisfaction sexuelle de chacun. 

Interrogée dernièrement au sujet de son initiative, Samantha Niblett a déclaré : « Le gouvernement travailliste prend très au sérieux la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, ainsi que la volonté d’aider les garçons et les hommes, de plus en plus attirés par la toxicité de la sphère masculine, à comprendre leur rôle important dans la société. »

Déterminée, elle affirme par ailleurs : « Bien que le gouvernement puisse agir et agisse pour bloquer et interdire les contenus nuisibles en ligne, nous devons veiller à informer chaque personne consentante au Royaume-Uni sur ce qui est beau et normal dans la sexualité et l’amour réels. » avant de poser la question :  « Si nous ne pouvons pas parler de sexualité épanouissante, comment pouvons-nous espérer que les gens parlent de sexualité à risque et contribuent à leur sécurité ? « 

Force est de reconnaître que la sexualité représente une part importante de la vie de la plupart des gens. Il n’y a autrement dit aucune honte à en parler.

Mme Niblett exprime un souhait lorsqu’elle fait part de sa hâte que chacun se sente libre et à l’aise de dire : “Oui, du sexe, s’il vous plaît, nous sommes Britanniques !” » . Cette campagne repose sur des fondements crédibles en appelant à l’intégration d’une éducation sexuelle pertinente, inclusive et continue dans le système de santé publique et au-delà, pour chaque âge et à chaque étape de la vie, afin de dédramatiser la sexualité et d’en libérer les tabous.

De quoi inspirer nos députées françaises. Aborder ces réalités sans tabou est le seul rempart efficace contre les dérives et les violences, garantissant une éducation qui ne soit plus polluée par des représentations déviées. 

Une démarche d’autant plus cruciale lorsqu’on mesure le pouvoir d’influence de la toxicité numérique, qui véhicule des images et des pratiques laissant entendre à un large public — y compris aux plus jeunes — que c’est ainsi que tout doit se passer en matière de relations amoureuses et de sexualité. 

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