FACE AUX DÉFIS MONDIAUX, L’EUROPE RESTE UN MODELE À SUIVRE

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Alors que l’Europe est confrontée à un vif climat de tension géopolitique en raison de la guerre qui sévit à ses portes, mais aussi au désengagement des États-Unis concernant sa...

Alors que l’Europe est confrontée à un vif climat de tension géopolitique en raison de la guerre qui sévit à ses portes, mais aussi au désengagement des États-Unis concernant sa protection, quelques précisions méritent d’être apportées à l’issue de la Journée internationale  des droits des femmes qui a été célébrée le 8 mars dernier.

L’occasion de rappeler que depuis 20 ans, des postes de direction cruciaux sont occupés par des femmes au sein de l’Union européenne. Et comme il est possible de le constater à la lecture de cette chronique, les femmes qui se trouvent placées à la tête comme à des postes clés des institutions européennes, ne peuvent avoir les deux pieds dans le même sabot.

Pour l’histoire, tout a commencé côté présence féminine avec Angela Merkel qui outre son rôle de chancelière de l’Allemagne en 2005, un poste qu’elle a occupé pendant 16 ans, a été de 2006 à 2020 (avec une interruption en 2010), l’unificatrice incontestée de l’UE. Le magazine Forbes l’avait d’ailleurs présenté comme la femme la plus puissante du monde.

Depuis son départ, Ursula von der Leyen, 66 ans, Allemande, qui a été présidente de la Commission européenne depuis le 1ᵉʳ décembre 2019, a été réélue pour un nouveau mandat, le 18 juillet 2024.

Depuis le 1er décembre 2024, Kaja Kallas, une Estonienne de 47 ans, est haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité. 

Christine Lagarde, 69 ans, Française est pour sa part Présidente de la Banque centrale européenne depuis 2019.

Roberta Metsola 46 ans, Maltaise, a quant à elle été élue présidente du Parlement européen, le 18 janvier 2022.

Sans ignorer les autres postes importants occupés par des femmes, démonstration est apportée que féminisation et rajeunissement sont en marche au niveau des distances européennes. C’est la raison pour laquelle, Women eLife a voulu mettre une coup de projecteur sur Nadia Calviño, une Espagnole de 56 ans, présidente de la Banque européenne d’investissement.

En inaugurant la troisième édition du Forum du Groupe BEI, Nadia Calviño a souligné le rôle essentiel de l’investissement pour façonner l’avenir économique de l’Europe, mais aussi l’accent mis par le Groupe BEI sur la sécurité dans toutes ses activités.

En 2024, le Groupe BEI, qui comprend également le Fonds européen d’investissement (FEI), a signé près de 89 milliards d’euros de nouveaux financements à l’appui de plus de 900 projets à fort impact, renforçant ainsi la compétitivité et la sécurité de l’Europe.   

Cette orientation marque un changement de cap pour cette banque publique détenue par les États, qui n’en reste pas moins le bras armé de la Commission européenne pour ses investissements à long terme.

Si la construction, le logement, s’inscrivent toujours parmi les priorités de la BEI, et alors que les financements étaient auparavant davantage dédiés à des projets engagés dans les transitions énergétique et numérique, ou à des actions en faveur du climat et à la politique de cohésion, la BEI est visiblement conduite à changer son fusil d’épaule. Et confirmation en a été apportée durant son « forum » de réflexion stratégique à Luxembourg, la semaine dernière, lorsque Nadia Calvino a notamment déclaré : « En ces temps troublés, il faut revenir à l’essentiel : nous devons préserver notre sécurité ».

Autrement dit, la BEI s’apprête à investir massivement dans des industries et des infrastructures de défense européennes.

Et si les armes et les munitions demeureront exclus, la Banque européenne d’investissement accordera 2 milliards d’euros de financements cette année aux opérateurs et aux industriels de la défense.

Au vu des combats qui se confirment entre grandes puissances ( États-Unis, Chine, Inde, Russie) l’Europe qui en est une, se doit de fourbir ses armes pour être en mesure de rester droite dans ses bottes. Elle doit pour se faire apporter la démonstration de sa capacité à faire face à toute forme d’agression, qu’il s’agisse de défis en termes d’indépendance stratégique sur le plan militaire comme de compétitivité dans nombre d’autres secteurs.

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