Bien que les discours et autres promesses sur la protection de l’environnement ne figurent plus en ces temps particulièrement troublés et menaçants à l’ordre du jour, comment taire les répercussions environnementales des guerres qui enflamment plusieurs régions du globe.
Les bombardements intenses, frappant au cœur des villes et des complexes pétroliers, ne font qu’aggraver une menace dont il est impossible d’ignorer l’existence. À l’instar du sable du Sahara que l’on retrouve à des milliers de kilomètres, y compris en France, les nuages toxiques nés des zones de guerre ne connaissent pas de frontières. Ils nous obligent à nous interroger : quel prix paierons-nous pour ces poisons atmosphériques ?

Nous ne reviendrons pas ici sur la destruction de stations de dessalement de l’eau de mer à Bahreïn qui jouent un rôle vital en assurant la production d’eau douce dans un certain nombre de pays de cette région du globe.
À Téhéran, les fumées noires émanant de dépôts pétroliers bombardés qui rendent imperceptibles la lumière du jour, ne sont pas faites pour arranger ni localement ni à distance, une pollution atmosphérique à l’ impact délétère sur la population contrainte de ne plus mettre le nez dehors.
Ces fumées qui ont des effets redoutables sur la santé de celles et ceux qui s’en trouvent victimes ne sont pas uniquement menaçantes en période de sécheresse mais aussi de pluies qui se chargent de particules nocives.
De cet aspect des choses, on se garde de parler ! Or outre les destructions massives de quartiers habités et secteurs industriels occasionnées par les bombardements, les effets induits de ces derniers ne peuvent que nuire et rendre caduques les efforts et actions menés pour lutter contre le changement climatique.
Le phénomène ne se limite pas à la seule situation qui prévaut au Proche et Moyen-Orient. Il est également patent au regard de la guerre menée par la Russie en Ukraine.
Le courtermisme d’hommes d’État qui jouent la guerre comme une partie de billard, témoigne de l’ inconscience dont ils font preuve concernant leurs actes de destruction massive. Car en détruisant ce qui permet la vie sur Terre ( air – eau) , ces hommes de pouvoir déchirent par la même occasion le tapis vert dont l’humanité à un pressant besoin.
Ils ne mesurent pas davantage les répercussions qu’auront leurs décisions et actes sur l’état de santé d’humanité, mais aussi les déplacements de populations qu’ils provoqueront.
À moins qu’ils aspirent à en finir une bonne fois pour toutes en nourrissant des rêves de reconstruction de régions dévastées qu’ils ne seront plus là pour imaginer et encore moins concrétiser.
Au rythme où vont les évènements, ils laisseront aux générations à venir une mission impossible.
Dans la série : « Après nous le déluge ! »
Au regard de la responsabilité d’hommes chefs de guerres faut-il en déduire que protection de l’environnement et écologie ne peuvent avoir droit de cité qu’en temps de paix ?
Women eLife vous laisse le soin de réfléchir à la question à l’heure où la lutte contre le changement climatique, considérée comme l’un des défis majeurs, a du plomb dans l’aile.
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