ELIZABETH WARREN CONFIRME TOUT HAUT CE QUE PENSE UNE MAJORITÉ D’AMÉRICAINS

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En déclarant hier que la guerre menée par Israël et en l'occurrence les États-Unis en Iran était quasiment terminée, Donald Trump a ni plus ni moins eu recours à la...

En déclarant hier que la guerre menée par Israël et en l’occurrence les États-Unis en Iran était quasiment terminée, Donald Trump a ni plus ni moins eu recours à la méthode Coué afin d’éviter que les cours du gaz et plus particulièrement du pétrole ne poursuivent leur ascension vertigineuse.

Et il est vrai que les marchés n’ont pas tardé à réagir à cette annonce, les cours du pétrole étant redescendus dans la foulée sous la barre des 100 dollars, et les places boursières mondiales enregistrant une hausse significative.

Mais le répit n’a été que de courte durée. Tout d’abord parce que les bombardements se poursuivent de tous côtés, et ensuite parce que l’Iran qui a nommé son nouveau guide suprême en la personne de Mojtaba Khamenei, fils de Ali Khamenei, tué aux premiers jours des frappes sur Téhéran, confirme la présence de la ligne dure à la tête du régime iranien.

L’occasion de s’arrêter sur un sondage CBS News/YouGov qui révèle que la plupart des Américains désapprouvent la gestion de la guerre en Iran par l’administration Trump, invoquant un manque d’objectifs clairs et la crainte d’un conflit prolongé. Deux tiers des personnes interrogées estiment que toute nouvelle action militaire devrait être soumise à l’approbation du Congrès, et une majorité pense que la guerre rendra les États-Unis moins sûrs. Toutefois, au sein de la base républicaine du président, notamment parmi ceux qui considèrent que l’objectif est d’éradiquer les armes nucléaires ou le terrorisme, le soutien reste le plus fort.

Alors que cette année 2026 sera marquée en novembre par les élections de mi-mandat (Midterms) aux États-Unis, un scrutin traditionnellement défavorable au camp présidentiel qui paye la réalité du pouvoir après avoir beaucoup promis lors de la présidentielle, Trump qui s’était engagé en faiseur de paix se trouve pris à son propre piège. De quoi permettre aux démocrates de monter une nouvelle fois au créneau après les exactions commises par ICE en matière de lutte contre l’immigration, et de dénoncer une entrée en guerre au Moyen-Orient que la plupart des Américains désapprouvent.

L’occasion de revenir sur les dernières déclarations d’Elizabeth Ann Warren, une femme politique américaine et ancienne professeure de droit, sénatrice du Massachusetts au Sénat des États-Unis depuis 2013 qui a exprimé sa totale désapprobation concernant la politique de Donald Trump, et sa décision d’entrer en guerre en Iran.

Membre du Parti démocrate et considérée comme progressiste, elle a axé son action au Sénat sur la protection des consommateurs, l’égalité des chances économiques et la protection sociale. Candidate à l’investiture pour l’élection présidentielle en 2020, elle a finalement terminé troisième, derrière Joe Biden et Bernie Sanders.

Au regard des valeurs qu’elle défend, Elizabeth Warren a d’ailleurs lancé un avertissement sans équivoque, accusant l’administration Trump d’avoir déclenché un conflit illégal et improvisé, sans menace imminente et en l’absence d’autorisation du Congrès (le fameux War Powers Act). 

Elle s’est jointe à d’autres parlementaires pour exprimer ses craintes de nouvelles pertes américaines, d’éventuels déploiements de troupes et d’une escalade de l’instabilité régionale. Alors que Warren dénonce la légalité et la stratégie de la guerre, des sénateurs mettent en garde contre l’augmentation des pertes humaines aux États-Unis, l’opinion publique désapprouvant dans sa grande majorité l’entrée en guerre de leur pays.

La sénatrice Elizabeth Warren accuse l’administration Trump de n’avoir aucun plan clair pour mettre fin à la guerre et s’est demandée si il était justifié que des vies américaines soient mises en danger pour un changement de régime en Iran.

Elle a également souligné le coût humain et social de cette guerre, affirmant que l’argent des contribuables finançait des frappes étrangères alors que les Américains peinent à faire face aux dépenses de santé et au coût de la vie .

Il s’agit donc bien d’une voix féminine de la raison qui trouve aujourd’hui un écho particulier face aux incertitudes et menaces que fait planer l’intervention militaire des États-Unis en Iran.

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