FACE AU SENTIMENT QUE TOUT MERDE NE JAMAIS PERDRE ESPOIR !

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Le titre de cette chronique provoquant, veut que vous vous accrochiez pour comprendre de quoi il retourne véritablement, et surtout évitiez de tomber à la renverse. Quant à la sculpture d’une...

Le titre de cette chronique provoquant, veut que vous vous accrochiez pour comprendre de quoi il retourne véritablement, et surtout évitiez de tomber à la renverse.

Depuis quelques temps, il faut vraiment voler au-dessus des nuages pour ne s’apercevoir de rien, tant les réalités d’un monde devenu fou s’imposent à nous.
Et force est de constater que cette seule fin d’année 2025 s’annonce particulièrement mouvementée où que l’on regarde.

À la recherche d’un monde qui échappe à la folie régnante sur Terre, hommes et femmes, toutes générations confondues, sont mis face à un mur qui finit par boucher l’horizon et assombrir toutes perspectives de sortie de crise.

La rareté des bonnes nouvelles ne trouve même plus de fake news en réseaux sociaux, capables de rassurer pleinement.
L’entrée de plain-pied dans les bad news qui se succèdent et n’ont rien de virtuel, contraint celles et ceux qui disposent malgré tout d’inestimables ressources personnelles à tourner le regard, et à tenter de se réfugier au royaume de valeurs qu’ils estiment primordiales.

Compte tenu des craintes et incertitudes qui s’imposent dans les esprits en ces temps particulièrement troublés, une question lancinante reste en suspens : qui ou quoi peut encore rassurer et redonner espoir ?

Il est vrai que les exemples suscitant doute et désespoir, ne manquent pas. Ils témoignent à plus d’un titre de la gravité et imprévisibilité de la situation que nous traversons. 

Pour expliquer cette appréhension des lendemains plusieurs syndromes figurent au palmarès :

 Les conflits armés qui s’éternisent notamment en Europe de l’Est comme au Moyen-Orient, sans perspective de paix durable, et nourrissent une spirale de violences et d’exils forcés. À cela s’ajoutent des annonces anxiogènes à l’instar de celle émise par la BCE qui invite les ménages à disposer d’une centaine d’euros en espèces en attendant l’envoi d’un kit de survie de 72 heures. 

Les catastrophes climatiques qui se multiplient à travers des incendies ravageurs, sécheresses prolongées, inondations meurtrières. Une situation qui finit par impacter des territoires dits « préservés » qui connaissent désormais des bouleversements brutaux.

Les fractures économiques et sociales qui s’aggravent. Avec une inflation qui pèse sur les foyers, un pouvoir d’achat en berne, la progression de la pauvreté, l’incertitude professionnelle qui gagne toutes les générations.

Les tensions politiques et identitaires qui explosent, tandis que la confiance dans les institutions s’érode et que les extrêmes prospèrent sur la peur et le désarroi.

Les hautes technologies qui en dépit de leur incontestable apport dans nombre de secteurs, génèrent de nouvelles inquiétudes qu’il s’agisse de désinformation massive, dépendance numérique, surveillance accrue, et autres cyberattaques.

Toutefois, ce tableau dystopique, ne peut masquer nombre d’actions positives dont il est possible d’énoncer la nature:

La solidarité humaine de terrain dans les zones de guerre comme dans les quartiers défavorisés, à travers des réseaux citoyens qui s’organisent pour apporter aide et soutien aux plus fragiles et menacés souvent plus efficacement que les institutions.

L’innovation écologique qui se fraie un chemin via l’exploitation des énergies renouvelables, le recyclage des déchets, la mobilité électrique…qui trouvent place en milieu rural mais aussi urbain.

Les progrès en termes de santé  portés par nombre d’innovations médicales en mesure de pallier nombre d’ affections de longue durée dont les traitements sont sans cesse améliorés ; mais aussi les techniques chirurgicales qui se caractérisent par d’immenses progrès et succès.

La place et le rôle des ONG qu’il s’agisse de mouvements associatifs, coopératives, ateliers de réparation, cuisines solidaires, structures d’aides aux plus démunis…. Autant d’espaces où l’on partage, où l’on créé une autre manière de vivre ensemble malgré la crise.

La créativité artistique  qui par le biais de la littérature, la musique, le cinéma ou la danse, deviennent autant de refuges et vecteurs de découverte et d’espoir. Chaque œuvre partagée s’inscrit en parenthèse et vient rappeler qu’un autre regard sur le monde est possible.

Rien de tout cela ne peut suffire et prétendre effacer l’existence et l’ampleur des désastres observables à l’échelle locale comme planétaire. Toutefois, des initiatives, parfois modestes, montrent que le mur n’est pas totalement infranchissable et que des passerelles autorisent le franchissement d’obstacles. Qu’il reste des pistes, fragiles mais bien réelles, auxquelles il convient de s’accrocher pour tenter d’avancer vers le mieux vivre ensemble.

Une tendance qui doit conduire hommes et femmes à reconnaître une fois pour toutes que liberté, égalité, fraternité, demeurent indispensables et indissociables. Le respect de ces valeurs est indispensable au bon fonctionnement de toute société. Il autorise la création de projets mobilisateurs et encourageants en mesure d’offrir au plus grand nombre une réelle vision d’avenir sur fond d’harmonie et de développement. 

En attendant chez nous le réveil de la génération Z, dont on observe dans certains pays la volonté de changer de modèle politique,  économique, social  et environnemental, les jeunes générations peuvent jouer un rôle moteur en matière de changement. Leur curiosité, impatience, lucidité et détermination sont susceptibles de donner naissance à un nouveau paradigme de développement capable de bousculer l’inertie ambiante.

Ne jamais se résigner au pire et toujours miser sur les ressources parfois insoupçonnées dont on dispose, est facteur d’optimisation sur le plan individuel et collectif. L’expression de cette dynamique est encourageante. Elle laisse percevoir qu’il n’y a pas de fatalité. Elle donne à chacun chacune le pouvoir de contribuer à des changements radicaux, remèdes aux craintes produites par une ambiance délétère entretenue par certains qui conduit trop souvent à douter de tout.

NB : La sculpture d’une femme suspendue dans le vide s’accrochant à des cordes, qui illustre cette chronique revêt un caractère symbolique. Elle vise à démontrer que toute suspension au-dessus d’un vide sidéral,  conduit l’humain à s’accrocher à ce qu’il tient, mais aussi à prendre plus d’ élan pour ne pas chuter et maintenir le rythme pour relever toute sorte de défis. 

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