Bien que l’année 2025 n’ait pas encore dévoilé de quoi seront faits ses dernier mois, et alors que l’univers politique français reste sur le plan national rempli d’incertitudes, un temps d‘élections municipales qui concerne tout un chacun localement, aura bien lieu les 15 et 22 mars 2026.
L’occasion pour Women eLife de revenir sur la présence féminine parmi ces agents de l’État, mais aussi d’ EPCI (établissement public de coopération intercommunale) qui associent des communes en vue de porter un projet commun et relativement intégré, d’aménagement et de développement de leurs territoires.
Surtout lorsqu’on sait que les élections municipales 2026 vont connaître une révolution dans les petites communes, en raison de la fin du scrutin majoritaire plurinominal où les candidats se présentaient individuellement et où il était possible de modifier les listes. Pour les communes de moins de 1 000 habitants, représentant plus de 70 % des communes, le mode de scrutin est désormais fixé par liste strictement paritaire, identique à celui des grandes communes. Autrement dit, avec la loi du 21 mai 2025, quelles conséquences peut avoir cette entière harmonisation du mode de scrutin concernant la présence de femmes ?
En l’état actuel, les femmes ne représentent que 19,8 % du total des maires à l’échelle nationale. La part a constamment progressé à chaque élection municipale, mais leur part reste encore largement minoritaire. Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires. Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014).
Si elles n’occupent pas la première place, elles sont plus nombreuses à être cantonnées à des fonctions d’adjointes dans les communes. Elles représentent plus de 40 % du total des adjoints.
L’étude des données montre également que les femmes sont plus souvent à la tête de petites communes que de grandes. Selon la Direction des collectivités locales, 22,4 % des maires des communes de moins de 100 habitants étaient des femmes en 2021, contre 18,8 % dans les communes de plus de 1 000 habitants.
Elles sont légèrement plus nombreuses dans les très grandes villes. Sur les 42 communes de plus de 100 000 habitants, il y avait en 2021 11 maires femmes, soit une part de 26,2 % contre 7 (16,7 %), sous la mandature précédente.
Ces élections municipales visent également à procéder au renouvellement des conseils municipaux des communes françaises et des conseils communautaires des intercommunalités.
De quoi justifier l’intérêt porté par Women eLife, magazine féminin ouvert sur le monde, sur la dernière étude de la Caisse des Dépôts consacrée à l’évolution de la place des femmes dans les conseils municipaux lors des élections de 2020.
Comme il est précisé d’emblée par les auteurs de cette étude, la révision constitutionnelle de 1999 et la loi sur la parité de 2000 ont promu une plus grande égalité des femmes et des hommes dans l’accès aux responsabilité politiques.
Une réalité qui se traduit en chiffres puisque la part des femmes dans les conseils municipaux élus en 2020 s’est établi à 41,5 %, avec toutefois des écarts très marqués selon que l’on considère les maires (17,5 %), les adjoints (36,4 %) ou les conseillers municipaux (40,9 % chez les conseillers indemnisés et 45,8 % chez les conseillers non indemnisés). Toutefois, assez logiquement, la part des femmes est plus faible dans les conseils des communes de moins de 1 000 habitants, pour lesquelles aucune obligation de parité ne s’applique : elle atteint néanmoins 37,6 % dans ces communes.
Toujours selon cette étude, la féminisation des conseils municipaux lors des élections de 2020, et notamment celle des fonctions exécutives, semble due essentiellement à un accès plus important des femmes des générations les plus jeunes (en l’occurrence nées après 1965).
Par ailleurs, des singularités géographiques sont constatées concernant la part des femmes dans les conseils des communes de moins de
1 000 habitants. Cette dernière s’avère dans l’ensemble plus élevée dans les départements des régions Bretagne, Pays de la Loire, Centre Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine et Île-de-France, ainsi que dans la vallée du Rhône et sur une grande partie du littoral méditerranéen.
Bien que les les femmes disposent d’une moindre expérience que les hommes sur des fonctions d’élu indemnisé, ce qui peut diminuer leurs chances de devenir maires, un facteur entre en ligne de compte. es femmes disposent d’une moindre expérience que les hommes sur des fonctions d’élu indemnisé, ce qui peut diminuer leurs chances de devenir maires.
Pour autant, la part des femmes dans les conseils municipaux augmente de 2,3 points au moment des élections de 2020 car elles sont beaucoup plus nombreuses parmi les nouveaux élus que parmi les élus non reconduits ; en particulier leur part parmi les maires augmente de plus de 2 points.
De plus, un autre facteur intervient. Si la progression de la part des femmes parmi les élus au moment du scrutin de 2020 est concentrée chez les élus de moins de 55 ans : la part des femmes parmi les élus de 55 ans et plus stagne globalement et diminue même chez les adjoints de 55 ans et plus. La féminisation des conseils municipaux lors des élections de 2020, et notamment celle des fonctions exécutives, semble donc due essentiellement à un accès plus important des femmes des générations les plus jeunes (en l’occurrence nées après 1965).
Lors des campagnes pour les municipales qui seront lancées début 2026, il vous appartiendra de faire un choix en votre âme et conscience pour que votre commune, communauté de communes, communauté d’agglomération, trouve une dynamique qui abstraction faite du genre de la candidate ou du candidat, prenne avant tout en considération les compétences requises. Objectif : assurer le développement de votre lieu de résidence, et les bonnes conditions de vie de ses administrés.
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