LES CHIMPANZÉS PLEURENT LA DISPARITION DE JANE GOODALL

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Cette primatologue de renommée mondiale, nous a quittés, contre toute attente, à l'âge de 91 ans. Et en apprenant son décès, des générations chimpanzés ont affiché leur grande tristesse. Car...

Cette primatologue de renommée mondiale, nous a quittés, contre toute attente, à l’âge de 91 ans. Et en apprenant son décès, des générations chimpanzés ont affiché leur grande tristesse. Car Jane Goodall était véritablement leur amie.

Passionnée par les animaux dès son plus jeune âge, c’est après avoir rendu visite à un ami au Kenya à la fin des années 1950 qu’elle commença à travailler pour un archéologue local, qui l’envoya étudier le comportement des primates à Londres. Alors qu’elle n’avait que 20 ans, elle commença ses recherches sur les chimpanzés du parc national de Gombe Stream, en Tanzanie. 

Ses recherches ont joué un rôle crucial dans la démonstration des similitudes entre le comportement des primates et celui des humains. 

Sa disparition a de quoi surprendre lorsqu’on sait que cette célèbre défenseure de l’environnement était sur scène à New York la semaine dernière. Elle devait également prendre la parole lors d’une conférence retraçant sa longue vie et sa carrière à Los Angeles le 3 octobre, avant une autre conférence à Washington DC la semaine suivante.

Fondatrice en 1977 de l’Institut Jane Goodall, qui œuvre pour la protection de l’espèce et soutient des projets de jeunes en faveur des animaux et de l’environnement, sa carrière de plus de 60 ans, lui a valu d’être considérée comme la plus grande spécialiste des chimpanzés.

Il est important de rappeler qu’en tant que fervente défenseure des questions environnementales qui militait contre l’utilisation d’animaux dans la recherche médicale et les zoos, elle avait reçu le titre de Messagère de la paix des Nations Unies en 2002.

En 2004, Jane Goodall avait reçu la Médaille de la Liberté, la plus haute distinction civile américaine, des mains du président sortant, Joe Biden. 

En 2022, son héritage a été marqué de manière plus originale par la création d’une poupée Barbie Jane Goodall, dans le cadre de la série de la productrice consacrée aux femmes inspirantes. 

Consciente de l’urgence de se concentrer et de se mobiliser autour des enjeux liés à la protection de l’environnement au regard des conséquences du changement climatique et des destructions que provoquent des actions humaines, elle en appelait les États et les gouvernements à tenir leurs promesses et à utiliser au mieux la petite fenêtre de temps qui reste encore ouverte pour sauver l’humanité.

Jane Goodall était de ces femmes engagées et extraordinaires qui donnent par leurs actions un sens à la vie sur Terre. Les chimpanzés ne sont pas les seuls à lui être reconnaissants.

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