Focaliser exclusivement son attention sur Kamala Harris et Donald Trump à quelques jours maintenant de l’élection présidentielle aux États-Unis, le 5 novembre, serait une erreur.
Bien que de petits candidats n’aient à l’instar de Jill Stein du Green Party, Chase Oliver du Parti libertarien ou encore l’indépendant Cornel West, aucune chance d’être élus à la Maison-Blanche, ces derniers pourraient jouer un rôle non négligeables dans le résultat final.
À ce titre, Jill Stein est sans nul doute la candidate « tiers » qui pourrait avoir une influence sur les votes dans les Swing States.
Qui est donc cette femme trublion ?
Déjà candidate du Parti vert à l’élection présidentielle américaine de 2012, elle avait rempilé pour l’élection présidentielle américaine de 2016 et obtenu 1 255 968 voix soit 0,98 % des suffrages.
Médecin et adhérente au départ du parti démocrate qu’elle a finalement quitté, Jill Stein s’est singularisée au long de son parcours,
en mettant en évidence les liens entre la santé publique et la qualité de l’environnement local.
C’est d’ailleurs ce qui l’avait conduit à se lancer dans le militantisme dès 1998 lorsqu’elle commença à protester contre l’implantation des « cinq saletés » (Filthy Five), des centrales électriques à charbon au Massachusetts.
Il n’est pas inopportun de noter au passage que Jill Stein a également été entre autres coautrice de deux rapports pour l’association Physicians for Social Responsability : « In Harm’s Way: Toxic Threats to Child Development » en 2000 et « Environmental Threats to Healthy Aging » en 2009.
Toujours est-il qu’aujourd’hui, cette représentante d’une gauche radicale, écologiste convaincue, ferait selon les observateurs de l’ombre à Kamala Harris, la candidate démocrate.
Son programme » pro-ouvrier, antiguerre et d’urgence climatique », qui défend notamment un accès universel aux soins de santé, le droit à l’emploi et une éducation publique gratuite, la défense de l’accès à l’avortement, lui vaut un certain impact auprès d’une partie de l’électorat, notamment la communauté musulmane.
Issue d’une famille juive, elle défend fermement la cause palestinienne, dénonçant un « génocide » à Gaza et des « crimes de guerre » de la part d’Israël. Or, cette prise de position dans le conflit au Proche-Orient marque un point de rupture avec les démocrates.
Autrement dit, Kamala Harris qui s’est jusqu’ici alignée sur la politique de Joe Biden en apportant un solide soutien à Israël dans sa lutte armée, a t’elle de bonnes raisons de craindre que la candidate Jill Stein ne la prive de voix pour emporter la présidentielle face à Donald Trump ?
La réponse serait dans la question, surtout lorsqu’on mesure à quel point le résultat de l’imminente élection présidentielle aux États-Unis, s’annonce particulièrement serré.
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