ENVIRONNEMENT, SANTÉ ET TECHNOLOGIES : QUAND LA CONNAISSANCE DEVIENT UN OUTIL DE PRÉVENTION

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Les Français et les Françaises qui ont participé à l’enquête Ipsos-bva réalisée pour le Groupe VYV entre le 21 janvier et le 6 février 2026 ignorent sans doute qu’à des...

Les Français et les Françaises qui ont participé à l’enquête Ipsos-bva réalisée pour le Groupe VYV entre le 21 janvier et le 6 février 2026 ignorent sans doute qu’à des milliers de kilomètres de la France, une jeune chercheuse iranienne travaille, elle aussi, sur une question qui rejoint leurs préoccupations : les liens entre notre environnement, notre santé et notre qualité de vie.

Publiés à l’occasion de la Semaine européenne du développement durable, les résultats de cette enquête montrent combien la question environnementale s’impose désormais dans la perception que les Français ont de leur santé.

Face aux effets de plus en plus concrets du changement climatique — canicules, incendies, épisodes de pollution ou tensions sur les ressources naturelles — les liens entre environnement et santé occupent en effet une place croissante dans le débat public.

C’est dans cette perspective que le travail d’Elaheh Hosseini prend un relief particulier.

Surtout lorsque cette dernière précise d’emblée :  » De nos jours, les applications mobiles jouent un rôle majeur dans l’amélioration de la qualité de vie, la sensibilisation du public et la facilitation des activités quotidiennes. Dans le domaine de la santé, de nombreuses applications sont conçues à des fins éducatives, pour le partage d’informations et la gestion de problèmes de santé. Toutefois, les mesures de santé préventive ont suscité moins d’attention. « 

Cette jeune chercheuse iranienne s’intéresse à la conception d’une application fondée sur la cartographie et destinée à fournir des informations sur la biodiversité de différentes régions. En s’appuyant sur les différentes étapes du Design Thinking, son projet vise notamment à sensibiliser les utilisateurs à certains risques potentiels liés à leur environnement, parmi lesquels la présence d’animaux dangereux, de plantes toxiques ou d’espèces particulières.

Deux démarches, deux pays, deux réalités. Mais une même interrogation semble se dessiner : comment mieux connaître notre environnement pour mieux vivre avec lui ?

Il nous faudra toutefois disposer de l’étude intégrale d’Elaheh Hosseini, que nous lui avons demandée, afin de pouvoir comprendre avec précision la démarche entreprise, ses conditions de réalisation, sa méthodologie et ses objectifs.

En attendant, les résultats de l’enquête menée en France apportent déjà un éclairage particulièrement intéressant sur cette prise de conscience.

Réalisée auprès d’un échantillon national représentatif de 2 000 personnes âgées de 18 ans et plus, l’étude montre d’abord que 90 % des Français se disent préoccupés par l’avenir du système de santé. Ils sont également 84 % à se déclarer préoccupés par l’augmentation des risques climatiques. Plus significatif encore dans le cadre de cette réflexion : 77 % se disent prêts à réaliser régulièrement des bilans de santé afin de surveiller l’impact de l’environnement sur leur organisme.

Ces résultats témoignent d’une attente croissante : celle de voir les enjeux environnementaux davantage intégrés aux politiques de prévention, de santé et de protection sociale.

La préoccupation ne se limite d’ailleurs pas aux conséquences directement perceptibles du changement climatique.

82 % des Français se disent préoccupés par la dégradation de la biodiversité, tandis que 81 % considèrent que tous les Français seront concernés par les transformations climatiques et environnementales dans les années à venir.

L’étude fait ainsi apparaître une conception de la santé qui semble progressivement s’élargir. Il ne s’agit plus seulement de soigner une maladie ou de prévenir son apparition, mais également de s’interroger sur les conditions environnementales dans lesquelles chacun vit.

Cette évolution apparaît notamment dans les réponses apportées aux questions relatives au suivi de l’impact de l’environnement sur l’organisme.

70 % des Français jugent souhaitable de réaliser des bilans permettant de mesurer cet impact, 77 % se déclarent prêts à effectuer eux-mêmes ce type de suivi et 59 % accepteraient ponctuellement des mesures destinées à limiter leur exposition aux épisodes de pollution intense.

Les Français semblent également avoir conscience que les transformations environnementales ne concerneront pas uniquement le domaine de la santé.

Ils anticipent une adaptation progressive de la société à ces nouvelles réalités.

68 % pensent que les Français devront s’adapter durablement à des risques climatiques devenus partie intégrante du quotidien.

86 % jugent souhaitable que les logements soient adaptés aux transformations climatiques.

82 % souhaitent que l’éducation à l’environnement et à la sobriété soit enseignée dès le plus jeune âge.

Et 76 % considèrent que la solidarité entre voisins et au sein des communautés locales sera essentielle pour faire face aux difficultés environnementales.

Autrement dit, la question environnementale semble progressivement quitter le seul registre de l’écologie pour entrer dans celui, beaucoup plus vaste, des conditions de vie et de la santé.

C’est précisément ce qui rend intéressant le rapprochement avec le travail d’Elaheh Hosseini.

Son étude porte sur un outil destiné à rendre l’environnement plus lisible, plus concret et plus accessible grâce à la cartographie et aux technologies numériques.

Pour un magazine féminin ouvert sur le monde comme Women eLife, la rencontre entre une enquête d’opinion menée en France et le travail d’une jeune chercheuse iranienne offre une perspective particulièrement intéressante.

Deux approches très différentes se rejoignent autour d’une même interrogation :

comment mieux connaître notre environnement pour mieux nous en protéger ?

La question mérite d’autant plus d’être posée que la connaissance scientifique ne reste plus nécessairement enfermée dans les laboratoires. Grâce aux outils numériques, elle peut devenir accessible au plus grand nombre, contribuer à la prévention et aider chacun à mieux comprendre le monde dans lequel il vit.

Encore faut-il que la technologie reste au service de l’être humain.

Cette réflexion peut également être rapprochée d’une décision prise aux États-Unis par le président Donald Trump. Le 23 juillet 2025, celui-ci a signé un décret concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle par le gouvernement fédéral américain. Le texte demande notamment que les modèles d’IA acquis par l’administration privilégient la recherche de la vérité, l’exactitude et l’objectivité, tout en respectant un principe de neutralité idéologique. D’où la récente demande que la dénomination : « intelligence artificielle » soit remplacée par :  » super intelligence ».

Au-delà des débats politiques que cette décision peut susciter, elle pose une question qui dépasse largement le contexte américain : comment faire en sorte que l’intelligence artificielle reste un outil fiable, compréhensible et réellement utile à ceux qui l’utilisent ?

Car qu’il s’agisse de mesurer l’impact de notre environnement sur notre santé ou de cartographier la biodiversité et les risques qui nous entourent, la véritable question n’est peut-être pas seulement celle de la puissance des outils dont nous disposons, mais bien celle de l’usage que l’intelligence humaine choisira d’en faire.

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