EN HOMMAGE A CES HOMMES ET FEMMES QUI ONT POUR OBJECTIF DE SAISIR LES RÉALITÉS EN FACE

Ce contenu est réservé aux membres. Vous devez être connectés pour le voir. Pas encore membre ? Rejoignez-nous.
Alors que se tient jusqu’au 14 septembre, à Perpignan, la 37eme édition du Festival international du photojournalisme, Women eLife vous invite à découvrir les 26 expositions en accès totalement gratuit, mais...

Alors que se tient jusqu’au 14 septembre, à Perpignan, la 37eme édition du Festival international du photojournalisme, Women eLife vous invite à découvrir les 26 expositions en accès totalement gratuit, mais aussi à participer à des rencontres entre le public et les photographes exposants,  dans le cadre des 6 soirées de projection sur écran géant et en plein air. Toutefois, au vu de cet évènement, votre magazine féminin indépendant ouvert sur le monde ne peut limiter son regard à la remarquable sélection de clichés exposés à cette occasion.  

Pris sur le  vif, tous illustrent le talent des hommes et femmes photo-reporters amenés à saisir des réalités, qu’il s’agisse portraits de société et récits environnementaux, mais aussi de ces guerres qui occupent sinistrement le haut de l’affiche en raison de leur nombre et des violences extrêmes qu’elles mettent en lumière. 

C’est donc avec un arrêt sur image que nous avons choisi de nous faire l’écho du Festival international du photojournalisme.

En marge des reportages réalisés quotidiennement par les journalistes d’Al Jazzera, présents à Gaza, qui témoignent des odieux sévices commis  sur la population palestinienne et plus particulièrement les enfants, dont nous nous sommes faits l’écho dernièrement via des copies d’écran, pour illustrer la monstruosité d’actes de barbarie, un évènement récent est survenu.

Il s’agit de la double frappe israélienne contre l’un des derniers hôpitaux du sud de Gaza qui a tué la semaine dernière, cinq journalistes, dont un reporter d’Indépendent Arabia, publication partenaire de The Independent. 

Parmi eux, Maryam Abu Daqqa, 33 ans, travaillait pour Independent Arabia et Associated Press. Elle a été tuée aux côtés de Mohammed Salam, caméraman d’Al Jazeera, Hussam al-Masri, caméraman de Reuters, et de Moaz Abu Taha, journaliste indépendant. Ahmed Abu Aziz, qui travaillait pour le média britannique Middle East Eye, a pour sa part succombé à ses blessures.

Après avoir travaillé sans relâche pour couvrir les horreurs qui se déroulaient dans la bande de Gaza assiégée, Maryam Abu Daqqa, courageuse correspondante, laisse derrière elle un fils de 11 ans. Le journal pour lequel elle intervenait a condamné la « violation flagrante » par Israël des lois internationales garantissant la protection des journalistes. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a eu beau déclaré regretter ce qu’il a prétendu être un « accident tragique » et préciser qu’une enquête serait diligentée, force est de constater l’aveuglement dont il est fait preuve dans les bombardements. 

Les groupes de défense des droits de l’homme et les Nations Unies ont d’ailleurs accusé à plusieurs reprises Israël de cibler les installations médicales et les journalistes palestiniens depuis le lancement de son bombardement sans précédent sur Gaza en octobre 2023. Or depuis cette date, les Nations Unies affirment que les frappes ont tué au moins 247 journalistes palestiniens à Gaza, dont cinq il y a seulement deux semaines, ce qui fait de ce conflit le plus sanglant de l’histoire moderne pour les reporters.

Il faut une nouvelle fois saluer l’immense courage des journalistes palestiniens qui seuls rendent réellement compte de cette guerre et de la catastrophe humanitaire qu’elle génère sur fond de famine et d’un enfermement dans un cercle monstrueux, d’hommes, femmes et enfants abandonnés à leur triste sort qui tentent de fuir sans pouvoir y parvenir.

Il n’est pas inutile de rappeler qu’Israël interdit aux correspondants internationaux l’accès à cette minuscule bande de Gaza, sauf dans le cadre de missions militaires israéliennes fortement contrôlées. 

Cette chronique est dédiée aux hommes et femmes qui à travers leur métier de journaliste, vont jusqu’à sacrifier leur propre vie pour livrer leurs témoignages qui illustrent un régime de terreur qui frappe essentiellement d’innocentes victimes, parfois tout juste nées, et souvent trop jeunes pour être privées du droit de vivre.

En hommage à Maryam Abu Daqqa dont la photo illustre cette chronique.

Retour à la bibliothèque Women e-Life :

Partager cette chronique :

Formulaire de contact

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *