Voilà un petit pays qui fort de ses quelques 2 840 000 habitants, s’est trouvé propulsé au devant de la scène internationale. En cause un tout dernier évènement inédit lié à une apparition virtuelle au sein du gouvernement albanais.
Un élan de modernité à base d’intelligence artificielle qui conduit à se demander si le recours à cette nouvelle technologie high-tech n’est pas en passe de représenter un grand pas pour l’humanité, à l’instar des premiers pas de l’homme sur la Lune.
Cette surprenante et notable avancée ouvre de nouveaux horizons, et conduit à s’interroger sur ses conséquences à l’échelle mondiale. Surtout au moment où les hommes et femmes politiques de tous bords, apparaissent de plus en plus incapables de satisfaire les légitimes aspirations des peuples et sont trop souvent frappés de corruption. Des réalités qui conduisent à se demande si l’intelligence artificielle ne saurait pas constituer un remède susceptible de répondre aux maux dont se trouvent être victimes les peuples dans de très nombreux pays.
Il n’en fallait pas plus pour que la nomination de Diella, qui signifie « soleil » en albanais, qui se voit confier un poste de ministre ayant pour mission de prendre toutes les décisions relatives aux appels d’offres des marchés publics, avec pour objectif 100% anti-corruption, ait de quoi marquer les esprits.
Il faut reconnaître que l’Albanie qui a pour voisins frontaliers le Monténégro, le Kosovo, la Macédoine du Nord et la Grèce et bénéficie d’une façade sur la mer Adriatique et la mer Ionienne, dispose d’aouts et a de quoi séduire à en croire certaines données.
Avec des taux de croissance élevés (4,8 % en 2022 et 3,9 % en 2023 et en 2024), grâce aux secteurs du tourisme et de la construction, à une forte demande domestique (+3,7 %) et à une dynamique d’investissement porteuse (+4,5 %), ce pays retient l’attention.
De plus, l’inflation est descendue à 2,2 % en moyenne En 2024,,
Quant à la dette publique, cette dernière est descendue à 54 % du PIB en 2024. Il n’y a guère que le taux de chômage qui atteint 8,50%, soit une baisse sensible par rapport au deuxième trimestre 2025 qui laisse une ombre au tableau.
Face à cette situation, il ne manquait plus qu’Edi Rama, Premier ministre albanais, présente le premier membre du gouvernement à ne pas être physiquement présent, ce dernier ayant été virtuellement créé par l’IA. Mais le fait qu’un profil féminin incarne ce membre virtuel du gouvernement albanais n’a rien d’anodin.
Women eLife a donc interrogé ChatGPT pour savoir quels arguments pouvaient expliquer ce choix, sachant par ailleurs que la représentation féminine est très souvent utilisée dans l’univers humanoïde.
Il en ressort tout d’abord que si l’Albanie n’a pas la réputation d’être un pays à la pointe du numérique, l’initiative qui a été prise peut être lue comme une manière de surprendre, de signaler au monde et à ses propres citoyens une volonté de modernisation et de rupture avec les clichés.
De plus, placer un robot comme “interface” ministérielle relève avant tout d’un geste symbolique. Car, si ce n’est pas le robot qui décide, il sert néanmoins de vitrine, de médiateur technologique.
Dans un pays où la confiance dans les institutions est fragile, tester une innovation spectaculaire peut apparaître comme une tentative de reconquête symbolique.
Mais que diable, pourquoi un profil féminin ?
Il s’agit en réalité d’une tendance mondiale : beaucoup de robots conversationnels ou avatars (Siri, Alexa, Sophia, etc.) ont été conçus avec une voix et une apparence féminine.
Une tendance qui s’explique pour plusieurs raisons. Tout d’abord, des études en psychologie sociale montrent que les voix féminines sont souvent perçues comme plus rassurantes, pédagogiques, moins autoritaires.
En termes de marketing, l’anthropomorphisation féminine attire davantage l’attention médiatique et suscite plus de curiosité.
Enfin, derrière ce choix se cache aussi une reproduction inconsciente d’un schéma où la femme est associée au service, au soin, à la communication.
Alors que l’IA intervient dans la finance, la santé, la sécurité, les transports, la culture, force est de constater qu’elle n’est plus un outil accessoire mais une pièce centrale de la décision.
Toujours est-il que cette première mondiale, pourrait donner des idées aux Premiers ministres qui peinent à former un gouvernement.
Ainsi, Sébastien Lecournu, nommé très récemment premier ministre par Emmanuel Macron, n’aurait plus de soucis à se faire pour la composition de son gouvernement.
Alors que les consultations des partis politiques et syndicats s’éternisent, et que le court délai qui a été donné au nouveau Premier ministre pour répondre aux requêtes formulées par ces derniers plongent la France dans un climat d’incertitude, ce qui s’est produit en Albanie pour former le gouvernement peut être source d’inspiration.
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