DES VOIX FÉMININES IRANIENNES RÉPONDENT AUX LÉGITIMES ASPIRATIONS DU PEUPLE IRANIEN

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Alors que Narges Mohammadi, Prix Nobel de la paix en 2023, qui a entamé une grève de la faim le 2 février dernier, a été condamnée samedi par un tribunal...

Alors que Narges Mohammadi, Prix Nobel de la paix en 2023, qui a entamé une grève de la faim le 2 février dernier, a été condamnée samedi par un tribunal de Mashhad à plus de sept années de prison supplémentaires, Women eLife qui dénonce cette nouvelle sentence, reprend aujourd’hui l’entretien exclusif accordé à i24NEWS,par  l’ancienne impératrice d’Iran, Farah Pahlavi.

Son intervention résonne au coin du bon sens après une nouvelle condamnation de cette femme courageuse qui a poursuivi son militantisme par des manifestations publiques et des apparitions dans les médias internationaux, allant jusqu’à manifester devant la tristement célèbre prison d’Evin à Téhéran, où elle était détenue. 

Arrêtée en décembre lors d’une cérémonie commémorative en l’honneur de Khosrow Alikordi, un avocat iranien de 46 ans, défenseur des droits humains, basé à Mashhad, Narges Mohammadi, militante âgée de 53 ans, risquait d’être réincarcérée après avoir bénéficié d’une permission de sortie pour raisons médicales en décembre 2024. 

Elle purgeait alors une peine de 13 ans et neuf mois pour collusion contre la sûreté de l’État et propagande contre le gouvernement iranien. Elle était également condamnée pour avoir soutenu les manifestations nationales déclenchées par la mort de Mahsa Amini en 2022, manifestations durant lesquelles des femmes ont ouvertement défié le gouvernement en refusant de porter le hidjab. 

Ces nouvelles condamnations interviennent alors que l’Iran tente de négocier avec les États-Unis sur son programme nucléaire afin d’éviter une frappe militaire brandie par Donald Trump.

Mais au-delà de l’horrible répression des manifestations qui ont eu lieu récemment en Iran, faisant plusieurs milliers de morts civils, nombreux sont les Iraniens et Iraniennes à se trouver victimes d’un État islamique en déliquescence. En cause, outre les répercussions sociales notamment avec l’obligation du port du hidjab chez les femmes, on ne peut nier les délétères conséquences économiques, financières et sociales provoquées par des blocus à répétition qui rendent le pays exsangue. Or il apparaît plus qu’évident que le peuple iranien aspire dans sa grande majorité à une autre politique et à une véritable liberté.

Au regard de ce qui précède, il semble évident que tant que le pouvoir religieux en place n’aura pour seule réponse aux légitimes aspirations de son peuple qu’une répression féroce face à toute manifestation considérée comme portant atteinte à la sûreté de l’État et accusée d’être cousue de propagande contre l’actuel gouvernement, Iraniens et Iraniennes, ne peuvent que trouver refuge dans la crainte, tout en conservant, tant que faire se peut, l’espoir d’un changement de régime.

C’est à juste titre que Farah Pahlavi affirme : « Si une transition devait s’ouvrir, les priorités seraient de restaurer la souveraineté du peuple iranien, garantir les libertés fondamentales et l’intégrité territoriale de l’Iran et séparer la religion de l’État et reconstruire des institutions sur des bases démocratiques » avant d’ajouter : « l’avenir de l’Iran doit être décidé par les iraniens eux-mêmes ».

Un espoir que Narges Mohammadi porte dans sa chair.

Il suffit pour s’en convaincre d’écouter ce que Farah Pahlavi a déclaré lors de l’interview accordée à i24NEWS qui peut-être consultée en cliquant sur le lien. Ce qu’elle exprime reflète une analyse pragmatique et un diagnostic lucide d’une situation qui appelle un profond changement.

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