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NIMMI HARASGAMA : UNE ACTRICE SRI-LANKAISE AU TALENT RECONNU

Vous qui adorez les séries, il en est une dont vous n’avez pas encore eu la primeur, mais découvrirez peut-être bientôt en France. C’est avec un réel plaisir que Women e Life a appris que Nimmi Harasgama, une actrice sri-lankaise a été nominée pour le prix de la meilleure performance dramatique aux National Television Awards 2021 du Royaume-Uni pour son interprétation de l’infirmière Mari Rodriguez dans la série télévisée britannique « The Good Karma Hospital ». Produite par Tiger Aspect Productions pour ITV , cette dernière raconte l’histoire d’un médecin désabusé, Ruby Walker, qui se rend en Inde du Sud dans l’espoir de prendre un nouveau départ. La série dramatique met notamment en évidence les réalités du travail dans un hôpital manquant cruellement de moyens dans ce pays insulaire situé au sud de l’Inde. Un sujet qui n’est pas sans faire écho aux immenses difficultés rencontrées par le secteur hospitalier dans ce pays de quasiment 1,4 milliard d’habitants qui a enregistré le plus grand nombre de nouveaux cas de covid (+1 846 055) provoquant selon les statistiques officielles plus de 300.000 décès. Mais revenons sur le talent de Nimmi Harasgama, une actrice sri-lankaise qui a déjà remporté le prix de la meilleure performance / meilleure actrice lors de plusieurs cérémonies de récompenses internationales et nationales. Après avoir joué un rôle de figurante dans le film anglais Mother Teresa: In the Name of God Poor en 1997, Nimmi a fait son premier pas dans le cinéma sri-lankais en 2003 en jouant le rôle principal dans le film de Prasanna Vithanage Ira Madiyama (August Sun) où elle a interprété le rôle d’une femme dont le mari était porté disparu. Sa performance lui a valu des éloges de la part des critiques et plusieurs distinctions, y compris le prix de la meilleure actrice au Festival international du film de 2004 en Espagne. Après Ira Madiyama, elle est apparue dans un autre film sur la vie de Mère Teresa: Mère Theresa de Calcutta (2003) qui a été filmé au Sri Lanka et en Italie. L’amour de Nimmi pour le théâtre remonte à son enfance, mais aussi au temps qu’elle a passé au Sri Lanka à s’entraîner dans un club de théâtre. Elle a d’ailleurs fait ses débuts d’actrice dans Alibaba and the Forty Thieves alors qu’elle n’avait que 10 ans. En 2011, elle s’est associée à ETV, une chaîne de télévision sri-lankaise, pour jouer dans l’émission de discussion « Put a Chat With Aunaie Netta » basée sur un personnage qu’elle a créé. En 2012, elle est apparue dans son premier rôle parlant tamoul dans Enakkum oru per (I Too Have a Name), un court métrage écrit et réalisé par Suba Sivakumaran, qui a été nominé pour l’Ours d’or du meilleur court métrage au Festival international du film de Berlin en Allemagne. En 2020, elle a joué le rôle principal féminin dans le film « Funny Boy » de Deepa Mehta basé sur le livre éponyme de Shyam Selvadurai. Women e Life ne saurait vous dire si Nimmi Harasgama sera présente lors du prochain festival de Cannes. Mais ce qui est certain, c’est qu’en la voyant vous comprendrez très vite qu’elle incarne une réussite dont l’univers du 7e art aurait tort de se priver.

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LAURENCE DES CARS NOMMÉE À LA TÊTE DU PLUS GRAND MUSÉE DU MONDE

Il est des horloges qui parlent. Et en ce mois de mai, il fallait au musée du Louvre deux bonnes étoiles. Mis à mal à l’instar de l’ensemble des lieux culturels par une pandémie qui a interdit la présence physique de visiteurs français et étrangers, tout en conservant des fenêtres ouvertes grâce aux visites et expositions virtuelles, la fréquentation du Louvre qui avait dépassé les 10 millions de visiteurs en 2018, pour n’atteindre que 2,7 millions en 2020, va pouvoir ouvrir petit à petit un nouveau chapitre de son histoire. Il ne manquait plus que la nomination par le président de la République de Laurence des Cars qui sera la première femme à prendre la tête du plus grand musée du monde. Le fruit d’un joli parcours pour cette femme de 54 ans qui comptait déjà à son actif la direction du Musée de l’Orangerie en 2014, puis celle du Musée d’Orsay en 2017. De plus, en qualité de directrice scientifique de l’Agence France Museum, elle avait été chargée du développement du Louvre Abu Dhabi de 2007 à 2014. Fille du journaliste et écrivain Jean des Cars, petite-fille du romancier Guy des Cars, cette historienne de l’art a su faire preuve d’indéniables qualités. Si son prédécesseur, Jean-Luc Martinez, 57 ans, historien et archéologue spécialiste des antiquités grecques a attaché beaucoup d’importance à l’accès au Louvre de tous les publics, luttant contre l’élitisme, réorganisant et aménageant le musée pour le rendre plus accueillant, Laurence des Cars se veut une directrice de son temps. Spécialiste de l’art du XIXe siècle et du début du XXe siècle, elle compte se mobiliser pour faciliter un accès plus large des jeunes au Musée. Lors d’un entretien avec l’Agence France-Presse en avril, elle évoquait sa vision d’un musée dont la programmation serait ancrée « au sein des grands enjeux de société, en attirant ainsi les nouvelles générations ». « Dans un monde qui peut chahuter, rejeter le musée », elle veut s’adresser aux « visiteurs de tous les âges et de toutes les origines socioculturelles ». Au-delà du formidable musée universel qu’il est, le Louvre constitue un levier important du soft power français dans le monde. À ce titre, il représente une vitrine aussi esthétique que dynamique et pédagogique des valeurs d’universalisme défendues par la France sur la scène internationale. L’immense richesse des collections qui présentent l’art occidental du Moyen Âge à 1848, celui des civilisations antiques qui l’ont précédé et influencé (orientales, égyptienne, grecque, étrusque et romaine), les arts des premiers chrétiens et de l’islam, sont autant de témoignages qui confirment une indispensable ouverture sur tout l’univers de la création artistique qui ne peut que répondre à la légitime curiosité de toutes et tous.

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CATHERINE WOOD TEND LA PERCHE AUX INVESTISSEURS TOURNÉS VERS LE FUTUR

Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, Women e Life se doit aujourd’hui de faire le lien avec l’une de ses récentes chroniques. Quelle ne fut pas votre surprise d’occidentales d’apprendre que de jeunes iraniennes se passionnaient pour les crypto-monnaies et autres blockchain ? Women e Life portant un intérêt particulier à l’univers impitoyable de la finance essentiellement dominé par des rapaces de sexe masculin, il fallait à votre webmagazine féminin indépendant ouvert sur le monde s’emparer du cas de Catherine Wood. Une femme âgée de 68 ans peu ordinaire devenue une réputation à Wall Street. Branchée high tech, son orientation vers l’avenir se résume par l’une de ses déclarations : «Dieu ne veut pas que nous soyons coincés dans le passé. Il veut que nous allions vers la création nouvelle.» A tel point que le célèbre Warren Buffett peut quasiment aller se rhabiller, Catherine Wood bénéficiant depuis deux mois d’un nouveau petit surnom: «Money Tree». Au sein du monde financier, ils sont de plus en plus nombreux à croire qu’avec elle, l’argent finit bien par pousser sur les arbres. Depuis son entrée chez Capital Group à Los Angeles à la sortie de ses études en économie à la fin des années 80, elle a pourtant connu toutes les crises économiques majeures: bulle internet, subprimes et crise bancaire, Covid… Et c’est parfois dans la douleur, que Catherine Wood a appris tous les rouages des marchés. Seule sa ténacité lui permet de ne rien lâcher malgré le décollage long et difficile d’Ark Investment, une société fondée avec ses propres économies. Face à la déroute du marché des crypto-monnaies, la célèbre gestionnaire de fonds a réitéré sa vision fortement haussière sur le Bitcoin. Un optimisme qui masque mal la chute du cour, le bitcoin menaçant de passer sous la barre des 30.000 dollars après avoir atteint en pleine gloire un sommet à 60.000 dollars Toutefois, il en faudrait plus pour émouvoir la directrice d’Ark Investment Management qui a déclaré dans une interview à Bloomberg TV qu’elle maintenait son objectif de long terme à 500 000 dollars sur la cryptomonnaie. En dépit de la décision récente de Tesla de ne plus accepter le Bitcoin comme moyen de paiement, Catherine Wood a déclaré qu’une fois que les énergies renouvelables seront intégrées à la technologie de minage du bitcoin, il en ira tout autrement. Autrement dit à l’en croire : « Elon Musk reviendra et fera partie de cet écosystème. » A l’instar des actions, le bitcoin peut encore faire face à une plus forte baisse avant de remonter. A ce sujet le propos de cette papesse de la finance dont le nom résonne à Wall Street n’est pas sans rappeler celui tenu en 2020, en pleine crise du Covid, par Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie qui affirmait contre vents et marées :  » C’est un très bon moment pour acheter, quel que soit l’actif. » Catherine Wood ne compte pas s’arrêter là puisqu’elle a également évoqué la possibilité de la validation d’un Exchanged Traded Funds ( ETF) sur le bitcoin aux États-Unis cette année, ce qui semble moins probable au vu d’une série de commentaires des régulateurs. Wood pense que le dernier plongeon pourrait être une bonne chose pour les perspectives d’approbation. « Les chances augmentent maintenant que nous avons eu cette correction », a-t-elle déclaré. Les mois à venir et les performances de ses fonds d’investissement décideront de son destin et de sa fortune estimée par «Forbes» à 250 millions de dollars. Mais quoi qu’il arrive, l’Américaine aura permis de rappeler que les femmes ont leur place au sein d’un monde financier encore dominé aux trois quarts par des hommes (selon une étude menée à Stanford en 2017). Sa vision du futur est partagée par Women e Life. Si vous aimez les montagnes russes, vous apprécierez de prendre place sur les marchés financiers. Ça balance pas mal !

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AFGHANISTAN : LES FEMMES RESTENT LES PREMIÈRES VICTIMES DE L’ABSURDITÉ

Anisa Shaheed, journaliste de la chaîne afghane Tolonews, régulièrement menacée de mort, serait la plus à même pour dénoncer aujourd’hui sur Women e Life le caractère innommable des risques qu’encourent les filles et femmes dans ce pays. Surtout lorsqu’on sait que plusieurs femmes journalistes ont été tuées depuis le début de l’année. Le récent attentat à l’entrée d’une école pour filles à Kaboul qui a fait plus de 90 morts et 150 blessés, démontre l’extrême violence qui règne dans ce pays de 36 643 815 habitants. Perpétrés par les talibans et des membres de l’organisation EI qui contrôlent toujours environ 40% du territoire afghan, les attentats  visent principalement des femmes afghanes actives. Aussi l’annonce par le président américain Joe Biden que les États-Unis retireront toutes leurs forces d’Afghanistan d’ici le 11 septembre 2021, et celles faites par d’autres États membres de l’OTAN qui prévoient de retirer leurs troupes, ont-elles  de quoi justifier l’inquiétude et susciter l’incompréhension. Le désengagement international concernant les aides apportées à la population afghane souligné notamment dans un rapport de l’ONG Human Rights Watch intitulé « ‘‘I Would Like Four Kids – If We Stay Alive’’ : Women’s Access to Health Care in Afghanistan” » souligne clairement les obstacles qui empêchent femmes et filles afghanes d’obtenir des soins de santé et la détérioration du système de santé. Après avoir contribué à hauteur de 141 millions de dollars US à l’aide à la santé et à la population en Afghanistan en 2013, le montant versé par les États membres du Comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), n’était plus que de 105 millions de dollars US, en 2019. Depuis longtemps déjà, le gouvernement afghan n’a guère les capacités d’assurer sa propre autonomie. D’autant qu’en 2020, la pandémie de Covid-19 a provoqué un ralentissement économique aux conséquences délétères sur les revenus. La baisse du financement des donateurs internationaux a déjà eu un impact néfaste – et potentiellement létal – sur la vie de nombreuses femmes et filles, en réduisant leur accès aux soins de santé ainsi que la qualité des prestations de santé. Au-delà des problèmes sécuritaires persistants qui compliquent l’accès des Afghanes aux soins, force est de constater que la déliquescence des structures hospitalières comme le manque de professionnels de santé et de moyens modernes, expliquent les incommensurables difficultés de prises en charge de ces dernières, le plus souvent éloignées des villes. Terrifiante et révoltante fût l’information révélée le 12 mai 2020, lorsque des hommes armés non identifiés ont attaqué la maternité de l’hôpital Dasht-e-Barchi de Kaboul, tuant 24 personnes, dont 16 mères, deux enfants et une sage-femme. Trois jeunes femmes qui venaient de donner naissance ont été tuées dans la salle d’accouchement. Vingt autres personnes, dont des bébés, ont été blessées lors de l’attaque qui a duré quatre heures. Pour répondre aux besoins urgents des Afghanes, les demandes formulées par « Human Rights Watch » ne devraient pas rester lettre morte; du moins à en croire les réactions des États-Unis et d’ autres pays militairement présents en Afghanistan. Ces derniers doivent en effet évaluer l’aide qu’il est urgent d’apporter à la population, et préciser leurs engagements indépendamment de la décision de retirer leurs forces armées. Compte tenu de la situation à laquelle doivent faire face les Afghanes, il est assez incroyable de devoir rappeler qu’au cours des années 1960, ces dernières jouissaient d’une liberté certaine après avoir obtenu en 1919 le droit de vote, soit 25 ans avant la France. Il aura fallu qu’une guerre entre les Soviétiques et les partisans afghans donne lieu à dix ans de conflit qui se solderont par le retrait des troupes russes et le début d’une guerre civile. En 1996, lorsque  les Talibans, fondamentalistes islamistes, ont pris le pouvoir, le pire s’est annoncé pour les femmes. Comme si d’un seul coup, elles n’avaient plus le droit d’exister. Interdites d’école après neuf ans, privées de travail, elles  n’auront plus accès aux mêmes  hôpitaux  que les hommes. Contraintes de rester à la maison sous peine d’être rouées de coups, voire lapidées, c’est seulement dans les camps de réfugiés au Pakistan qu’il leur est possible de témoigner. Nommée vice-ministre de l’Intérieur à l’âge de 26 ans, une première pour une femme en Afghanistan, Hosna Jalil qui a aujourd’hui 29 ans est la nouvelle ministre des Femmes en Afghanistan. Dans Kaboul, la capitale, ville à l’épreuve des tirs de roquettes et sous la menace d’attentats devenus presque quotidiens, elle mesure les progrès accomplis. Dans les territoires, un peu plus de la moitié du pays, sous le contrôle du gouvernement, la scolarisation des filles est en nette amélioration. Selon les chiffres d’un rapport de Human Rights Watch, le pourcentage d’adolescentes qui savent lire et écrire est aujourd’hui de 37 % contre 19 % pour les femmes adultes. Mais on est loin de la parité. Car ce taux est près du double, 66 %, pour les garçons et de 49 % pour les hommes adultes. Toutefois, Hosna Jalil  ne se fait aucune illusion tant l’écart ne cesse de se creuser entre les villes et la campagne où la loi reste celle des mollahs, les chefs religieux, et des mariages forcés. Fort heureusement, à Kaboul, Mazar-I-Sharif, Jallabad, Hérat… Internet et l’accès aux réseaux sociaux bouleversent la relation aux clans et font souffler un vent de modernité. Mais dans les zones tenues par les talibans, la charia s’impose toujours. Les écoles restent inaccessibles pour les filles et la lapidation est pratiquée en cas d’adultère. Plus largement, les femmes restent victimes de violences. Selon un rapport de la mission des Nations unies en Afghanistan (Manua) et du Haut-commissariat de l’Onu aux droits de l’Homme rendu public en 2020, un crime sur deux concernant des femmes ou des jeunes filles n’arrive jamais à la barre du tribunal en dépit des preuves fournies. Hosna Jalil confirme. “ Quand des femmes victimes de violence s’enfuient, les policiers n’ont pas le droit de les arrêter. Ils le font pourtant et les font emprisonner. ” Selon Deborah Lyons, représentante des

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EN SUISSE KARIN KELLER-SUTTER CHERCHE À SAUVER LES JEUNES RADICALISÉS

Si vous avez regardé, hier soir, sur France 5, le poignant documentaire « Les enfants de Daech » qu’il demeure possible de voir en replay, mais aussi prêté attention à la présentation du livre intitulé « Enfants-Soldats du Virtuel au Réel » à paraître aux Editions MAÏA dont nous sommes fait dernièrement l’écho, vous allez comprendre très vite pourquoi Women e Life vous entraîne en Suisse. Dans une interview accordée au quotidien helvétique 24heures, Karin Keller-Sutter, 57 ans, Conseillère fédérale et Cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP), apporte d’intéressantes précisions concernant la nouvelle loi sur les mesures policières (MPT) qui vise à «agir préventivement en cas de radicalisation» et fera l’objet d’une votation le 13 juin. Bien que cette loi rencontre l’opposition de spécialistes du droit et d’ONG notamment, il faut regarder les réalités en face. Comme le précise Karin Keller-Sutter : « Tant qu’il n’y a pas de délit, les autorités ne peuvent rien faire face à un jeune qui visionne des vidéos de propagande de l’État islamique (EI), ou si des parents désespérés signalent le glissement de leur enfant vers l’extrémisme. Bien que le Code pénal interdise de diffuser la propagande de l’État islamique ou de recruter pour lui, il n’interdit pas la consommation de ces images. Il y a donc bien un vide juridique qui interpelle. Une préoccupation que la France partage. Surtout lorsque certains policiers et procureurs suisses rapportent qu’ils se trouvent confrontés à des jeunes qui visionnent des vidéos de propagande absolument insoutenables. Or les adolescents concernés sont de plus en plus jeunes: ils ont parfois 13, 14 ans, et sont particulièrement influençables. Karin Keller-Sutter rappelle que des voyageurs du djihad sont partis de Suisse alors qu’ils avaient 15 et 16 ans. En 2019, un mineur de Suisse orientale a été interpellé alors qu’il avait commandé sur internet des précurseurs d’explosifs pour fabriquer une bombe. Il visait une mosquée. Plus récemment, une action de la police fédérale, coordonnée avec des polices cantonales, a permis l’arrestation de onze personnes: cinq mineurs et six jeunes adultes. Cela montre à quel point les jeunes sont influençables. Selon Karin Keller-Sutter: « Les nouvelles mesures s’inscrivent dans le système juridique suisse. Le Code pénal des mineurs s’applique déjà à partir de 10 ans. Cela signifie qu’une procédure pénale peut être ouverte à partir de 10 ans, et des mesures de détention privative de liberté peuvent être prononcées à partir de 15 ans. C’est une réalité qui est déjà intégrée au système juridique suisse. D’ailleurs, la nouvelle loi MPT prévoit que la mesure la plus forte, l’assignation à résidence, ne peut être prononcée qu’à partir de 15 ans. » Bien que l’assignation à domicile existe et fasse ses preuves en matière de violences conjugales, de houliganisme… les règles qui s’appliquent parviennent trop souvent à être contournées. Lors de cette interview , l’accent est mis sur la vocation de la loi qui a pour objectif de protéger les citoyens suisses tout en assurant le respect des fondements démocratiques et constitutionnels de la Suisse, même si Karin Keller-Sutter estime probable un clivage entre ces deux objectifs. Toujours est-il qu’en Suisse, le Conseil fédéral a la responsabilité de protéger les citoyens et les fondements démocratiques et constitutionnels du pays. Le caractère préventif des mesures contenues dans la loi doivent entretenir l’espoir d’une possible déradicalisation de jeunes menacés d’endoctrinement. Elles doivent aussi et surtout éviter qu’une faille du système de protection interdise de remédier efficacement en amont aux risques de dérives jusqu’au-boutistes de certains individus.

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« COLOSSUS » UN SUBLIME SPECTACLE DE DANSE SOUS LE SIGNE D’AUSTRALIA NOW

La danse est sans nul doute la plus belle et magique respiration qu’il vous sera possible de prendre à l’issue d’une longue période de confinement et de fermeture des espaces culturels pour cause de pandémie Covid. De quoi justifier amplement que vous vous précipitiez à Chaillot – Théâtre national de la Danse – du 3 au 5 juin 2021, pour assister à l’un des tous premiers spectacles de danse sous le signe de l’Australie. L’occasion de découvrir « Colossus », qui met en scène la compagnie de danse de Stephanie Lake, chorégraphe australienne dont les succès sautent en AWARDS comme des cabris. Après avoir dansé avec les meilleures compagnies de danse contemporaine d’Australie au cours des dix dernières années, Stéphanie Lake se concentre désormais sur son travail chorégraphique. Avec près de cinquante élèves du Conservatoire national supérieur de musique et de danse(CNSMDP), elle donne corps dans son « Colossus » à une chorégraphie XXL qui explore la joie et la tension de l’expérience collective. Le spectacle remplit la scène d’une masse vivante qui se déplace à l’unisson dans une individualité sauvage. Le style de mouvement unique de Stephanie Lake allie insouciance et précision, mariant abstraction et émotion. Stéphanie Lake atteint l’extrême de l’exploration physique dans ses œuvres. Les corps sont projetés, fondus et cascade dans des phrasés percutants qui mènent à des moments de délicatesse. Elle parvient par son art à associer complexité et beauté. Reflet d’un pays-continent, l‘Australie, « Colossus » déploie des charmes insoupçonnés dans une recherche gestuelle permanente. Stephanie Lake n’a peur de rien. Sa danse voit grand. Vous sortirez de « Colossus » grandi(e)s et transporté(e)s. Démonstration qu’il y a du génie dans l’air. De quoi vous faire succomber à l’effet Lake. Une séquence vidéo vous donne un aperçu de ce qu’il vous sera donné de vivre intensément, du 3 au 5 juin 2021, au Théâtre national de la Danse, à Paris. 

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