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QUAND SONNE LE GLAS DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE À HONG KONG

La disparition d’Apple Daily dont le dernier numéro papier paraît aujourd’hui à Hong Kong entraînant dans la foulée la fin de parution de l’édition en ligne, constitue une véritable atteinte à une liberté fondamentale en termes d’information. Women e Life, web magazine féminin français indépendant ouvert sur le monde, tient à faire part sa vive émotion à l’annonce de cet évènement. Alors que ce journal pro-démocratique n’a commencé son service en anglais qu’en juin dernier, proposant des articles de presse, des articles d’opinion, des interviews et des articles satiriques, l’actualité financière en ligne du journal a également pris fin, quelques heures après la diffusion de la dernière édition lundi soir. Un bref message sur les pages Web en anglais du journal précisait : « Ceci conclut les mises à jour d’Apple Daily English. Merci pour votre soutien ». La gravité de cette fermeture d’un média libre ne saurait trouver aucune justification, Pékin ayant imposé une drastique loi sur la sécurité nationale destinée à mettre fin à toute dissidence dans l’ancienne colonie britannique. Car si en Chine continentale, les médias sont majoritairement détenus par l’Etat et font l’objet de censure, à Hong Kong, la liberté d’expression est normalement garantie par sa mini-constitution. On ne peut accepter que le fondateur d’Apple Daily, Jimmy Lai, le rédacteur en chef Ryan Law et Cheung Kim-hung, le directeur général de la société mère Next Digital, se trouvent tous actuellement derrière les barreaux, en attente d’un jugement pour des infractions présumées à la sécurité nationale. La rédaction de Women e Life assure ces derniers ainsi que l’ensemble des journalistes de son plein soutien. Nous formons le voeu que Hong Kong, mais surtout les Honkgongaises et Hongkongais ne soient pas privés d’une liberté essentielle en ce XXIe siècle, sensé être celui de l’ouverture sur le monde. Women e Life estime qu’en cherchant à dévorer la pomme, le risque d’avaler des pépins ne fait pas mystère.

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QUE LA NATURE EST BELLE QUAND ON SAIT LA REGARDER VIVRE

Face aux révélations de quelques conclusions alarmantes  concernant les conséquences délétères du dérèglement climatique à l’échelle planétaire d’ici 2050, contenues dans le dernier rapport du Giec, dont les 4000 pages ne seront publiées qu’en février 2022, vraisemblablement sur papier recyclé, Women e Life a voulu se raccrocher aux branches et garder  espoir. Tout d’abord en s’appuyant sur la décision prise mardi par la Banque mondiale qui a accepté d’augmenter ses dépenses consacrées au changement climatique à 35% contre 28%. De plus, cette banque qui représente la plus grande source de financement climatique pour les pays en développement, a déclaré qu’elle publierait une feuille de route pour montrer comment elle compte aider ces pays à atteindre leurs objectifs dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat. Ensuite, sachant les multiples actions radicales que devront également mener les pays développés pour contribuer efficacement à la lutte contre tout ce qui contribue au réchauffement climatique, tout cela ne pouvait suffire à calmer la légitime inquiétude. Il fallait donc offrir une vision apaisée en termes de rapprochement avec la nature et de respect de l’environnement dont les conditions de vie sur Terre dépendent. Et c’est en parcourant « The Guardian » que Women  e Life a trouvé un très beau documentaire réalisé par deux femmes cinéastes : Joya Berrow et Lucy Jane. Ces dernières affirment d’emblée: « Faire un film neutre en carbone a été une épreuve très importante pour nous en tant que cinéastes. » Intitulé « Eve », ce dernier retrace l’histoire intime d’une fillette de neuf ans vivant aujourd’hui dans l’une des plus anciennes communautés du Royaume-Uni, baptisée Tinkers Bubble établie à Somerset. Les cinéastes ont suivi cette jeune militante pour le climat qui s’inspire de méthodes traditionnelles, et défend fièrement sa foi passionnée pour le respect de l’environnement. Les enseignements que tirent les cinéastes de cette expérience sont révélateurs d’une approche délicate:  » Nous avons tout appris sur la manière d’adopter une approche durable en atténuant l’impact de la production à partir du dénouement positif  de l’idée, par opposition à la fin lorsque le mal est déjà fait. Nous avons réalisé ce documentaire dans le respect d’un budget et calendrier, ce qui nous a permis de constater qu’une conscience de l’enjeu et une patience étaient nécessaires pour parvenir au résultat probant. C’est peut-être exactement ce dont le monde du cinéma a besoin. » Il apparaît clairement que cette approche plus réfléchie a constitué une leçon en termes de tournage. De plus, le temps passé dans la Bulle a conduit Joya Berrow et Lucy Jane à adopter un rythme plus lent, à prendre le temps de s’immerger dans le milieu en adoptant des rythmes vissant à resserrer les liens avec la nature et les gens qui vivent dans cet univers. Elles reconnaissent que cette approche a eu un impact positif sur la santé mentale, et a aider  à faire des choix quotidiens plus positifs en phase avec le souci de préservation de l’environnement qui s’inscrit comme une démarche naturelle et spirituelle. Pour peu qu’une envie de respiration vous prenne, et que de quiétude vous ayez besoin, vous ne perdrez rien à visualiser ce documentaire sans crainte de déranger insectes et biosphère. Tout simplement en cliquant sur ce lien de fraîcheur qui vous rapprochera de la nature. https://www.theguardian.com/environment/ng-interactive/2021/jun/01/eve-the-off-grid-life-of-a-nine-year-old-climate-activist-video

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ARABIE SAOUDITE LA VOIE DU PROGRÈS PASSE PAR L’ÉMANCIPATION DES FEMMES

En France, ces dernières années, il faisait quasiment beau temps tous les jours. Une tendance estivale qui s’est confirmée à nos dépens durant les longues périodes de confinement. Mais cette année, depuis l’annonce de la levée des mesures sanitaires, force est de constater qu’il règne sur une large partie de l’Hexagone un temps maussade. De quoi vous donner l’envie de partir vers d’autres contrées, et pourquoi pas en Arabie saoudite. Alors bien sûr, là bas les températures diurnes de l’ordre de 45 °C, peuvent atteindre 54 °C l’été avec de fortes baisses la nuit. Bien que la température descende rarement en dessous de 0 °C en hiver, c’est au printemps et en automne que vous devrez envisager votre séjour, le soleil étant au rendez-vous et les températures moyennes se situant autour de 29 °C. Pourquoi s’intéresser aujourd’hui à l’Arabie saoudite ? Eh bien parce qu’avec MBS, acronyme du nom du jeune prince héritier du Royaume, bien des changements concernant aussi bien l’aménagement de villes futuristes à l’instar de Neom, objet de l’une de nos récentes chroniques, que l’amélioration notable des conditions de vie et des droits des femmes sont dignes d’intérêt. Tout réside dans le gigantesque plan de modernisation et d’ouverture de la société saoudienne dénommé « Vision 2030 » basée sur l’injection de 3.200 milliards de dollars dans l’économie saoudienne. Avec ses 33 millions d’habitants dont 48% sont des femmes, le plus grand pays du Moyen-Orient qui s’étend sur plus de deux millions de kilomètres carrés, cherche à s’offrir un tout nouveau profil. Nous ne reviendrons pas ici sur un sujet déjà abordé concernant le droit de conduire leur propre automobile qu’ont obtenu les femmes en 2017. À cette liberté accordée aux femmes, se sont ajoutés le droit de monter une entreprise sans solliciter le consentement d’un tuteur masculin en 2018, puis le droit de voyager en 2019. L’occasion de procéder à de nombreux allègements de la loi sur la tutelle, et le droit du travail. Et désormais, les Saoudiennes non mariées ont le droit de vivre seules où elles le souhaitent, sans avoir à solliciter l’accord d’un homme au préalable. Mohammed ben Salmane (MBS) a parfaitement conscience de la place et du rôle des femmes. Cette ouverture de la société saoudienne ne peut être que bénéfique pour le pays qui sait ne plus pouvoir miser sur l’or noir pour s’enrichir, et mesure l’impérieuse nécessité de s’ouvrir à l’international pour attirer les capitaux étrangers. Dans ce pays qui doit trouver un nouvel élan, les jeunes et les femmes représentent deux viviers de population à privilégier. L’évolution est d’ailleurs palpable puisqu’une Saoudienne sur trois est désormais active sur le marché du travail principalement dans le secteur privé. Aujourd’hui, certaines femmes dirigent des banques, des entreprises. Elles occupent des postes à responsabilité au sein des services publics et de l’administration notamment. Vision 2030 qui avait pour pour objectif qu’une femme sur trois travaille dans le pays a été atteint avec 10 ans d’avance. Cette émancipation et reconnaissance récentes des femmes dans l’univers du travail ne doit pas masquer des inégalités salariales importantes dans un pays ultra-répressif où il reste impossible de militer pour les droits fondamentaux sans passer par la case prison. Oui, les Saoudiennes ont encore de nombreux défis à relever et droits à faire valoir. Néanmoins, dans son dernier rapport sur les femmes, les entreprises et le droit, la Banque mondiale n’a pas manqué de saluer les performances de ce pays dans ces domaines. Autant de signaux encourageants qu’on aimerait voir se répandre dans d’autres pays du Moyen-Orient. En Arabie saoudite, vous vous rendrez peut-être un jour, histoire de découvrir de vos propres yeux que le monde bouge, y compris aux portes du désert.

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BILLIE HOLIDAY : FORTE BELLE ET NOIRE

En ce 21 juin 2021, bien que la Fête de la Musique ne puisse bénéficier de la résonance qu’elle mérite en raison du maintien de mesures sanitaires qui ont mis à mal le milieu artistique et culturel depuis mars 2020, Women e Life a estimé indispensable de vous faire partager l’immense talent d’une icône dont la personnalité et la voix resteront à tout jamais gravées dans l’histoire du jazz. Grâce au film « Billie Holiday : Une affaire d’Etat » de Lee Daniels producteur, réalisateur, scénariste et acteur américain, sorti en salles en France le 2 juin, la voix enrouée et particulièrement envoutante de cette merveilleuse interprète colle à des réalités qui perdurent et ne peuvent être ignorées. Ce film biographique sur la chanteuse Billie Holiday, est adapté de l’ouvrage non-fictionnel britannique Chasing the Scream: The First and Last Days of the War on Drugs de Johann Hari. Dans les années 1970, la chanteuse Diana Ross jouait déjà ce personnage étonnant dans l’adaptation cinématographique du livre Lady Sings the Blues. Mais Cassandra Monique « Andra » Batie dite Andra Day, chanteuse, actrice et compositrice américaine de 36 ans, se voit pour sa part confier dans ce film un rôle de premier plan qui n’est pas sans faire écho au mouvement « Black Lives Matter ». Le temps fort du long-métrage se raccroche à l’année 1939, lorsque Billie Holliday déjà vedette du jazz new-yorkais entonne « Strange Fruit », un vibrant réquisitoire contre le racisme qui se démarque de son répertoire habituel. Cette chanson sera censurée à la radio. C’est également à cette époque qu’on la voit boire de plus en plus, et fumer de la marijuana. Et qu’elle enchaîne des liaisons féminines qui lui valent d’être surnommée « Mister Holiday ». En 1939, « Strange Fruit » va déchaîner la controverse au sein de la société américaine. Alors que le gouvernement lui intime l’ordre de cesser de la chanter, Billie refuse et devient dès lors une cible à abattre. Décédée à l’âge de 44 ans, Billie Holliday qui a été accompagnée par tous les plus grands musiciens et compositeurs de jazz américains au cours de sa carrière, n’aura pu échapper à nombres d’ épisodes dramatiques qui ont marqué sa vie. Elle sera néanmoins parvenue en 1954 à réaliser son vieux rêve d’effectuer une tournée en Europe, et se produira Salle Pleyel, puis au Mars Club, au Ringside et Aux Trois Maillets avant de revenir à Paris en 1958, le 12 novembre, en vedette à l’Olympia. Si vous n’avez jamais entendu Billie Holliday, il serait surprenant qu’en l’écoutant aujourd’hui notamment dans ses interprétations de Blue Moon, When you’re smiling, My Man et I’m a fool to want you, vous résistiez à l’émotion qui s’en dégage. De quoi vous donner envie d’aller au cinéma pour voir cette fois sur grand écran « Billie Holiday Une affaire d’Etat » un film dont la bande-annonce reflète l’ambiance.

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WOMEN e LIFE TOMBE LE MASQUE

Ce jour, nous l’attendions depuis longtemps. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, Women e Life tombe le masque. Les yeux dans les yeux, les visages restés masqués vont enfin pouvoir révéler ce qu’il leur a fallu cacher. De quoi justifier l’esquisse de quelques sourires ou grimaces révélateurs de personnalités qui ont cruellement fait défaut. Conscient que vous faites l’objet de très nombreuses sollicitations en tous genres, Women e Life s’est gardé ces derniers temps de vous adresser des communiqués destinés à attirer votre attention sur les différents sujets abordés dans ses chroniques quasi quotidiennes. Pourtant, même aux pires heures de la crise sanitaire, ce webmagazine féminin indépendant ouvert sur le monde, a toujours relevé le défi en maintenant vaille que vaille sa ligne éditoriale. En choisissant de mettre l’accent sur les idées, projets et actions de femmes dans de multiples domaines, à l’échelle nationale et internationale, démonstration a été apportée que la vie ne s’est pas éteinte et que de belles et encourageantes perspectives se dessinent. Comme il vous sera possible de le constater en vous rendant sans plus attendre sur Women e Life, ce qui compte avant tout, c’est de garder le rythme dans un monde qui bouge et réserve bien des suprises. Pour peu que vous doutiez du possible, d’un clic vous allez retrouver le moral en regardant ce clip vidéo

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FAIRE « GAFFE À » BIG-TECH AVEC LINA KHAN

Avant d’en venir à la très vraisemblable nomination de Lina Khan à la présidence de la Federal Trade Commission (FTC) qui devrait être annoncée très prochainement par Joe Biden, Président des États-Unis, plusieurs informations relatives au poids des High-tech ou Big-tech éclairent le tableau. A croire que certains évènements d’actualité sont guidés par des algorithmes, tant leur enchaînement et concomitance semblent être le fruit d’une savante programmation. Alors que le président des États-Unis s’entretient pour la première fois ce 16 juin, à Genève, avec Vladimir Poutine, président de la Russie, un sujet brûlant concernant notamment les cyberattaques et la cybersécurité figure bien au menu. Avec une question à la clé : « Un accord mondial visant à limiter l’usage des armes informatiques est-il envisageable ? » Ce même jour, en France, VivaTech, rendez-vous mondial des startups et des leaders pour célébrer l’innovation qui ouvre ses portes, fera la part belle à la French Tech qui nous dit-on surfe sur une dynamique positive et obtient, depuis le début de l’année, des financements records de la part des investisseurs. Aussi comment ne pas s’intéresser à Lina Khan, une chercheuse antitrust concentrée sur l’immense pouvoir de marché des Big Tech, que Le président Joe Biden compte nommer pour présider la Commission fédérale du commerce des Etats-Unis (FTC) ? Tout d’abord parce que l’arrivée de cette jeune femme de 32 ans représente une importante victoire pour les progressistes qui ont fait pression pour des lois plus strictes pour lutter contre les monopoles et le pouvoir croissant des entreprises. Après le feu vert des sénateurs à sa désignation comme commissaire, la nomination de cette professeure associée de droit à l’université de Columbia, qui est résolument critique des « Big Tech » conduit à penser qu’il va falloir faire « gaffe à ( GAFFA) «. A la tête de la Federal Trade Commission (FTC) – gendarme américain de la concurrence – Lina Khan est redoutée par la Silicon Valley. Elle devrait en effet lancer une phase beaucoup plus réformatrice du droit de la concurrence aux Etats-Unis. Pour analyser l’impact des acquisitions et l’abus de position dominante d’un acteur, elle défend notamment une approche plus large de la notion de dommages à l’économie. Khan confirme une volonté bipartite d’imposer davantage de réglementations aux grandes entreprises technologiques comme Facebook, Amazon, Alphabet et Apple. Même si certains sénateurs républicains se sont montrés inquiets à l’égard de certains types de réglementation malgré les inquiétudes concernant l’influence des entreprises technologiques, Lina Khan a reçu le soutien de plusieurs républicains, dont le membre du classement du Comité du commerce, Roger Wicker, R-Miss. Il est vrai que cette jeune femme a acquis une solide réputation dans les cercles antitrust après avoir écrit « Amazon’s Antitrust Paradox » pour la Yale Law Review en 2017, alors qu’il était étudiant à l’université. Elle se prononçait alors en faveur de l’utilisation d’un cadre différent pour évaluer le préjudice concurrentiel que la norme populaire de satisfaction des consommateurs. Au-dela des règles concurrentielles qui doivent être respectées, elle n’a pas manqué de souligner que posséder et vendre sur un marché, comme le fait Amazon, pourrait permettre à une entreprise d’exploiter des informations dans l’ensemble de son écosystème pour saper la concurrence. Si ménage bien ordonné commence par soi-même, référence faite aux entreprises américaines leaders du e-commerce, la concurrence des entreprises chinoises ne pourra sans nul doute pas échapper à l’oeil vigilant de la FTC. Quoi qu’il en soit, selon Elisabeth Warren : « Avec Lina Khan à la barre, nous avons une énorme opportunité de faire de grands changements structurels en ravivant l’application des lois antitrust et en luttant contre les monopoles qui menacent notre économie, notre société et notre démocratie ».

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