Le titre de cette chronique est à double sens !
Au regard de l’extrême climat de tension qui règne actuellement sur le plan géopolitique, mais aussi économique, social et environnemental, ce qui suit peut apparaître accessoire. Néanmoins, en dépit des multiples évènements méritant attention, en abordant ce sujet, Women eLife demeure fidèle à sa ligne éditoriale.
Alors que l’étude d’Oxfam, publiée aujourd’hui à l’occasion du 80ᵉ anniversaire de l’obtention du droit de vote aux Françaises, le 29 avril 1945, montre à travers un index de représentativité qu’en 2025, seuls 28 % des postes-clés exécutifs, parlementaires ou élus locaux, ainsi que ceux des grandes institutions sont occupés par des femmes, en déduire que la gent féminine est mise à l’index, serait aller trop vite en besogne.
En mesurant « le taux de féminisation du pouvoir en France » , cet index qui se trouve relayé par une tribune dans laquelle plus d’une vingtaine de femmes politiques, réclament « un acte II de la parité », ne reflète pas réellement les notables améliorations qui trouvent ce même jour une illustration concrète et encourageante.
Plutôt que de se baser sur un seul pourcentage, sans doute faut-il prendre en considération d’autres critères portant cette fois sur les qualités de celles qui appartiennent ou souhaitent appartenir à ce cercle restreint, semblant laisser entendre la persistance d’un plafond de verre. Autrement dit, ne faut-il pas avoir une approche en termes de représentativité, assimilable au distinguo fait entre la notion de PIB, produit intérieur brut, de BIB, bonheur intérieur brut.
Tout d’abord, il convient de reconnaître que si les femmes peinent à se frayer un chemin en politique, force est de constater que tel n’est pas le cas dans de nombreux domaines : économie, social, éducation, environnement, santé, culture, où nombre d’entre elles occupent souvent des postes clés.
À ce titre, le cas de Florence Parly, ancienne conseillère de Lionel Jospin à Matignon en 1997 puis secrétaire d’État au Budget en 2000, mais aussi ancienne ministre des Armées, qui a parfaitement su rebondir, a valeur d’exemple. Cette femme qui a occupé des postes à responsabilité à Air France, de 2006 à 2014, vient d’être nommée présidente du conseil d’administration d’Air-France-KLM, à l’issue de l’assemblée générale du groupe, avec un score de voix propre à faire blêmir les hommes candidats à ce poste.
Alors que 53,2 % des députés européens sont des femmes, et que l’actuel gouvernement de François Bayrou est paritaire, il n’échappe à personne que le Parlement, l’Assemblée nationale, l’Hémicycle et la présidence de groupe, le Palais-Bourbon, le Sénat, ne sont pas au diapason en termes de représentations féminines en leur sein.
Le même phénomène touche les élus locaux, sachant qu’un maire sur cinq seulement est une femme en France, le taux de féminisation étant à peu près le même à la présidence des départements. Concernant les régions, on approche du tiers : 29 % étant dirigées par des présidentes. De plus, si aucune haute juridiction n’est présidée par une femme, une préfecture sur cinq seulement est occupée par une préfète et une ambassade sur trois par une ambassadrice.
Au-delà des préconisations touchant aux conditions d’exercice de ces importantes fonctions, suggérées par Oxfam qui estime que la parité et la participation égale des femmes à la vie publique restent des combats essentiels pour faire avancer les droits des femmes, Women eLife reconnaît que si le rôle de ces dernières est indispensable pour assurer l’harmonie au sein de ma société, deux choses sont à retenir. Le charisme et les compétences sont deux atouts qui donnent aux hommes comme aux femmes les véritables pouvoirs d’agir pour le mieux vivre, partout dans le monde..
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