En ce dimanche 19 janvier 2025, on ne peut que se réjouir qu’un accord de cessez-le-feu, objet jusqu’au dernier moment de multiples tractations, ait bien permis, dans un premier temps, la libération de trois femmes otages israéliennes, détenues par le Hamas depuis 15 mois dans l’enclave assiégée de Gaza.
Alors que ce cessez-le-feu entre Israël et le Hamas devait intervenir à 8H30, ce dernier a été retardé de près de trois heures lorsque le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu’il n’entrerait en vigueur qu’à condition que le Hamas fournisse la liste des trois otages devant être libérés. Ce sont donc les noms de trois femmes qui ont été communiqués avant qu’elles ne soient libérées dans l’après-midi par l’intermédiaire de la Croix-Rouge.
Il s’agit de Emily Damari, 28 ans, de nationalité britannique et israélienne, que le Hamas a enlevé, le 7 octobre 2024, dans son appartement du kibboutz Kfar Aza, avec 37 autres résidents de la communauté à la frontière de Gaza.
Selon des amis et des proches, sur la base de témoignages de témoins de l’attaque, Emily Damari a été enlevée et a eu les yeux bandés à l’arrière de sa propre voiture puis ramenée à Gaza.
Elle a été blessée par balle à la main, et également touchée par des éclats d’obus à la jambe.
Le 7 octobre, Romi Gonen, 24 ans, une ancienne conseillère bénévole des scouts a pour sa part été kidnappée après avoir reçu une balle dans la main par des hommes armés du Hamas alors qu’elle tentait de fuir le festival de musique Nova, près de la frontière de Gaza. Trois de ses amis qui étaient avec elle au festival ont été assassinés.
Un mois après l’attaque, l’un des otages libérés en novembre 2023 dans le cadre d’un précédent accord de cessez-le-feu a déclaré à la famille de Gonen que Romi était en vie mais que sa main était en très mauvais état et ne fonctionnait plus normalement.
Doron Steinbrecher, 31 ans, une infirmière vétérinaire, a de son côté été enlevée chez elle à Kfar Aza lorsque des hommes armés sont entrés dans sa pièce sécurisée pendant l’attaque. Lors d’un appel téléphonique, elle a fait partager à sa famille la scène d’ hommes armés la menaçant alors qu’elle était encore en pyjama avant d’être emmenée à Gaza.
En janvier de l’année dernière, elle est apparue dans une vidéo du Hamas avec deux autres captives, Daniella Gilboa et Karina Ariev, plaidant pour leur libération.
Le cessez-le-feu doit commencer par une pause de trois semaines dans les combats et la libération de dizaines d’otages israéliens et de centaines de prisonniers palestiniens.
Trente-trois des 98 otages israéliens restants, dont des femmes, des enfants, des hommes de plus de 50 ans et des prisonniers malades et blessés, devraient être libérés au cours de cette phase. En échange, Israël libérera près de 2 000 Palestiniens de ses prisons.
Après dimanche, le négociateur en chef américain Brett McGurk a déclaré que l’accord prévoyait la libération de quatre autres otages femmes après sept jours, suivie de la libération de trois autres otages tous les sept jours.
Dans cette première phase de l’accord en trois étapes, les troupes israéliennes se retireront également aux abords de Gaza, et de nombreux Palestiniens pourront retourner dans ce qui reste de leurs maisons à mesure que l’aide humanitaire afflue dans l’enclave, l’accord prévoyant l’entrée de 600 camions de biens essentiels par jour à Gaza, dont 50 camions de carburant.
Il reste maintenant à souhaiter que l’espoir de paix qui s’est dessiné aujourd’hui, se confirme dans les temps à venir, et surtout offre aux hommes, femmes et enfants de cette région du monde, face aux immenses défis à relever, de réelles perspectives de vie et de prospérité.
Laissez un commentaire