UNE US ARMY OÙ LE SEXISME N’A PAS SA PLACE 

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Un article signé Emily Wax-Thibodeaux, publié récemment dans le Washington Post, a retenu l’attention de Women eLife....

Un article signé Emily Wax-Thibodeaux, publié récemment dans le Washington Post, a retenu l’attention de Women eLife.

Alors que le président élu Donald Trump pourrait nommer  Peter Brian Hegseth, dit Pete Hegseth, secrétaire à la Défense des États-Unis, une déclaration de ce militaire, également  animateur de télévision et auteur américain âgé de 44 ans, n’a pas manqué de choquer les femmes qui ont servi aux avant-postes en Irak, en Afghanistan, dans l’armée américaine.

En affirmant que les femmes ne devraient pas servir au combat, ces  vétérans qui ont combattu aux côtés d’hommes, ont voulu réagir à de tels propos, jugeant ces derniers dépassés, et foncièrement inexactes.

Surtout lorsque l’on sait que de nombreuses femmes vétérans ont bénéficié au cours de leur carrière de la décision du Pentagone d’élargir les emplois qu’elles pouvaient occuper, y compris dans les forces les plus élitistes du pays.

Les trois femmes vétérans dont la journaliste du Washington Post a recueilli les témoignages, ce sont elles : Jaclyn “Jax” Scott, Jasmine Walker Motupalli and Riane Donoho. 

Photos : (Ricky Carioti/The Washington Post; Defense Department; Parker Michels-Boyce for The Washington Post)

La déclaration de Hegseth selon laquelle les femmes ne devraient pas servir dans des rôles de combat découle d’hypothèses dépassées sur la capacité physique, la cohésion et l’efficacité des missions assurées par des femmes. Cette vision tend à ignorer sans vergogne les preuves historiques et contemporaines de l’excellence des femmes dans ces rôles et bien d’autres. 

Force est de constater que les propos de Hegseth appartiennent à un siècle dépassé.  Surtout dans un monde où personne ne  peut plus ignorer que les discriminations dont les femmes font l’objet sont désormais sanctionnées, et alors que des associations et mouvements manifestent concernant l’écart d’équité et nombre d’actes répréhensibles condamnés par la  justice. Autrement dit, la rhétorique matchiste qui vise à rabaisser les femmes,  remettre en question  les progrès en termes  d’égalité réalisés sont caduques.

C’est là que le témoignage de Riane Donoho, que l’on voit sur une photo avec un autre soldat dans un village de la province afghane d’Helmand lors d’une mission de sensibilisation médicale.35 ans, met les points sur les i lorsqu’elle déclare !

« Tous les hommes ne peuvent pas répondre aux normes. C’est très, très difficile. Beaucoup d’hommes ne font pas d’efforts, ils ne répondent pas aux qualifications. Et beaucoup d’hommes qui essaient ne sont pas au niveau. Or, il y a des femmes qui peuvent répondre à ces normes, et devraient être célébrées. Certaines femmes peuvent suivre des cours d’infanterie. Je connais des femmes qui auraient été excellentes si elles en avaient eu l’occasion il y a 15 ans. »

Il en est de même lorsque Jasmine Walker Motupalli, 40 ans, Diplômée de West Point et ancienne major de l’armée, qui a commandé des unités de combat lors de déploiements en Irak et en Afghanistan précise au vu de sa propre expérience sur le terrain  :

« Au début, il y a eu une certaine résistance, certes, mais quand on est ensemble tous les jours et qu’on se regarde essayer de réussir des tests physiques, une connexion se forme. Et comme les femmes ont fait leurs preuves à maintes reprises dans des rôles de combat et de leadership, la résistance et le scepticisme ont cédé la place au respect et à la camaraderie. L’inclusion renforce l’efficacité militaire. »

Jaclyn « Jax » Scott, 41 ans, qui  a effectué deux rotations en Afghanistan au sein des équipes des forces spéciales de l’armée, a participé à plus de 20 opérations de combat et a reçu une médaille Bronze Star et un Combat Action Badge et sert toujours dans la réserve de l’armée en tant qu’adjudant-chef précise entre autres : 

« Les femmes ont été la pierre angulaire du succès dans les opérations non conventionnelles et conventionnelles. Elles ont constamment prouvé qu’elles étaient non seulement capables, mais souvent essentielles dans des rôles où les hommes ne sont pas à la hauteur. Les programmes comme l’équipe de soutien culturel de l’armée le soulignent. Des femmes opératrices CST intégrées aux forces d’opérations spéciales en Afghanistan ont brisé les barrières culturelles que les soldats masculins ne pouvaient pas franchir, recueillant des renseignements vitaux. »

Que déduire de tout cela ?

Tout d’abord, que les femmes apportent des avantages incomparables au combat. Elles exploitent les préjugés implicites pour passer inaperçues, mobilisent les communautés pour extraire des renseignements et naviguent dans des environnements complexes avec nuance et empathie – des compétences de plus en plus vitales dans la guerre moderne.

Ensuite, si vous doutiez encore des ressources et qualités des femmes qui s’engagent au sein de forces armées, mais aussi de toutes celles qui font partie d’organisations du type UNRWA et se déploient actuellement sur des terrains de guerre, sans oublier celles, souvent jeunes, qui interviennent lors de catastrophes tous genres pour venir en aide aux victimes et surtout sauver des vies, la messe est dite ! 

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