On ne peut nier le charme et le pouvoir de séduction que pouvait avoir Stacey Williams, dans les années 90.
Très en vogue dans le milieu de la mode en qualité de mannequin, et plongée dans un univers où ne se côtoient que des personnalités triées sur le volet, les circonstances ont voulu qu’elle croise en 1992 les chemins de deux personnages.
Celui de Jeffrey Epstein, condamné pour délits sexuels qui s’est suicidé en prison en 2019, avec lequel elle a partagé une relation épisodique, mais aussi celui de Donald Trump, à l’époque promoteur immobilier new-yorkais.
Mais cette femme aujourd’hui âgée de 56 ans, qui s’est mariée et a une fille, a très vite quitté de son plein gré le milieu dans lequel elle évoluait.
À l’instar de nombreuses autres femmes qui parfois étaient mineures au moment des faits, elle a voulu faire savoir ce qui lui est arrivé à son insu en 1993, en haut de la très fameuse Trump Tower, dans ce qu’elle estimait être un « jeu tordu » entre les deux hommes.
Pourquoi a t’elle éprouvé le besoin de libérer sa parole. Et surtout choisi d’exposer aujourd’hui publiquement dans une séquence vidéo, ce qu’elle a vécu et l’a particulièrement choqué au point de lui laisser un profond dégoût longtemps après ?
À la question de savoir si elle avait envisagé de se manifester dans le passé, alors que d’autres femmes portaient des accusations contre Trump, Stacey Williams a déclaré qu’elle voulait éviter une attention négative ou risquer le contrecoup auquel de nombreuses autres victimes ont été confrontées.
L’accumulation de cas de harcèlements sexuels dont ont été ou sont encore victimes des filles et femmes, donnent régulièrement lieu, depuis #Metoo, à de nouvelles révélations qui témoignent de comportements et actes répréhensibles commis par des hommes, aussi bien jeunes qu’âgés.
À moins de quinze jour de l’élection présidentielle aux États-Unis qui devra départager Kamala Harris et Donald Trump, tous deux candidats à la fonction suprême, cette nouvelle scabreuse affaire ne bouleversera vraisemblablement pas le corps électoral à l’heure du vote.
Karoline Leavitt, attachée de presse de la campagne de Donald Trump, a d’ailleurs nié tout en bloc en déclarant : « Ces accusations, formulées par une ancienne militante de Barack Obama et annoncées lors d’un appel de campagne de Harris deux semaines avant l’élection, sont sans équivoque fausses. Il est évident que cette fausse histoire a été inventée par la campagne de Harris. »
Toutefois, l’accusation de pelotage et d’attouchements sexuels non désirés, correspond au comportement bien documenté de Trump.
Une vingtaine de femmes ont accusé l’ancien président, qui a été reconnu coupable de plusieurs inconduites sexuelles remontant à des décennies.
Les allégations de Stacey Williams sur Trump, sont similaires à celles décrites par Amy Dorris dans une interview au Guardian en 2020. Trump avait alors nié avoir harcelé, abusé ou s’être comporté de manière inappropriée envers Dorris.
Toutefois, l’année dernière, un jury a jugé Trump responsable d’abus sexuels sur la chroniqueuse E Jean Carroll en 1996 et lui a accordé 5 millions de dollars en dédommagement à l’issue d’un jugement.
Bien que ses propos apportent entre autres régulièrement la preuve de mensonges, d’abus de langage… il reste à espérer que le vilain canard procède, si ce n’est déjà fait, à un changement radical de comportement à l’égard des femmes. Car au jeu d’échecs la reine, qu’on appelle la dame, est la pièce la plus importante !
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