HAMI JEUNE IRANIENNE LIVRE UN TEMOIGNAGE INEDIT SUR LA CONDITION FEMININE DANS SON PAYS

Bienvenue en Iran. Les jeunes femmes que vous pouvez voir réunies autour d’une table devant un bistrot d’Isfahan sont à n’en pas douter fashion.  Cette photo envoyée par Hamedeh Hosseini surnommée par sa famille et ses amis Hami,  est révélatrice d’une génération de jeunes femmes qui ont plaisir à partager un moment de détente et adresse au monde un message bénéfique. Si vous souhaitez découvrir l’Iran dans d’excellentes conditions, c’est à Hami qu’il vous faudra vous adresser*. Hami a appris l’anglais grâce à ma mère qui adorait enseigner cette langue à des parents iraniens. A la suite de ses études, elle est devenue guide touristique avant d’être comme actuellement organisatrice de voyages en Iran. Elle connaît son pays et son histoire sur le bout des doigts pour avoir jusqu’ici côtoyé tous les milieux sociaux, ce qui lui permet d’affirmer : « Les Iraniens sont vraiment gentils, attentionnés et hospitaliers. » Elle reconnait néanmoins, comme toutes les femmes dans ce pays et dans bien d’autres, avoir dû faire face au cours de son enfance à quelques problèmes. Elle se souvient notamment qu’étant enfant, elle se voyait interdire de faire du vélo, alors qu’elle aimait en faire tous les soirs. Mais depuis, pour avoir parcouru seule les différentes régions et villes d’Iran, elle souligne n’avoir jamais éprouvé la moindre crainte. Elle affirme avec raison :  » Nous sommes une nouvelle génération. Il y a beaucoup de filles et de femmes comme moi. Le code vestimentaire a changé, le mariage obligatoire n’est plus la norme comme c’était le cas avant en Iran. » Désormais, de nombreuses familles ne voient plus ombrage à ce que leur fille préfère être célibataire, affirme son indépendance et dispose de son propre logement. De plus, les relations ont beaucoup changé parmi les jeunes. Garçons et les filles peuvent se rencontrer dans des lieux publics comme des cafés, des restaurants ou participer à des soirées privées. Les filles iraniennes préfèrent jouir de la liberté et se divertir avant de fonder un foyer. Il est important d’observer que si le respect de traditions demeure, les plus jeunes restent attachés aux valeurs familiales, tout en se montrant très ouverts à la modernité. Par rapport aux générations précédentes, les garçons et filles adolescents sont très ouverts à un monde de partage. Ils sont moins contraints par des règles d’un autre âge et aspirent légitimement à plus de liberté. Sami revient sur la longue histoire des femmes iraniennes qui ont toujours joué en Iran des rôles fondamentaux. Et de rappeler que selon les traditions, les femmes ne devaient être responsables que du ménage et de l’éducation des enfants sous la dynastie Qatar (1786-1925). Les femmes des classes rurales et de la classe inférieure travaillaient alors principalement dans le tissage de tapis, la broderie et la fabrication de vêtements, de textiles, de beurre, de fruits et de thé. Elles intervenaient également dans la fabrication de la soie et du coton, ainsi que dans es métiers de l’artisanat. Certaines étaient employées dans des morgues, des bains publics et dans des maisons de familles aisées en tant que femmes de chambre, ou encore infirmières et gouvernantes. Mais plus tard au cours de l’ère Pahlavi( 1925-1979), l’attitude traditionnelle vis-à-vis de la ségrégation des femmes a changé: de l’interdiction du droit de porter le voile à l’égalité des salaires, de l’enseignement obligatoire et du droit d’exercer dans la fonction publique. Pendant la révolution en Iran ( 7 janvier 1978 au 11 février 1979), des femmes de différentes cultures et croyances, avec ou sans hijab, ont manifesté pour le changement en Iran. La principale préoccupation du peuple iranien portait sur le refus que les autres pays s’immiscent dans les affaires de l’Iran. Après la révolution, le port du hijab est devenu obligatoire. L’ayatollah Khomeini (3 décembre 1979 – 3 juin 1989) a demandé aux femmes d’être plus discrètes pour être en public. Elles devaient se couvrir les cheveux et le corps pour que seules les femmes qui croient en l’islam portant le code islamique du hijab puissent deviennent plus actives dans la société. L’objectif visait à faire croire que le non port du hijab devenu un code vestimentaire portait atteinte au concept religieux. C’est ce qui explique que beaucoup d’Iraniens hommes et femmes aient à cette époque immigré vers d’autres pays. Il y avait la loi sur la protection de la famille avant la révolution qui accordait aux femmes le droit de la famille. Cet acte a été annulé en 1979 après la révolution islamique. L’âge minimum du mariage a été relevé à 18 ans pour les femmes et à 20 ans pour les hommes vivant dans les villes. Alors que le droit de divorce n’était accordé qu’aux hommes, après cette loi, les hommes mais aussi les femmes se sont vus accorder le droit de demander de divorce devant les tribunaux au regard de circonstances clairement définies dans le contrat de mariage. Avant cette loi, un homme pouvait en effet avoir quatre femmes et un grand nombre de concubinages. Mais grâce à cette loi, un homme n’a plus eu la possibilité d’épouser une seconde femme que sur autorisation des tribunaux et après avoir obtenu le consentement expresse de sa première épouse, Comme le fait remarquer Hami :  » La plupart Les hommes iraniens sont si loyaux envers leur première femme que le mariage obligatoire n’avait plus de raison d’exister. Il devait simplement obéir au respect de règles de bon sens. » Une partie de cette loi a de nouveau été discutée afin de conférer de meilleures conditions aux femmes. Toutefois, en dépit de ces avancées, d’autres problèmes sont apparus, notamment l’interdiction faite aux Iraniennes d’entrer dans un stade pour regarder un match de football et leurs équipes de joueurs préférées. Chacun se souvient que récemment Sahar qui avait tenté de pénétrer dans le stade public pour regarder un match de football, s’est finalement immolée devant le tribunal révolutionnaire islamique de Téhéran le 2 septembre 2019, parce que le tribunal l’avait condamnée à 6 mois de prison. Suite à cette tragédie humaine, grâce aux demandes pressantes formulées par la FIFA, pour la première

HAMI JEUNE IRANIENNE LIVRE UN TEMOIGNAGE INEDIT SUR LA CONDITION FEMININE DANS SON PAYS Lire la suite »