26 avril 2017

QUAND LE G20 SE FEMINISE SOUS L’ANGLE D’UN W20

Lancé à Istanbul dans le cadre de la présidence turque du G20, le Women20 est l’un des plus récents processus de dialogue de ce groupement qui a entre autres pour objectif de réduire l’écart d’emploi entre hommes et femmes de 25% d’ici 2025. A l’occasion de la troisième édition du W20 qui se tient à Berlin, les 25 et 26 avril 2017, Angela Merkel, Chancelière allemande, n’a pas hésité à inviter Evanka Trump, fille du 45e président des Etats-Unis, elle-même femme d’affaires, à venir parler de son expérience d’entrepreneure, lors de cette conférence internationale du G20 consacrée aux femmes. L’occasion pour Evanka Trump de démentir – comme le montre la séquence vidéo reprise ci-dessous – dans le plus grand calme, les critiques dont son père a été l’objet à la suite de déclarations de campagne qui lui ont valu un carton rouge s’agissant de sa vision des femmes, ce dernier étant décrit comme un homme parfaitement respectueux des droits des femmes, prêt à encourager leurs initiatives. En dehors de cette intervention et présence remarquées, les thèmes du W20 portent cette année sur le renforcement de l’inclusion des femmes sur le marché du travail; le soutien à l’entrepreneuriat féminin; la réduction de la fracture numérique entre les sexes, sans oublier la place des femmes dans les start-ups. Considérant que la révolution numérique constitue une opportunité à saisir pour réduire les inégalités femmes/hommes, le W20 attend du G20 des engagements forts dans ce domaine. De plus, l’objectif étant de faire du W20 un acteur puissant du G20 et du G20 un leader international de la mixité dans le monde économique, les questions relatives à l’égalité de rémunération, à la situation des femmes occupant des postes de direction, à la compatibilité entre vie de famille et carrière professionnelle ainsi qu’à l’accès au marché des capitaux ont également été inscrites au programme. Women e-life ne pouvait que se faire l’écho de cet évènement, surtout lorsqu’on sait que le Women’s Forum Global Meeting 2017 aura lieu, les 5-6 octobre, à Paris, au Carrousel du Louvre.

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UNE ASTRONAUTE AMERICAINE SALUE LES TERRIENS

Personne ne sait si Peggy Whitson, astronaute américaine, a pu saluer Thomas Pesquet, astronaute français, dans l’espace. Mais ce dont on est sûr, c’est que cette femme âgée de 57 ans qui a décroché un nouveau record du temps passé à 400 kilomètres de la Terre a bien eu, dans la nuit du 24 avril, au bout de ses 534 jours en orbite, un entretien en direct avec Donald Trump. A son retour, prévu le 3 septembre, elle affichera ainsi 666 jours passés au milieu des planètes. Diplômée d’un doctorat en biochimie, c’est en 1985 qu’elle entrait à la Nasa en tant que chercheuse avant d’être sélectionnée en 1996 par l’Agence Spatiale en qualité d’’astronaute. Après une première sortie spatiale en 2002, Peggy Whitson allait battre les records féminins du nombre de sorties extravéhiculaires et du temps cumulé passé dans l’espace. Son âge lui vaut d’être la plus femme la plus âgée à voyager dans l’espace. Lors de sa conversation avec Peggy Whitson, le 45e président des Etats-Unis qui s’exprimait depuis le bureau ovale de la Maison-Blanche n’a pas hésité à déclarer à l’astronaute : « « Ce que vous avez fait est stupéfiant ». L’occasion pour lui d’annoncer le maintien du budget annuel de la Nasa, de l’ordre de 19,5 milliards de dollars, et d’évoquer les futures missions habitées vers Mars au cours de son premier voire deuxième mandat. Comme quoi Donald Trump avait bien la tête dans les étoiles, histoire d’en ajouter au drapeau américain qui avait été planté par Neil Armstrong le 21 juillet 1969  en effectuant les premiers pas sur la Lune. Sans parler des exploits de John Glenn mais aussi de John Young, lors de six vols habités – dont deux vers la Lune – menés à bord de trois véhicules spatiaux différents : Gemini, Apollo et la navette. Entrer dans l’histoire de la conquête spatiale n’est pas donné à tout le monde, surtout lorsqu’on sait qu’au niveau mondial, les Russes demeurent à ce jour les plus performants. Mais là encore les femmes démontrent qu’elles sont prêtes à relever bien des défis dans l’espace comme sur Terre.

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