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Un espace dédié à toutes les formes d’expression artistique et aux diverses disciplines sportives, mettant en lumière les créations culturelles et les performances du moment.

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JANIS JOPLIN NE SE CONTENTAIT PAS DE « SMOKER »

Elle savait avant tout chanter et faire vibrer en chacun chacune, de multiples sentiments d’amour et de révolte pour qu’explose au grand jour quelques vérités sur le way of life. Nous étions dans les années 60 où tous les espoirs étaient permis. Dans ce  » Get it while you can  » autrement dit « Récupère le tant que tu peux », Janis Joplin exprimait à sa façon le refus d’être abandonné. Surnommée la « Mama Cosmique » ou « la reine de la soul psychédélique » mais aussi « Pearl » en raison de son boa rose et de ses colifichets tape-à-l’œil qui témoignaient une personnalité excentrique hors du commun, elle a imposé un style et surtout son timbre de voix si original et envoutant qui a résonné à l’échelle mondiale. Pearl a été le nom de son dernier album enregistré à l’automne 1970, avec le Full Tilt Boogie Band et le producteur de Phil Ochs et des Doors, Paul A. Rothchild. Le lendemain même de l’enregistrement de Me and Bobby McGee, l’un des titres qu’elle n’aura jamais entendu gravé sur vinyle, elle est découverte, le 4 octobre 1970, morte d’une overdose d’héroïne dans sa chambre d’hôtel. Elle n’avait alors que 27 ans. Sans excuser les erreurs qu’elle a pu commettre durant sa courte existence, Women eLife a estimé utile de faire découvrir ou redécouvrir cet immense talent féminin qui a marqué le son de l’époque « Woodstock ».

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FÉMINISME MADE IN CHINA

En Chine, l’égalité hommes-femmes a été érigée au rang de cause nationale sous Mao Zedong, lorsqu’il a été président de la République populaire de Chine (1949- 1976) Toutefois, comme l’explique Zhao Zhijin, journaliste pour CGTN, une chaîne de télévision d’information internationale chinoise francophone, faisant partie de la Télévision centrale de Chine qui dépend du Parti communiste chinois, le combat est loin d’être gagné. Alors que les confinements stricts et la politique du zéro covid provoquent de nombreuses manifestations qui se heurtent aux forces de l’ordre et au refus d’accéder aux revendications, Women eLife se penche sur le féminisme made in China sous Xi Jinping. Précisons d’emblée que l’élan du mouvement #MeToo dans le monde entier, n’est pas resté sans écho en Chine. Il était une réponse aux problèmes culturels et systémiques liés au genre et au pouvoir en Chine. Ses fondations ont été construites pendant des décennies, avec de nombreuses années de débat et de plaidoyer pour l’égalité des genres qui ont finalement jailli en une formidable force à travers la société. #MeToo a été mené principalement par des jeunes, parmi lesquels d’innombrables femmes anonymes à la recherche d’opportunités qui leur permettraient de réaliser le « rêve chinois » ultime : transformer la Chine en un pays où règne l’égalité des genres. En Chine, chaque succès du mouvement #MeToo a été remporté par celles et ceux qui ont eu le courage d’assumer les coûts de la prise de parole et de défier la censure. L’exposition #MeToo organisée pour la première fois en 2019 en Chine, n’était pas faite pour plaire au pouvoir. Lors de sa tournée à travers la Chine, elle a été confrontée à de nombreuses interdictions. Cependant, la défense des femmes et la volonté de les promouvoir au sein de la société ne sont pas totalement absentes en Chine. Madame Shen Yueyue est présidente de la Fédération des femmes de toute la Chine (ACWF). Fondée en avril 1949, cette organisation qui compte 8.700.000 membres, unit les femmes de tous les groupes ethniques et de tous les horizons en Chine, et lutte pour leur émancipation et leur développement. En tant qu’organisation populaire sous la direction du Parti communiste chinois (PCC), elle sert de pont reliant le parti et le gouvernement aux femmes et de pilier social important du pouvoir d’État. Ses tâches fondamentales sont d’établir des liens avec les femmes et de les servir, tandis que ses principales responsabilités sont de représenter et de protéger les droits et les intérêts des femmes, et de promouvoir l’égalité des sexes et le développement global des femmes. Pour encourager les femmes à s’adapter aux enjeux de la croissance économique chinoise, participer à l’entrepreneuriat et à l’innovation généralisés, l’ACWF a lancé en 2015 la campagne « Women’s Actions for Entrepreneurship and Innovation » visant à améliorer les compétences des femmes en matière d’entrepreneuriat et d’innovation, à accroître services et créer un environnement sain. L’ACWF a organisé des formations pour plus de 5,5 millions de femmes. Elle a aidé des millions de femmes à créer leur propre entreprise ou à trouver un emploi. Au cours des cinq dernières années, l’ACWF a décerné à 5 966 équipes avancées et conféré à 2 998 femmes le titre de « Women Pacesetters for Achievements » au niveau national. Un grand nombre de femmes de divers domaines ont été formées comme modèles pour leur professionnalisme, leurs compétences professionnelles exceptionnelles et leur esprit d’entreprise. Ces efforts ont joué un rôle actif dans le développement économique et social. La contribution des femmes pour contenir l’épidémie de Covid-19, stabiliser l’économie et assurer la sécurité du développement fait bien partie du programme. Mais avant d’aller plus loin, il n’est pas inutile de prendre connaissance des quelques informations que livre Zhao Zhijin dans la séquence vidéo consultable ci-dessous.

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FANAS DE FOOT ET ÉPRISES DE LIBERTÉ LES IRANIENNES PROCHES D’UN TIR AU BUT

Sous réserve que leur légitime mouvement revendicatif prenne de l’ampleur au cœur de la société iranienne, leur victoire sur le terrain politique n’a rien d’impossible. Alors que l’équipe de football iranienne jouait son premier match de la Coupe du monde 2022 au Qatar, face а l’Angleterre, lundi 21 novembre, le fait que les onze joueurs iraniens soient restés muets lorsque l’hymne national iranien a retenti dans le stade, n’est pas le seul évènement à retentissement planétaire qui mérite d’être retenu. L’Iran est en effet l’un de ces pays où le foot déclenche une passion populaire gigantesque, surtout autour des deux clubs phares, Esteqlal et Persépolis. Les matchs déclenchent toujours des scènes de liesse dans les rues des grandes villes et villages. Et ce qui s’est produit au tout début du mondial de football illustre à merveille la capacité que peut avoir le sport de dribler la doctrine dépassée du pouvoir en place et de marquer les esprits au niveau national et international. Bien qu’interdites de stade depuis la révolution islamique en 1979, les mollahs jugeant que les femmes doivent être protégées de la vision du corps des hommes, ces dernières sont en Iran très nombreuses à être passionnées de foot. Alors que les Iraniennes se montrent plus déterminée que jamais à affronter le pouvoir sur le terrain politique, notamment en brûlant leur hidjab et en se coupant les cheveux, avec leur slogan « Femme, Vie, Liberté », on se prend à imaginer possible une tout autre victoire sur fond de mobilisation de grande ampleur de la société iranienne. Suivant l’expression consacrée en football, les tirs au but sont presque toujours utilisés dans les compétitions à élimination directe, afin de décider quelle sera l’équipe qualifiée pour le tour suivant ou celle qui remportera la compétition. Et les Iraniennes et Iraniens se trouvent visiblement à ce moment décisif. Le sujet prend une dimension forte vu que le pays est secoué depuis trois mois de manifestations, menées par les femmes qui se heurtent à une violence policière et aux menaces récurrentes d’emprisonnement. Depuis fin septembre, lors de leurs matchs de préparation de la Coupe du monde, les footballeurs iraniens, avaient déjà exprimé leur solidarité avec les manifestantes. Toutefois, cette image forte ne peut suffire pour que la révolution en marche en Iran, atteigne les objectifs qu’elle se fixe. Bien que le slogan « Woman Life Freedom » arboré aussi bien par des femmes que des hommes, envoie un signal de déqualification des Mollahs, ces derniers sont prêts à user de toutes sortes de stratagèmes pour se maintenir au pouvoir. Il appartient donc désormais aux manifestants de s’organiser et de disposer d’un profil de leader en mesure de rassembler celles et ceux qui aspirent à devenir les acteurs et actrices du nouvel Iran. La partie n’est pas gagnée d’avance, mais on est en droit d’émettre l’espoir d’une possible victoire à venir.

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UNE IDÉE CINÉMA AVEC « THE WOMAN KING »

Ce film américain réalisé par Gina Prince-Bythewood et écrit par Dana Stevens, depuis peu sorti en France, a de quoi vous attirer en salle obscure. Projeté pour sa première mondiale au Festival international du film de Toronto le 9 septembre 2022, « The Woman King » a reçu un avis très favorable de la part des critiques. La performance de Viola Davis, actrice principale oscarisée qui incarne Nanisca la Miganon (Fon, langue béninoise) ou la générale Agojié, fondatrice du premier régiment d’Amazones, gardiennes de la cour, tout comme la mise en scène ont été saluées. Ce long-métrage retrace d’une façon romancée un épisode marquant de l’histoire du royaume béninois du Dahomey des années 1800, alors que les Agojie, une unité de guerriers entièrement composée de femmes a protégé ledit royaume ouest-africain du XVIIe au XIXe siècle. Inspiré d’événements réels, sur fond de commerce d’esclaves, le film met en avant cette armée de féroces guerrières qui comptait quelque 6 000 membres, sous le règne du roi Ghézo. Autant dire que l’actuelle Reine mère Ahantoun Dajan Agbangbè Adjahonon Akaba d’Abomey, légitimement et légalement reconnue par l’État béninois a très certainement apprécié « The Woman King ». Afin de vous permettre de situer où se déroule ce film d’action, peut-être faut-il rappeler que la République du Bénin (ex Dahomey) est située sur le golfe de Guinée, limitée au nord par le Burkina-Faso et par le Niger, à l’est par le Nigéria et à l’Ouest par le Togo. Protectorat en 1884, puis colonie française du Dahomey, le Bénin a accédé à l’indépendance complète le 1° août 1960, sous la dénomination de république du Dahomey, avant de prendre en 1975 son nom actuel. Women eLife qui tient à ménager le suspens ne vous en dira pas plus. Pour un féminisme guerrier. Car outre la bande-annonce consultable ci-dessous, ce film mérite, sans nul doute, d’être vu au cinéma, sur grand écran !

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ÊTRE UNE FEMME VIEILLISSANTE À FORTE PERSONNALITÉ PEUT ÊTRE UN RÉEL ATOUT

Vous n’allez pas en revenir ! Cette information met du baume au cœur à toutes les femmes angoissées par leur vieillissement aux effets look jugés dévastateurs. Elle fait également écho à celle relative au passage du cap des 8 milliards d’habitants sur terre communiquée aujourd’hui par l’ONU qui n’a pu vous échapper. Car, c’est un fait, l’augmentation progressive de la durée de vie est bien l’un des facteurs qui explique la croissance démographique particulièrement spectaculaire depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Histoire de vous démontrer que l’arrivée au grand, voire au très grand âge, ne doit pas être un motif d’inquiétude, y compris si la nature ne vous a pas gâtée dès le départ, vous allez vous rendre compte que ce que vous considérez être des défauts marquants, peuvent se transformer en atouts. Le cas d’Anabel Graetz, une Américaine, a de quoi vous rassurer. Non, vieillir n’est pas un handicap. Le vieillissement peut même devenir bénéfique à tous points de vue, pourvu qu’on sache vivre avec et mettre à profit les caractéristiques d’une véritable personnalité. Anabel Graetz a toujours travaillé dans le domaine des arts. Consciente de disposer d’un visage intéressant et inhabituel, sa récente réussite a de quoi vous convaincre. Grâce à son faciès, elle a tout d’abord remporté son premier rôle à l’écran à l’âge de 62 ans – dans un court métrage sur la sécurité incendie avec Tom Bosley, mieux connu pour avoir joué Howard Cunningham dans la série télévisée Happy Days. Il n’en fallait pas plus pour l’encourager à persévérer dans l’univers cinématographique où sa carrière connaît un succès grandissant. Ce réconfort sur le plan professionnel a eu sur elle une autre conséquence appréciable. Cet été, à l’âge de 80 ans, Graetz a pour la première fois de sa vie – grâce à ses « cachets » – été en mesure de régler toutes ses dettes, ce qui la conduit à déclarer : « Je gagne plus d’argent que jamais », avant d’ajouter : « Cela ressemble à un tout nouveau monde. » Cette situation pour le moins originale a le grand mérite de démontrer à toutes les femmes qui s’emploient à vouloir conserver leurs traits et fraîcheur de jeunesse, via chirurgie esthétique et autres botox et silicone, que tout cela est finalement peine perdue. En 2019, Anabel Graetz a joué le rôle de Cat Lady dans Free Guy, avec Ryan Reynolds. C’était son premier rôle dans un grand film. Et cela s’est avéré être un blockbuster. Le film a rapporté plus de 330 millions de dollars. De là à en déduire que la réussite s’accroche avant tout à la personnalité remarquable, quel que soit l’âge, il n’y a qu’un pas. Prenez-en de la graine lorsque Annabel déclare aujourd’hui : « J’ai le genre de visage que les réalisateurs aiment vraiment présenter », « J’ai un visage intéressant. Il ne ressemble pas à tout le monde. De plus, il est très expressif. » Quelle belle leçon ! Voilà comment on devient star !

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REGARD OBJECTIF SUR L’EXPOSITION « ELLES X PARIS PHOTO »

Aujourd’hui dimanche, vous allez avoir dés votre réveil le bon déclic ! Mais attention, ne perdez pas un instant. Pas question de marquer un long temps de pause au risque de rester dans le flou. Si vous voulez saisir le dernier jour de l’exposition Paris photo qui se tient au Grand Palais éphémère, au Champ-de-Mars, Place Joffre, 75007 Paris, votre temps de réflexion doit passer à la vitesse supérieure. La première foire internationale dédiée au médium photographique, poursuit en effet son engagement en faveur des femmes photographes avec un programme initié en 2018 en partenariat avec le ministère de la Culture et bénéficiant du soutien de Women In Motion, baptisé « Elles x Paris Photo ». Objectif : zoomer sur des femmes artistes et leur contribution à l’histoire de la photographie. La très modeste photo d’une rose prise en ce curieux automne, dans un jardinet normand, par le rédacteur en chef de Women eLife pour illustrer cette chronique, n’est qu’un clin d’œil à l’une des œuvres de Laure Albin-Guillot: Magnolia, 1930 Vintage Works, qui se trouve exposée. Elle ne reflète en rien ce que les prises de vue et créations artistiques récurrentes, passées comme contemporaines, sauront vous faire voir tout au long de votre visite. Federica Chiocchetti, directrice du Musée des Beaux Arts de Locle, écrivaine, éditrice et conférencière spécialisée en photographie et littérature, historique et contemporaine, est la commissaire de « ELLES X PARIS PHOTO ». Sans revenir sur toutes ses actions et récompenses, elle a été incluse en 2016 parmi les « 16 femmes commissaires qui font bouger les choses » par Artnet. Ses recherches sur les femmes dans la photographie ont été présentées sous de multiples formes par L’Uomo Vogue, Fotomuseum Winterthur, 10×10 Photobooks, London Art Fair et The Photographers’ Gallery. En dehors des nombreuses photos dont certaines vous ferons inévitablement flasher, votre magazine féminin ouvert sur le monde ne peut se priver de vous livrer quelques informations qui donnent un aperçu de la présence féminine dans l’univers de la photographie qui fait visiblement des émules. Loin des clichés « parité », en 2022-2223, on retient notamment que 54% des étudiants en écoles de photographie sont des femmes. En 2021, sur 44 prix photo, 19 ont été attribués à des femmes et 41% des acquisitions photographiques des collections publiques étudiées étaient des œuvres féminines. Vous qui cherchez à vous offrir une vision panoramique des talents de femmes photographes, tout en disposant d’une profondeur de champ qui vous assure un net aperçu du 0 à l’infini, vous savez où vous rendre, sans plus tarder.

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