ENVIRONNEMENT ET ACTIVITÉS HUMAINES FACE AUX DÉFIS DE LA TERRE

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En diffusant mardi soir un documentaire en trois parties intitulé « Fuck la planète » dans l’émission Thema, la chaîne franco-allemande ARTE a fourni matière à réflexion concernant les menaces...

En diffusant mardi soir un documentaire en trois parties intitulé « Fuck la planète » dans l’émission Thema, la chaîne franco-allemande ARTE a fourni matière à réflexion concernant les menaces que font peser les orientations politiques et les activités industrielles sur l’avenir de l’humanité sur Terre.

En s’appuyant sur de nombreux documents d’archives datant du XIXe puis du XXe siècle, mais aussi sur le recueil de témoignages de scientifiques et les déclarations des présidents des États-Unis qui se sont succédés, la démonstration de l’aveuglement d’une société en proie à des enjeux environnementaux au caractère vital a été clairement mise en lumière.

Seuls trois présidents — Jimmy Carter, Barack Obama et Joe Biden — se seront attelés à cet épineux dossier, en invitant tout d’abord les Américains à modifier leur mode de vie, mais aussi en prenant un certain nombre d’initiatives visant à protéger l’environnement au regard des risques encourus par les hommes, femmes et enfants en cas d’inaction.

Women eLife ne reviendra pas sur les multiples décisions prises par l’actuel président des États-Unis, dont le climato-scepticisme n’est plus à démontrer et marque le total dénigrement des conséquences déjà visibles et particulièrement destructrices que font peser sur le peuple américain, mais aussi sur les populations à travers le monde, le refus de regarder les réalités environnementales en face. De quoi reprendre les propos de Jacques Chirac, président de la République française, qui déclarait le 2 septembre 2002 lors d’un discours marquant au Sommet mondial de la Terre des Nations unies, organisé à Johannesburg en Afrique du Sud : « La maison brûle et nous regardons ailleurs. »

Or, en dépit des alertes lancées par nombre de scientifiques depuis presque un siècle, et par d’autres organismes comme le GIEC, la prise en considération d’un indispensable changement de paradigme en termes de développement, qu’il s’agisse de production comme de consommation, peine à voir le jour.

Les notables progrès accomplis dans des secteurs clés (santé, transport, énergies renouvelables…) ne peuvent à eux seuls permettre de relever des défis d’une telle ampleur sans une prise de conscience individuelle et collective de l’importance que revêt un changement radical de comportement de l’humain face à l’environnement, source de vie.

L’occasion pour Women eLife d’évoquer la biologiste américaine Rachel Carson, dont le livre paru en 1962, intitulé Printemps silencieux, a fait à l’époque l’effet d’une bombe.

Dans cet ouvrage, elle alertait déjà sur l’usage massif des produits chimiques imaginés par l’être humain pour tuer les insectes. Elle déclarait : « Non contents de les exterminer, ils détruisent aussi les oiseaux et les autres petits animaux. Et vont jusqu’à empoisonner les grands animaux que nous sommes. »

Après avoir écrit dans les années 1950 trois livres mi-scientifiques, mi-poétiques sur les mers et les océans qui devinrent des best-sellers, Rachel Carson était alors une autrice reconnue, admirée de ses compatriotes américains.

Mais avec Printemps silencieux, qui remporte un vif succès, elle va ensuite plus loin et n’hésite pas à dénoncer l’industrie chimique et ses effets délétères.

C’est d’ailleurs ce qui l’a conduite à être considérée comme la première lanceuse d’alerte environnementale. Cette femme, alors atteinte d’un cancer, a mis toute son énergie pour défendre une noble cause, n’hésitant pas à brandir un panneau « stop » face à la modernité et à ses conséquences désastreuses.

Aujourd’hui en 2026, il est vrai que la tâche est colossale mais claire : il s’agit ni plus ni moins de tracer la voie d’une transition rapide de l’humanité vers un monde meilleur, alimenté par des énergies propres, en mettant fin à notre dépendance aux combustibles fossiles. Mais malgré son caractère déterminant, les actions ne se limitent pas à ce point crucial.

C’est également tout un système éducatif, revu et corrigé, qui doit voir le jour et la lumière de la maternelle aux études supérieures pour que la jeune génération sache pourquoi et comment l’environnement et toutes ses composantes méritent une attention particulière : une question de vie, une question d’avenir !

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