DE LA NÉCESSITÉ DE PRENDRE TRÈS AU SÉRIEUX LES VIOLENCES SEXISTES ET LEUR IMPACT

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Il est des réalités qu’un magazine féminin ouvert sur le monde, ne peut taire. D’où le regard porté par Women eLife sur l’analyse comparative réalisée par l’Institute for Fiscal...

Il est des réalités qu’un magazine féminin ouvert sur le monde, ne peut taire.

D’où le regard porté par Women eLife sur l’analyse comparative réalisée par l’Institute for Fiscal Studies (IFS) principal institut de recherche économique indépendant du Royaume-Uni, réputé pour ses recherches de renommée mondiale, concernant le sort des femmes et celui des hommes en entreprise. 

Cette dernière démontre tout d’abord que les entreprises qui emploient davantage de femmes à des postes de direction sont beaucoup plus susceptibles de licencier les hommes accusés de harcèlement sexuel ou physique envers leurs collègues, selon une analyse de données internationales et britanniques. 

Toutefois, selon une récente étude finlandaise, citée dans une recherche sur l’impact économique des violences faites aux femmes et aux filles, menée par l’Institute for Fiscal Studies (IFS), les hommes sont plus susceptibles d’être licenciés pour avoir agressé un collègue masculin que pour avoir agressé une collègue féminine. 

L’étude révèle également que les organisations dirigées par des femmes (celles qui comptent un nombre de femmes à des postes à responsabilités supérieur à la moyenne) sont « nettement plus susceptibles de licencier les auteurs de harcèlement », tandis que celles dirigées par des hommes sont plus susceptibles de voir les victimes de harcèlement quitter l’entreprise.

D’autres études citées par IFS montrent que les femmes victimes d’agressions sexuelles ou physiques au travail subissent un impact majeur sur leur carrière, notamment une perte d’emploi, une réduction du temps de travail et une baisse de revenus.

En s’appuyant sur des données policières et sociales, une étude finlandaise, constate que les femmes qui portent plainte pour viol subissent un impact significatif et durable sur leur bien-être économique.

Magdalena Domínguez, co-auteure et économiste de recherche principale au sein de cet institut de recherche économique, souligne à cet égard que les femmes paient un lourd tribut aux violences conjugales et sexuelles, qu’il s’agisse de perte d’emploi ou de baisse de revenus après un viol.

De plus, l’examen d’ études récentes menées au Royaume-Uni, prouvent que le chômage féminin accroît le risque de violences conjugales. Il est clairement mis en évidence que la dépendance financière accentue la vulnérabilité et démontre l’impact que la conjoncture économique – et les politiques économiques – peuvent avoir sur les violences sexistes. 

En dehors de la prise en considération de l’impact socio-économique considérable des violences sexuelles et sexistes sur les victimes, un point très important relève des données recueillies sur l’impact de l’action policière sur le sort des victimes de violences conjugales.

Les données issues des travaux d’enquête qui s’appuient sur le recueil de témoignages démontrent que « l’arrestation a un fort effet dissuasif sur les auteurs potentiels de ces violences. Cet effet mesurable conduit à suggérer que soit abaissé le seuil d’arrestation des auteurs de violence, étant admis que cela permettrait de réduire le nombre de violences conjugales, de protéger le parcours professionnel des femmes, mais aussi de pallier les risques de récidive.

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