COMMENT EXPLIQUER QUE TULSI GABBARD PROCHE DE DONALD TRUMP N’AIT PAS ÉTÉ ENTENDUE ?

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De ces femmes qui murmurent à l'oreille de chefs d'État, il nous faut vous parler. Dans une toute récente chronique intitulée : " Quand des hommes jouent avec le feu" ,...

De ces femmes qui murmurent à l’oreille de chefs d’État, il nous faut vous parler.

Dans une toute récente chronique intitulée :  » Quand des hommes jouent avec le feu » , Patrick Gorgeon, rédacteur en chef de Women eLife, mettait en évidence un comportement irrationnel d’hommes de pouvoir qui croient pouvoir décider de tout sans s’embarrasser du respect de règles démocratiques et surtout prendre la mesure des conséquences de leurs décisions et actes.

Au vingtième jour d’une guerre au départ déclenchée conjointement par les israéliens et américains contre l’Iran qui embrase tous les pays du Moyen-Orient et dont les conséquences s’avèrent mondiales que retenir de cet évènement dramatique ?

Tout d’abord que cette intervention militaire a été lancée sans l’accord du Congrès et alors que les négociations en cours n’avaient aucune raison d’être brutalement interrompues de la sorte.

De plus, cette guerre qui devait être bouclée en un temps éclair selon les propres termes de Donald Trump a conduit ce dernier à déclarer au bout de quelques jours que l’Iran était vaincu. Une affirmation qui n‘aura pas fait long feu. Toutefois, la responsabilité d’un tel engagement incombe a fortiori au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a encouragé le Président des États-Unis à se lancer dans ce qui s’avère être en terme choisi « a collapse ».

L’augmentation vertigineuse des prix des ressources gazières et pétrolières va bien au-delà qu’il s’agisse de matières premières, d’engrais, du tourisme, voire du commerce international.

Mais le pire, est que le motif invoqué par le président des États-Unis pour une entrée en guerre de son pays était visiblement infondé.

Et c’est une femme, en l’occurrence Tulsi Gabbard, directrice du renseignement américain, une alliée du président américain, qui l’avait déjà contredit en affirmant que l’Iran n’avait pas relancé son programme d’enrichissement nucléaire qui n’a pas été entendue.

Pourtant, cette jeune femme disposait d’atouts pour le convaincre. En 2019, elle vendait des T-shirts « Pas de guerre contre l’Iran ». Toutefois, Tulsi Gabbard a bien déclaré devant la commission sénatoriale:  » Les frappes américaines contre l’Iran sont un succès stratégique avant d’ affirmer : »Les capacités de projection militaire conventionnelle de l’Iran ont été « largement détruites ».

Dans son évaluation de l’année dernière, la communauté du renseignement estimait que « l’Iran ne développe pas d’arme nucléaire et que Khamenei n’a pas réautorisé le programme d’armement nucléaire qu’il avait suspendu en 2003, même si la pression s’est probablement accrue sur lui en ce sens ».Lors de cette audition, Gabbard a déclaré que les services de renseignement estimaient que la Russie, la Chine, la Corée du Nord, l’Iran et le Pakistan menaient des recherches et développaient des systèmes de missiles nouveaux et perfectionnés, « dotés d’ogives nucléaires et conventionnelles qui placent notre territoire à portée de tir ». 

Pressée à plusieurs reprises sur la question de savoir si l’Iran représentait une menace nucléaire imminente avant les frappes, elle a esquivé la question en déclarant:  « Il n’incombe pas aux services de renseignement de déterminer ce qui constitue ou non une menace imminente »« C’est au président d’en décider, en fonction des informations qu’il reçoit. »

Faut-il alors parler d’une position inconfortable ? Un tweet republié par Gabbard le 16 mai 2019, alors qu’elle était élue démocrate au Congrès pour Hawaï et candidate à l’investiture présidentielle de son parti, la montrait déjà en train de critiquer Trump pour ses menaces envers Téhéran durant son premier mandat.

Devenue directrice du renseignement national, cette figure emblématique a fait de la non-intervention militaire américaine à l’étranger un pilier de sa stratégie politique. 

En 2020, elle avait vivement critiqué Donald Trump au sujet de l’assassinat du commandant de la force Qods, Qassem Soleimani, déclarant : « Se précipiter vers une guerre totale contre l’Iran ferait passer les guerres d’Irak et d’Afghanistan pour une simple promenade de santé. Elle coûterait bien plus cher en vies humaines et en argent des contribuables américains, et tout cela pour quel but ? 

Toujours est-il que le renseignement américain a conclu mercredi que l’Iran n’avait pas essayé de relancer ses activités d’enrichissement nucléaire détruites dans des frappes américano-israéliennes en juin 2025, contredisant Donald Trump sur les objectifs de la guerre en cours contre Téhéran.

Il est des paroles de femmes influentes en raison de leur fonction, qu’il faut savoir écouter et surtout entendre.

« Paroles de femmes » voilà qui ferait un bon titre de récit !

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