LA NOMINATION D’AMÉLIE DE MONTCHALIN À LA TÊTE DE LA COUR DES COMPTES FAIT LE BUZZ  

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Cette nomination voulue par Emmanuel Macron, n’est vraisemblablement pas une erreur de calcul, du moins au yeux du clan macroniste. Mais il faut avouer que le choix de cette jeune femme aux...

Cette nomination voulue par Emmanuel Macron, n’est vraisemblablement pas une erreur de calcul, du moins au yeux du clan macroniste.

Mais il faut avouer que le choix de cette jeune femme aux qualités reconnues qui n’est pas sans expérience après avoir exercé en tant que ministre au sein de plusieurs gouvernements a de quoi susciter curiosité et donc questions. Tout d’abord parce qu’elle prend la présidence d’une institution jusqu’ici confiée à des hommes âgés. Son entrée dans ce nouvel univers apparaît la propulser au coeur d’une machine programmée pour examiner et émettre des avis sur les finances publiques, ce qui n’a pas été sans laisser de traces et donner lieu à bien des recommandations.

Car jusqu’ici que nous ont dit les présidents de la Cour des comptes qui se sont succédés, y compris dans des périodes plus prospères : « Qu’il fallait faire gaffe à nos dépenses comme à nos recettes ». Intervenant en qualité de sages en mesure de dire en toute indépendance ce qui se fait de bien et ce qui demande à être corrigé, leur parole a toujours été écoutée et leurs avis pris en considération.

Toutefois, cette vigilance à l’égard de nos comptes publics n’a jamais eu d’effet réellement contraignant, mais davantage valeur d’avertissement dans la série :  » J’attire votre attention sur … et mets en garde sur ! « 

La nomination à la tête de la Cour des comptes d’Amélie  de Montchalin, une jeune femme de 40 ans au parcours ministériel remarquable, est diversement perçue, voire critiquée. Dernièrement ministre de l’Action et des Comptes publics de France à l’issue de la pénible et longue séquence sur le Budget, annonce-t-elle un changement de paradigme dans la surveillance des finances d’un État dont l’endettement comme le déficit demeurent sous tension ?

Cette jeune femme peut-elle incarner l’indépendance qui donne à cette institution toute sa valeur et raison d’exister ? C’est d’ailleurs ce qui explique que l’annonce de sa nomination ait provoqué de vives réactions, beaucoup reprochant, en raison de son positionnement politique et de ses fonctions jusqu’ici exercées, le risque de conflit d’intérêts entre celle qui a oeuvré à faire voter le budget 2026 et celle qui, demain, sera chargée de vérifier la régularité des comptes.

Attendue en conseil des ministres mercredi, sa nomination a d’ores et déjà donné lieu à bien des réactions critiques, certains évoquant «un véritable coup d’État comptable»., d’autres y voyant : « un signal délétère pour l’avenir de nos finances publiques » quand n’est pas dénoncée « une République des copains »

Quoi qu’il en soit, le fait qu’une femme accède à la tête de Cour des comptes, n’a pas manqué de réjouir la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet.

Car force est de constater qu’en prenant cette décision, Emmanuel Macron donne pour la première fois de l’histoire de cette Cour emblématique, vieille de plus de 200 ans, une tout autre image de jeunesse et compétence qui laisse augurer une nouvelle dynamique de l’institution. 

Il appartiendra à Amélie de Montchalin, de savoir garantir l’indépendance et l’intégrité d’une Cour sachant compter, en prenant soin de ne pas écorner son image. 

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