QUELS ESPOIRS FONDER EN LA NOMINATION D’UNE PORTE-PAROLE DES FEMMES À L’ONU ?

Ce contenu est réservé aux membres. Vous devez être connectés pour le voir. Pas encore membre ? Rejoignez-nous.
Pour comprendre  ce qui justifie que Women eLife mette l’accent sur la très récente nomination de Georgina Matamoros en qualité de porte-parole des femmes à l’ONU, d’utiles précisions méritent d’être préalablement...

Pour comprendre  ce qui justifie que Women eLife mette l’accent sur la très récente nomination de Georgina Matamoros en qualité de porte-parole des femmes à l’ONU, d’utiles précisions méritent d’être préalablement apportées. 

Tout d’abord, l’Organisation des Nations Unies qui compte 193 États membres et leurs territoires extérieurs dépendants, ne fait pas figure de modèle en termes de représentation  féminine en son sein. 

Un phénomène dont l’explication ne réside pas seulement dans le fait que 19 pays ont une femme comme chef d’État, et seulement 22 pays ont une femme comme chef de gouvernement. 

Ensuite, selon les données compilées par ONU Femmes, les femmes représentent 22,9 pour cent des membres de cabinet à la tête de ministères, dirigeant un domaine politique au 1er janvier 2025. Toutefois, il n’y a que neuf pays dans lesquels les femmes occupent 50 pour cent ou plus des postes de ministres à la tête de domaines politiques.

Les cinq portefeuilles les plus couramment détenus par les femmes ministres sont les suivants : Femmes et égalité des sexes, puis Famille et enfance, Inclusion sociale et développement, Protection sociale et sécurité sociale, et Culture. 

Par ailleurs, si l’ONU soutient publiquement la cause féministe, l’absence de femme nommée à sa tête depuis sa création le 24 octobre 1945, ne reflète pas ce dévouement à la parité.

Aussi, une question vient inévitablement à l’esprit : Comment une organisation qui a comme cinquième objectif de développement durable l’égalité entre les sexes peut-elle être crédible, alors qu’elle n’a jamais connu une femme au plus haut poste possible de sa bureaucratie ? 

Pourtant, plusieurs femmes ont fait acte de candidature. Et toutes disposaient de l’expérience requise pour être Secrétaire général, à l’instar de Irina Bokova, ancienne parlementaire et Ministre des Affaires Étrangères de son pays diplomate pour la Bulgarie et directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO). Helen Clark, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande pendant trois mandats et ensuite directrice du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) fût également candidate. Plus  récemment, Arora Akanksha, une Canadienne âgée de seulement 34 ans, fonctionnaire des Nations Unies, a déposé sa candidature au poste de Secrétaire général de l’ONU. Mais jusqu’à présent toutes ces candidatures sont restées sans lendemain.  

Certes, en 2020, 20 femmes qui ont été nommées à des postes de haute direction, mais toujours aucune au poste de Secrétaire général.

Alors qu’attendre de la nomination de Georgina Matamoros qui n’a que 33 ans, parle 8 langues, et affiche un très impressionnant parcours tissé de success stories et a été nommée depuis peu porte-parole des femmes à l’ONU ? Outre la satisfaction de la co-directrice de la division des Droits des femmes pour Human Rights Watch, qui souligne que pour que les 17 objectifs de développement durable (dont le cinquième concernant la parité homme-femme) soient crédibles, l’ONU devrait montrer l’exemple en nommant une femme à la tête de sa bureaucratie, cette nouvelle présence féminine signe t’elle l’amorce d’un véritable changement ?

Originaire d’une zone rurale d’Espagne, cette jeune femme qui défend le leadership féminin déclare : «On a l’opportunité de faire partie de tous les débats sur le sujet du rôle la femme dans le monde». Une orientation qui correspond à celle prônée par Women eLife. Comme en témoignent ses engagements à la Jeune Chambre Internationale (JCI), qui fédère des jeunes de 18 à 40 ans dans plus de 100 pays à travers le monde, cette initiative permet aux adhérents de développer leurs compétences en leur confiant des responsabilités. Et ce n’est pas un hasard si Georgina Matamoros a été nommée présidente de la nouvelle commission mondiale «Women in Leadership» pour l’année 2026.

C’est avec une grande attention qu’un magazine féminin indépendant ouvert sur le monde, suivra les projets et actions que cette jeune femme déterminée sera amenée à conduire en tant que porte-parole des femmes à l’ONU, tant il reste à faire !

Retour à la bibliothèque Women e-Life :

Partager cette chronique :

Formulaire de contact

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *