EXCUSES DANOISES AUX GROENLANDAISES POUR TENTER DE BRISER LA GLACE

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Alors que le Groenland est au cœur des convoitises mondiales pour ses ressources, c'est une plaie humaine profonde que le Danemark tente aujourd'hui de panser. Mais avant d'en venir à...

Alors que le Groenland est au cœur des convoitises mondiales pour ses ressources, c’est une plaie humaine profonde que le Danemark tente aujourd’hui de panser. Mais avant d’en venir à ce qui justifie le sujet abordé dans cette chronique, un petit rappel d’une actualité brûlante s’impose.

Le Groenland a beau être un pays insulaire de 2,166 millions km², ses 57.000 habitants sont aux première loges pour constater l’inexorable changement climatique qui  vaut à la calotte glaciaire qui recouvre ce territoire de disparaître d’année en année et à un permafrost instable de menacer de nombreuses habitations lieux de vie.

Autrement dit, l’information révélée par l’observatoire européen Copernicus et l’institut américain Berkeley, indiquant que l’année 2025 s’est classée au 3e rang des années les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde, quasiment au même niveau que les précédents records de 2024 et 2023, n’est pas faite pour surprendre  Goenlandais et Groenlandaises.  

Dans un document  diffusé hier soir dans l’émission Thema, sur Arte, un  expert n’a pas hésité à affirmer qu’à ce rythme, un demi milliard d’habitants de la planète Terre risquent d’être contraints de s’expatrier en  raison de l’inéluctable élévation du niveau des océans.  Et d’affirmer que la plus  grande  richesse du Groenland est en réalité la glace qui le recouvre.

De plus, force est de constater que cette île située à l’est de l’archipel Arctique dans le nord-est de l’Amérique du Nord, entre la mer de Baffin et le détroit de Davis à l’ouest se trouve depuis quelques temps confrontée à une brûlante actualité. En cause, le projet de conquête par tous les moyens de ce territoire appartenant au Danemark annoncé par le président des Etats-Unis. Bien que la présence de l’armée américaine soit déjà effective, le Groenland attise les convoitises de nombreux pays en raison de sa position géostratégique  et des ressources en minerais touchant aux fameuses terres rares et autres gisements en gaz et pétrole dont on comprend aujourd’hui tout l’intérêt. 

Mais en  dehors de ces  aspects qui mobilisent à juste titre l’attention des médias, Women eLife  revient aujourd’hui sur les excuses que la Première ministre danoise Mette Frederiksen a présenté la semaine dernière à Nuuk devant plusieurs dizaines de femmes victimes de contraception forcée au Groenland.  

Implorant le pardon de son pays pour avoir orchestré sur l’île pendant plus de trente ans , une campagne de contraception forcée au Groenland, cette dernière ayant meurtri dans leur chair plusieurs milliers d’adolescentes et de femmes, les rendant parfois stériles, les excuses de la cheffe du gouvernement danois, ont provoqué les larmes des victimes lors de la cérémonie organisée dans la maison de la culture de Nuuk.

Il n’est pas inutile de rappeler que la campagne de stérilisation qui avait pour objectif de réduire le taux de natalité au Groenland, a été lancée à la fin des années 60.

Une enquête réalisée en 2025 a révélé qu’au moins 4070 femmes, soit une femme groenlandaise sur deux en âge de procréer, ont reçu un stérilet en 1970. De plus, il ressort à l’examen de cette situation que ces actes ont été majoritairement réalisés sans consentement préalable, y compris lorsqu’il s’agissait de mineures.

Les nombreux témoignages de filles et femmes ayant subi ces exactions justifient la demande d’indemnisation des victimes.

Mais des questions relatives à cette campagne de stérilisation forcée conduite par le Danemark, et contraire aux droits des femmes groenlandaises de disposer de leur corps restent en suspens.

Comment et pourquoi une telle décision a t’elle été prise à l’époque par le ministère de la santé danois ?

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