L’ACTION HUMANITAIRE DE LA FLOTTILLE DE LA LIBERTÉ POUR GAZA NE PEUT RESTER LETTRE MORTE

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Women eLife qui ne dispose d'aucun pouvoir pour venir en aide au peuple palestinien meurtri à Gaza, ne peut passer sous silence l'action humanitaire qui apparaissait il est vrai dès...

Women eLife qui ne dispose d’aucun pouvoir pour venir en aide au peuple palestinien meurtri à Gaza, ne peut passer sous silence l’action humanitaire qui apparaissait il est vrai dès le départ, vouée à l’échec. Pour aussi symbolique que puisse sembler cette opération menée par la Coalition Flottille de la Liberté, qui a donné lieu à l’arraisonnement du navire dans les eaux internationales, l’arrestation de ses douze militants par Israël, puis l’annonce de leur renvoi dans leur pays, cette dernière n’est pas à proprement parler un fiasco.

Et force est de constater que la présence parmi les douze membre d’équipage à bord du Madleen, de la militante écologiste suédoise Greta Thunberg, de la juriste et eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan et de l’acteur irlandais Liam Cunningham, a permis à cette action humanitaire, de trouver un écho favorable dans tous les médias, à l’échelle mondiale.

L’attitude du pouvoir israélien, apporte pour sa part, une nouvelle fois, la démonstration de la volonté de nuire à l’acheminement d’aides déjà constatée au regard du blocage de convois de camions transportant des biens essentiels ou n’autorisant leur passage qu’au compte-goutte dans la bande Gaza. Autant de faits avérés qui justifient l’indignation, voire le sentiment de honte qu’inspire la conduite du gouvernement israélien, depuis 9 mois. Ces derniers ne font que confirmer le sinistre bilan d’une campagne militaire du Tsahal qui a tué plus de 54 000 Palestiniens,  parmi lesquels outre la grande majorité de femmes et personnes âgées, on ne dénombre par moins de 17.000 enfants.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens, qui a soutenu l’opération FFC et a exhorté dimanche les autres navires à défier le blocus de Gaza a déclaré :  « Le voyage de Madleen est peut-être terminé, mais la mission ne l’est pas. Chaque port méditerranéen doit envoyer des bateaux chargés d’aide et de solidarité à Gaza ».

Le caractère inacceptable et condamnable des crimes de guerre commis par l’armée israélienne, se traduit également, comme il a été possible de l’entendre ce matin à la radio, par les témoignages de hauts gradés israéliens qui font état de leur désapprobation après avoir quitté leurs fonctions, et critiquent ouvertement le caractère politique des décisions jusqu’au-boutistes prises par Benyamin Netanyahou pour rester Premier ministre.

La lutte pour la vie et la liberté doit impérativement se poursuivre, et donner lieu à de multiples initiatives humanitaires d’ONG. Quant aux chefs d’État, face à l’intolérable épreuve à laquelle se trouve soumis le peuple palestinien dont l’existence même est en péril, ils ne doivent plus tergiverser, se contenter de dénoncer les crimes qui se succèdent sans relâche. Ils doivent prendre leur courage à deux mains et s’entendre pour qu’il soit mis un terme, d’une façon ou d’une autre, à l’inqualifiable massacre de civils innocents.

Autrement dit, les messages et les actions d’hommes et femmes visant à venir en aide aux Palestiniens et à reconnaître les droits de ce peuple à un territoire, un pays, ne doivent pas rester lettres mortes !

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