COMMENT RÉAGIR FACE À L’EFFERVESCENCE D’UN MONDE EN PLEINE ÉBULLITION ?

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Women eLife ne peut aujourd'hui que retenir sa respiration et émettre un voeu unanimement partagé. Bien que l’effervescence corresponde à un état, généralement de courte durée, caractérisé par une vive agitation...

Women eLife ne peut aujourd’hui que retenir sa respiration, et émettre un vœu unanimement partagé.

Bien que l’effervescence corresponde à un état, généralement de courte durée, caractérisé par une vive agitation sociale, économique, politique  ou intellectuelle, force est de  constater que depuis  un certain temps,  rien ne va comme il  serait souhaitable. Et l’effervescence qu’il nous est donnée de vivre s’inscrit en réalité dans un temps long.

Cet état général sur le plan géopolitique, atteint même un niveau particulièrement élevé en ce 18 mars 2025.

En cause, plusieurs évènements qui laissent planer le doute quant à un retour à la raison  et au calme à l’échelle planétaire.

Aujourd’hui, il y a la rupture par Israël du cessez-le-feu, en vigueur depuis  le 19 janvier, avec les bombardements de l’armée de Tsahal. qui ont fait au moins 330 morts à Gaza. Une situation d’une extrême gravité que dénonce l’ONU qui se déclare  « horrifiée » par de  tels massacres de civils, et suscite l’indignation de nombreux pays du Moyen-Orient à l’instar de l’Égypte, de la Turquie, notamment.

Sans chercher à noircir le tableau, il y a également les conflits armés dont on parle moins, mais sont néanmoins mentionnés dans le fil de l’actualité mondiale et provoquent de vives réactions comme les attaques menées sur des navires américains par les Yéménites ( Houthis) en mer Rouge, ou encore les désaccords pour ne pas dire crispations perceptibles avec le pouvoir iranien.

Mais aujourd’hui, force est de reconnaître que l’entretien téléphonique d’une durée de deux heures que doit avoir Donald Trump avec Vladimir Poutine, conduit les médias à retenir leur souffle.

La tentative de conciliation entre le président américain et le président russe qui s’inscrit dans la foulée d’un inespéré rapprochement entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump visant à parvenir à une trêve face à la guerre qui oppose depuis deux ans, la Russie à l’Ukraine, trouvera-t-elle un dénouement favorable. Parviendront ils à trouver un terrain d’entente pour que se taisent les armes qui ont déjà fait de trop nombreuses victimes parmi les militaires des deux camps, mais surtout parmi la population civile?

Alors bien sûr l’espoir d’une fin des hostilités entre les belligérants doit être privilégié, même si l’accord susceptible d’intervenir ne signifie en rien l’absence de sacrifices de part et d’autre et encore moins un retour à une paix durable. 

L’Europe qui cherche à se mobiliser autour de ses 27 pays membres que la Grande Bretagne a rejoint pour la bonne cause afin de prévenir tout risque d’extension d’une guerre qui se déroule à ses portes, et envisage de déployer ses casques bleus pour veiller au respect d’un éventuel accord obtiendra t’elle l’assentiment de la Russie ?

En dépit des efforts menés pour faire en sorte que les armes se taisent dans plusieurs régions du globe, le monde se trouve, dans le même temps,  soumis à bien d’autres difficultés. Des problèmes qui touchent cette fois  aux pouvoirs de grandes puissances sur le plan économique, sur  fond  de compétitivité, concurrence,  rivalités  commerciales qui se sont soldées par plusieurs initiatives du président des Etats-Unis. Par le biais de taxations, d’une part, mais aussi d’autre part, par une volonté clairement exprimée de s’emparer de territoires détenteurs de gisements dont on ne peut ignorer l’importance et l’influence considérables en termes d’innovations et de développement technologique. 

Pour  comprendre ce qui se joue actuellement sous nos yeux et menace l’avenir de l’humanité, Women eLife estime utile de revenir sur les dernières déclarations de  Ana Toni, directrice générale brésilienne du sommet de la Cop30, prévue cette année à Belém, une ville de la forêt tropicale située à l’embouchure de l’Amazone. 

Tout en  reconnaissant que les préparatifs de ce sommet ont été éclipsés par la complexité de la situation géopolitique, elle  affirme à juste titre : 

« Les pays qui cherchent à renforcer leur sécurité nationale par le biais d’un réarmement ou d’une augmentation des dépenses de défense doivent également soutenir leurs efforts en matière de climat, sous peine de devoir faire face à d’autres guerres à l’avenir »

Elle  estime que certains pays pourraient décider d’inclure les dépenses liées au climat dans leur budget de défense.

« Le changement climatique est un accélérateur d’inégalités et de pauvreté, et nous savons que les conséquences de l’inégalité et de la pauvreté peuvent se transformer en guerres à l’avenir », a-t-elle déclaré. « La lutte contre le changement climatique doit être considérée comme un élément indissociable de la grande question de la sécurité de l’humanité. »

Au vu de la politique conduite depuis peu par le président des États-Unis comme le président de la Russie , on peut à juste titre douter que les avertissements lancés par la directrice générale brésilienne du sommet de la Cop30 aient pénétré à l’intérieur de la Maison-Blanche et du Kremlin.

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