UNE ÉCONOMIE DE GUERRE PEUT-ELLE BOOSTER LA FÉMINISATION DES MÉTIERS DE L’INDUSTRIE FRANÇAISE ?

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Cette question mérite d'être posée aujourd'hui pour plusieurs raisons. Tout d'abord, les besoins en personnels de l'industrie d'une façon générale, et ceux d'un secteur industriel spécialisé dans la défense en particulier...

Cette question mérite d’être posée aujourd’hui pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, les besoins en personnels de l’industrie d’une façon générale, et ceux d’un secteur industriel spécialisé dans la défense en particulier qui va devoir s’armer pour relever un nouveau défi.

Ensuite, le manque d’attractivité de l’industrie française auprès de filles et femmes appelées à intervenir dans différents domaines et à différents niveaux.

Dans son allocution télévisée, Emmanuel Macron, Président de la République française, mais aussi chef des armées, a souligné que nous entrions dans une ère nouvelle.

Le fait que l’industrie de l’armement devienne désormais, en France comme dans tous les pays européens, incontournable marque un vrai changement qui nécessite le recours à des compétences. De plus, le rôle joué par l’industrie de l’armement peut avoir de multiples effets d’entrainement sur d’autres secteurs industriels , qu’il s’agisse de technologies high-tech, d’environnement, de mobilité, de santé… quoi qu’il arrive.

C’est peut-être en dressant cette perspective qui s’accompagne d’une volonté de paix et de développement que des filles et femmes tout comme des hommes s’engageront dans des filières du tissus industriel français qu’ils ne pensaient pas jusqu’ici être conduits à choisir.

La réponse à la question posée dans le titre de cette chronique, fait office de munition pour la féminisation des métiers de l’industrie.

Pour conclure, il va sans dire que mieux vaut l’économie d’une guerre.

Dernière minute : Suite à l’appel à la mobilisation de grands industriels de l’armement français et des 4000 petites et moyennes entreprises formant la Base industrielle et technologique de défense (BITD), leurs représentants seront reçus «dans les prochains jours», par le président de la République et les ministres concernés.

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