HOMMAGE À VICTORIA AMELINA VICTIME D’UNE GUERRE FRATRICIDE

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C'est avec une énorme tristesse que nous avons appris le décès de Victoria Amelina, le 1er juillet, à l'hôpital Mechnikov de Dnipro....

C’est avec une énorme tristesse que nous avons appris le décès de Victoria Amelina, le 1er juillet, à l’hôpital Mechnikov de Dnipro.

Le neurochirurgien Vitaliï Savenkov qui a assuré sa prise en charge avec son équipe de soignants, a précisé qu’en raison de la gravité de ses « multiples fractures du crâne », provoquées par le bombardement russe du restaurant Ria Pizza de Kramatorsk qui a par ailleurs tué 12 personnes, dont quatre enfants, et en a blessé des dizaines, il n’a pas été possible de la sauver.

Kramatorsk, est l’une des plus grandes villes encore sous contrôle ukrainien à l’est, est un lieu populaire où ont l’habitude de se retrouver des soldats, des journalistes et des travailleurs humanitaires.

Victoria Amelina a été mortellement blessée alors qu’elle partageait mardi dernier un dîner avec une délégation de journalistes et d’écrivains colombiens.

Depuis 2022, cette écrivaine ukrainienne de 37 ans, travaillait afin de documenter les crimes de guerre russes depuis l’invasion de l’Ukraine.

Son roman « Dom’s Dream Kingdom » avait été publié en 2017 et présélectionné pour le prix Unesco de la ville de littérature et le prix de littérature de l’Union européenne.
Ses poèmes, sa prose et ses essais ont été traduits en anglais, allemand, polonais et dans d’autres langues.

Elle soulignait la responsabilité du pouvoir russe, et s’était engagée pour venir en aide à des enfants sur ou près de la ligne de front.

Le travail d’Amelina comprenait la découverte du journal de Volodymyr Vakulenko, un collègue écrivain illégalement détenu et tué par des soldats russes dans la ville d’Izium au début de la guerre, qui a servi de documentation en temps réel des atrocités russes.

La tragique disparition de cette jeune femme appelée à témoigner de l’atrocité d’une guerre dont on ne perçoit pas la fin, s’ajoute à celles d’innombrables victimes civiles innocentes qui jour après jour apportent la preuve d’une cruauté innommable.

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